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lundi 3 mai 2010

Solidarité bien ordonnée...

Samedi dernier, 1er mai, je suis allée marcher avec mon père et mon fils et quelques centaines de gens de ma région pour aller manifester contre le *?&%$* de budget Bachand.

Suite à un discours enflammé criant l'injustice de certains pans de ce budget, la foule s'est mise à huer le gouvernement. Entendant les «chou» que tous criaient, Bobo s'est mis à scander «Salade de fruits» haut et fort, et ce sans arrêt, pour je ne sais plus combien de temps.

Tout au long de la marche, il y avait un capharnaüm de chants, sifflets, tambours et slogans. Au son des «So-so-so, solidarité», ­B. y est allée de sa propre version: «Pou-pou-pou, pou-ou-le»!

Finalement, mon fils a la revendication beaucoup plus «St-Hubert» que «politique»!

vendredi 1 janvier 2010

Un 2009 pas si pire en fin de compte!

L'an dernier, et celui d'avant, j'ai fait un bilan de mon année sur ce blog. J'aime bien cette idée de regarder en arrière pour constater le chemin parcouru. Repenser, revivre et revisiter certains événements de mon année.

2009 fût donc empreinte de ces événements...

1. Qu’as-tu fait en 2009 que tu n’avais jamais fait avant?
Lancer un nouveau journal, un mensuel qui me demande beaucoup (parfois trop) de mon temps, mais qui me permet d'enfin me réaliser et de réaliser mes désirs journalistiques dans ma région. Jadis, j'ai étudié pour devenir journaliste, mais malheureusement, les médias d'ici étant ce qu'ils sont, j'avais remisé ce désir bien loin dans mes oubliettes. La naissance de ce nouveau journal culturel me donne enfin la chance de vivre ceci chez moi. Hourra!

2. Est-ce que tu as tenu tes résolutions de l’année passée, et vas-tu en faire pour la nouvelle année?
Je ne sais pas pourquoi je m'obstine à faire des résolutions, puisque je les oublie en les cachant dans un petit coin de ma mémoire. Pour une troisième année, je découvre avec un soupçon de stupéfaction en faisant mon billet de bilan de l'année que je m'étais donné des tâches pour les 365 jours à venir. J'ai l'impression qu'en début d'année je me laisse porter par mes réflexions en faisans des voeux, en écrivant des désirs pour la nouvelle année, mais pas nécessairement des résolutions que je vais m'efforcer de tenir.


Alors, voici mes résolutions de l'an dernier et leur résultat:

  • Cette année, je vais essayer de me donner droit au bonheur, de m'en faire un peu moins avec la vie et de prendre celle-ci avec un grain de sel. Comment est-il possible de comptabiliser ça? La période des fêtes me rend souvent triste (j'imagine que la fatigue y joue pour beaucoup) et je soupçonne ces émotions d'avoir un peu biaisé mes résolutions. Sinon, dans l'ensemble je pense avoir eu une belle année, une année positive. J'ai aussi embauché un contracteur et payé cher les fenêtres et portes (15 en tout) qu'il nous a posées. Ah! les joies des rénos!
  • Je voudrais cuisiner plus, surtout que j'ai une machine à pain qui repose sur mon comptoir, que je viens de recevoir une sorbetière et que je me suis acheté deux ou trois magnifiques livres de recettes. J'ai une machine à pain? Je ne crois pas avoir été bien proactive dans ce domaine. Par contre j'ai fait plusieurs crèmes glacées (banane et beurre d'arachides, pomme et cannelle, chocolat et brisures de pains d'épice, beurre, amandes et café, fruits...) et sorbets (très bon achat pour la fan de crème glacée que je suis). Je me suis aussi laissé aller dans la confection de nombreux muffins et biscuits. Je me rends compte que j'ai la cuisine sucrée!
  • Comme je cuisinerai plus, j'aimerais organiser des soupers/brunchs/soirées entre amis un peu plus régulièrement (genre une fois par mois) dans notre chez-nous. Eh ben celle-là, qui était facilement quantifiable, on est vraiment passé à côté. J'ai en tête deux brunchs que nous avons faits, donc le traditionnel brunch de Pâques avec toute ma famille, mais c'est tout. On a plusieurs excuses dans notre palmarès pour expliquer cet échec: le manque de temps bien sûr, mais surtout le bordel perpétuel qui règne dans notre maison, qui se fait de plus en plus belle mais qui n'est toujours pas à notre goût.
  • Je vais essayer de sortir plus de la maison, prendre des marches avec fiston en soirée, enfiler mes raquettes ou mes skis et apprécier le grand air. J'aimerais reprendre la danse ou le yoga de même que la natation. Oups! Je viens de m'acheter un exerciseur, j'imagine que ça aidera pour l'année qui commence. Sinon l'exercice est allé loin dans ma liste de priorités, plus loin que de mourir et comme je suis vivante vous pouvez vous imaginer à quel point je n'ai pas bougé cette année.
  • Je voudrais me remettre à la couture. J'ai reçu une machine à coudre pour mon anniversaire (en 2007) et je ne l'ai toujours pas utilisée. Shame on me! Ça s'est fait sur le tard, mais j'ai quand même, finalement, ouvert ma machine à coudre cette année. J'ai fait le costume d'Halloween de B. et j'ai offert en cadeau de Noël cinq paires de pantalons de pyjama à mes proches, ce qui est un début. Le plus ironique dans tout ça, c'est que j'ai passé un gros deux mois et demi en début d'année à enseigner la couture à deux groupes d'élèves. C'est un bel exemple du cordonnier mal chaussé.
  • Je me (nous) donne beaucoup de temps, mais je voudrais qu'on ait fini de s'installer dans notre maison, incluant l'aménagement de la cour extérieure, d'ici la fin de l'année. On va y arriver! Cette année, on a changé toutes les fenêtres de la maison (je veux dire on a fait changer), on a fait faire du plâtre, on s'est acheté un nouveau mobilier de chambre et on a finalement repeint l'entrée (après y avoir fait faire le plâtre) pendant le congé des fêtes. Sauf, qu'il en reste beaucoup, beaucoup, beaucoup!
  • Malgré ce retour au travail, j'aimerais ne pas délaisser autant mon blogue en 2009 et tenter d'y écrire au moins une fois par semaine. Re oups! Je n'ai fait que 48 billets en 2009. C'est même pas un par semaine (mais pas loin)! J'aimerais dire que 2010 sera mieux, mais il y a Facebook et Twitter qui me volent du temps. J'ai aussi l'impression que c'est sensiblement la même histoire pour plusieurs bloggeurs. On dirait que la mode fait son temps. Pourtant, j'ai encore autant d'idées, et le désir y est toujours. J'aime cette idée de l'aisser une trace de ma vie, pour moi et pour les miens.
  • Finalement, je devrais travailler sur ma patience, histoire d'en avoir un peu! J'y travaille toujours, encore et encore!
À voir la liste ci-haut et le peu que j'ai accomplie, je vais m'abstenir de prendre des résolutions cette année.

3. Est-ce que quelqu’un dans ton entourage a eu un enfant?
Quelques-uns, mais pas nécessairement très près de moi. Des amies, des collègues, des connaissances, des blogueuses ont donné naissance à des petits bouts de vies et en toute honnêteté, ça me fait parfois un peu chier...

4. Est-ce que quelqu’un dans ton entourage est mort?
Le père d'une amie, que je connaissais très peu! On touche du bois pour que ce soit comme ça pour encore plusieurs années.

5. Quels pays as-tu visité?
Parlez-moi z'en pas! J'ai tellement de grands désirs de voyages en ce moment et si peu de moyens pour le faire que je ne veux même pas y penser. J'ai si hâte de reprendre mon pack-sac et de repartir à l'aventure, ça me ronge!

6. Que souhaitais-tu avoir en 2009 que tu n’as pas eu en 2008?
Des nouvelles fenêtres, un nouveau manteau (le dernier date de 95) et des nouvelles bottes, mais ça, c'est très puéril. Je voulais aussi avoir enfin la chance de faire un bonhomme de neige avec mon fils puisque, malheureusement, la neige n'a jamais été assez collante l'hiver dernier (j'imagine que c'est le mauvais côté de vivre dans un pays sec). Mon souhait s'est finalement réalisé la fin de semaine dernière et ce fût un moment familial magique.

Je voulais un chien, j'en rêvais depuis des années et l'achat de notre maison l'an dernier était le premier pas pour y avoir droit. C'est finalement en avril dernier que le gros tas de poil fou comme de la marde est entré chez moi. Je voulais un gros chien, j'aurais espéré un Bouvier Bernois ou un Terre-Neuve (comme quand j'étais petite), mon chum trouvait ça gros, mais n'aurais pas dis non à un Labrador, surtout s'il est brun. Puis un beau jour je roulais devant la SPCA et j'ai entrevu une tite-boule de poils brune au fin fond de la court, j'ai fait demi-tour et j'ai fait mienne celle petite boule, pour mon plus grand bonheur et le plus grand malheur des jouets de fiston. Malgré son demi (peut-être moins) gène de Labrador, on l'aime beaucoup.

Je voulais aussi finalement régulariser ma situation avec le Ministère de l'Éducation. Comme j'ai étudié dans une autre province, le MELS ne reconnaissait pas toutes mes qualifications (c'est pas supposé être un seul pays le Canada **&%$&*%/"&?), j'ai donc fait des examens, fait refaire mon dossier de sécurité avec la GRC, etc. Mais là, depuis la fin novembre, tout est réglé, après un an et demi de procédures.

7. Quelles dates de 2009 resteront gravées à jamais dans ta mémoire, et pourquoi? Je sais pas, je n'ai pas la mémoire des dates. Hier, le 31 décembre sera certainement une soirée marquante puisque je l'ai passée avec l'équipe du relais de la flamme olympique de Vancouver. Travailler avec cette équipe et assister à ce moment historique pour ma petite ville (avec plus de 5000 personnes, une des plus grosses foules pour le passage de la flamme) devrait être mémorable. J'étais dans la zone médias, tout près du show et je me suis laissée porter par l'esprit olympique. C'était spécial! Puis il y a tout ce qui entourait la fête, le tournoi de hockey bottine en après midi, les jeux gonflables, l'attente, les préparatifs, le show de la flamme et le show du lancement des fêtes du 75e de ma ville. Grosse soirée en plein air!

8. Quel a été ton plus grand accomplissement de l’année?
Les cinq éditions du journal, qui est plus beau de numéro en numéro.

9. Quel a été ton plus grand échec?
L'an dernier j'écrivais : "Ne pas avoir voyagé, mais ce n'est pas ce qu'on appel un échec, pourtant ça me manque terriblement. Sinon, je pourrais dire de ne pas avoir tenu mes résolutions de 2008." Alors cette année je dirais bis! Je dirais aussi que j'aurais peut-être aimé tomber enceinte cette année.

10. As-tu souffert d’une maladie ou d’une blessure?
J'ai collectionée les grippes (ou rhume), mais j'ai aussi souffert de vertiges qui me tiennent au rancart depuis deux mois.

11. Quel a été ton meilleur achat?
Nos fenêtres; c'était pas sexy comme achat, mais c'était plus que nécessaire. Sinon mon chien... qui lui aussi va coûter cher pour un petit bout de temps.

12. Qui sont les gens dont l’attitude mérite une bonne mention?
Mon chum, avec tout ce qu'il a vécu avec son emploi cette année, il mérite une belle mention de courage. Heureusement, il vient d'être réaffecté à autre chose et 2010 ne pourra jamais être aussi difficile pour lui que 2009.

13. Qui sont les gens dont l’attitude t’a causé des problèmes?
Comme l'an dernier, il n'y a que moi qui peut vraiment me causer des problèmes... mais je dirais que l'ex-supérieur con de mon amoureux remporte la palme.

14. Où a été dépensé la plupart de ton argent?
Ma maison, ses fenêtres, les rénos, blablabla! Je pense que je vais répondre la même chose pour les 20 prochaines années.

15. Pour quoi t’es-tu réellement excité(e)?
Le journal, sans aucun doute... mais aussi les belles découvertes que fait mon fils.

16. Quelle(s) chanson(s) associeras-tu toujours à 2009?
J'ai aucun talent pour me souvenir du titre des chansons, mais sans aucun doute la trame sonore de mon année a été constituée de Maire-Pierre Arthur, Coeur de Pirate et Malajube. C'est du moins ce que j'ai écouté (ou entendu à la radio) le plus régulièrement.

17. En comparaison avec l’année passée à pareille date, es-tu plus:
i. Heureux? J'imagine que c'est sensiblement la même chose
ii. Gros ? Un peu plus, on ne bouge pas beaucoup en congé de maladie
iii. Riche? Légère hausse de salaire qui a été engloutie par le coût des rénos (et le sera pour encore un bout).

18. Qu’est-ce que tu souhaiterais avoir fait de plus?
Un voyage et d'avoir vus mes amis beaucoup plus souvent et dormir de plus longues nuits.

19. Qu’est-ce que tu souhaiterais avoir fait de moins?
Perdre patience.

20. Comment vas-tu passer Noël?
En famille, chez une de mes tantes pour le souper et un petit réveillon à la maison.

21. Es-tu tombée en amour en 2009?
À tous les jours (ou presque) avec mon fils, mon chum et mes projets.

22. As-tu fait des one-nights?
Pour faire un lien avec ce que j'avais écrit l'an dernier : "Aucune nuit complète à mon actif, c'est long 366 jours sans sommeil interrompu!" je peux dire que j'ai finalement fait (et mon fils par le même fait) une nuit complète... celle entre le 25 et 26 décembre.

23. Quelle a été ton émission de télé préférée?
La Galère et Aveux en direct, Being Erica sur le web et Dexter en DVD.

24. Est-ce que tu as de nouveaux ennemis par rapport à l’année passée?
Je ne sais pas, il faudrait leur demander.

25. Quelle a été ta plus grande découverte musicale?
Je n'arrive pas a en choisir qu'une seule, puisque cette année en aura été une généreuse pour notre discothèque, alors mes coups de coeur musicaux de cette dernière année (qui ne sont pas toujours des découvertes) vont à:

Le disque EP de Michèle O. (une talentueuse chanteuse, mais aussi gentille amie)
Le Rafiot de Justin St-Pierre (tout aussi ami et tout aussi talentueux)
Le magnifique Tu M'intimides de Mara Tremblay
Le doux Taxidermie de Philippe B.
Le délicieux Labyrinthe de Malajube
Le surprenant Donne-moi quelque chose qui ne finit pas de Stéphanie Lapointe
Le tendre Nitshisseniten E Tshissenitamin de Chloé Sainte-Marie
L'étonnant Ephémère de Louise Forestier (avec l'aide des délicieux El Motor)
Le Noëlissime (mais pas quétaine) Des pas dans la neige de Maryse Letarte
L'émouvant Silence de Fred Pellerin
Le festif Homme autonome de Damien Robitaille

Et quelques vraies découvertes:
Marie-Pierre Arthur
Coeur de Pirate

Bateau Noir
Torngat (Wow!)
Dany Placard
Elisapie Isaac
(seule)
Bernard Adamus

Il y en a beaucoup, et étonnenmant que du québécois (je sais pas si Damien Robitaille aime se faire traiter de québécois) mais ce n'est qu'une partie des CD qui ont réchauffé nos oreilles cette année. Je sais; on exagère, mais c'est si bon!

26. Qu’est-ce que tu as voulu et eu?
Un poste et un cabot.

27. Qu’est-ce que tu as voulu et n’as pas eu?
Du temps, plus d'argent et des voyages.

28. Quel a été ton film préféré cette année?
Si l'an dernier je suis allée voir deux films au cinéma, je peux facilement dire que c'est deux fois plus que cette année. Pas fort. Et comme je n'ai loué que trois films cette année, dont deux comédies romantiques pas très bonnes, je peux facilement dire que le meilleur film que j'ai vu cette année (si on exclut toutes les reprises) est le très troublant Polythechnique. C'est aussi cette année que j'ai découvert et bien aimé L'ère de glace: L'Aube des dinosaures et vu Finding Nemo tellement de fois que je rêve d'un sushi au poisson-clown.

29. Qu’est-ce que tu as fait pour ta fête, quel âge as-tu eu?
Ce fût fort simple, ma mère et deux amis sont venus célébrer mes 32 ans avec moi, mon amoureux et mon fils. Par contre, mon amoureux m'a offert l'un des plus beaux cadeaux qui soient: une petite boîte pleine de raison expliquant pourquoi il m'aime. Chaque fois que j'ai les bleues, j'y pige un mot et c'est un réconfort assuré.

30. Quelle est la chose qui aurait pu arriver et rendre cette année encore meilleure?
Du temps entre amis

31. Comment décrirais-tu ton concept de mode pour 2009?
Confortable, brun, noir, gris avec des touches de couleurs vives!

32. Qu’est-ce qui a conservé ta santé mentale?
Mes moments de repos juste à moi, souvent passés sur le Web et/ou dans le bain.

33. Sur quelle célébrité as-tu le plus fantasmé?
Mon chum! Si vous saviez à quel point il est célèbre chez moi!

34. De qui t’es-tu ennuyé?
De mes amis, bien sûr!

35. Qui est la meilleure nouvelle rencontre?
Ma nouvelle équipe de travail, qui sont TOUS fort sympathiques. C'est vraiment agréable de travailler avec eux.

36. Quelle est une bonne leçon de vie que tu as apprise en 2008?
Quand on y croit vraiment, les choses se font!

Bonne année à tous et toutes, beaucoup de bonheur, d'amour et de santé!

vendredi 27 novembre 2009

Buy Nothing Day

Aujourd'hui c'est la journée sans achat en Amérique du Nord et quelle belle occasion pour réfléchir à notre société de consommation et l'apport que nous y faisons. J'aime magasiner, certes, mais j'aime aussi comprendre le pouvoir du marketing et de cette abondance dans laquelle nous vivons.

C'est à l'université que j'ai découvert le fameux Buy Nothing Day, je me souviens des signes écrient à la craie sur les passages piétonniers, mais surtout de la prise de conscience que j'ai eu face à notre monde capitaliste. Je me souviens aussi que c'était ardu de ne pas prendre une bière en ce vendredi sans achats ou un café pendant les pauses de mes longs cours.

Depuis, j'ai souvent eu des journées sans rien dépenser, souvent sans m'en rendre compte et c'est pour ça je crois que c'est important ce Buy Nothing Day; pour prendre conscience de notre rapport face à la consommation. Parce que c'est toujours plus difficile de ne pas faire d'achats qu'en on en est conscient et qu'on se limite volontairement que quand on ne le réalise pas qu'on ne dépense pas.

Bonne journée sans achat!

vendredi 30 octobre 2009

J comme dans journal

Ça y est le troisième vrai numéro (puisque la première copie du journal culturel n'était qu'une copie d'essai (une copie zéro)) est maintenant sorti.

Hourra!
Je suis vraiment fière du travail accompli par toute l'équipe et tous les bénévoles!

lundi 13 juillet 2009

B comme dans belle journée

Ce serait bien trop facile de dire B comme dans Bobo. De plus, ce n'est pas un de mes petits bonheurs puisque c'est LE plus grand des bonheurs.

Dimanche fut une belle journée pleine de B.

B pour bénévolat: J'ai passé quelques heures agréables au marché public à faire de la promotion et à vendre des billets de spectacle pour la prochaine édition du FRIMAT et ce malgré le froid. C'est toujours le fun de voir les gens au marché, tout le monde semble relax et heureux de faire des découvertes alimentaires. On est loin des centres commerciaux et des épiceries où règne trop souvent une course folle. Ici, on flane et jase avec plein de monde qu'on voit trop peu souvent.

B comme bonjours: C'était bien agrébale d'aller saluer des gens que j'aime hier. Une amie à qui j'allais porter un livre pour l'aider à se reposer. Puis ses deux voisines dans face qui sont ma tante et ma grand-mère.

B comme brocante: Dans le garage de ma tante, j'ai trouvé un grand mirroir, juste comme celui que je pensais m'acheter prochainement. J'ai aussi trouvé un mignon petit escabeau de deux marches en bois, parfait pour mes petites jambes qui sont en opposition avec le haut de mes armoires, parfait aussi pour permettre à Bobo de m'assister dans la cuisine. C'est tellement agréable de trouver de belles choses à peu ou pas de coup: en plus de rendre service aux gens en faisant du ménage dans leur barda, on diminue notre empreinte consomatrice. Deux bons points!

J'avais aussi déniché une superbe chaise que ma grand-mère m'a chipée (la belle chipie!) dès qu'elle la vue. J'ai pas pu lui dire non (et j'avais pas vraiment le choix non plus), et ça m'a fait plaisir de lui faire plaisir.

B comme bain: Quel bonheur de voir le petit bonhomme rire aux éclats à l'heure du bain, juste parce qu'il m'éclabousse. Je sais que je me prépare un essorage intensif de la salle de bain, mais de le voir avoir tant de plaisir, se bidoner à n'en plus pouvoir, me fait croire qu'il n'y a rien de plus précieux.

B comme bière: En fait, c'était un gin tonic, mais c'était tout aussi agréable pour finir la soirée.

jeudi 28 mai 2009

Un bébé sur papier

Si j'ai peu écrit ici, c'est que je l'ai beaucoup fait ailleurs.
Depuis près de cinq ans, je siège au sein d'un comité qui voulait créer un journal culturel pour notre région, histoire de présenter tout ce qui se fait ici. Après de nombreux mois de travail, le journal a finalement vu le jour au début de mai. Pour ce premier numéro historique, j'ai agi en tant que rédactrice en chef, en plus de rédiger quelques articles, tout ça en travaillant à temps plein et en passant un peu (trop peu) de temps avec fiston. Heureusement, le prochain numéro (le VRAI premier numéro) ne verra le jour qu'en septembre, ce qui veut dire que je vais être en vacances pendant la grande période de "rush". L'expérience a été vraiment grisante, le résultat est à couper le soufle et les commentaires, forts élogieux, mais de voir mon petit bonhomme réclamer sa maman qui se terrait derrière son écran m'a brisé le coeur.

Afin de bien comprendre l'ampleur du projet, voici l'éditorial (bref historique du projet) que j'ai écrit pour cette copie zéro.
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Éditorial
Par Wï

Avez-vous besoin d’un Indice?

Il y a cinq ans, j’écrivais à l’occasion des articles pour un journal culturel en Gaspésie. Quand j’ai finalement quitté mer et montagnes, j’ai lancé à la blague à mes amis du Graffici que je retournais chez moi, en Abitibi-Témiscamingue, pour mettre sur pied un tel périodique. Comme dans tout bon projet, les grands esprits se rencontrent : j’étais loin d’être la seule à avoir eu cette idée. En effet, sensiblement au même moment, des artistes de la région, via la Table de la jeune relève artistique, émettaient un constat similaire : il leur fallait un journal qui parlerait d’eux!

Afin d’accéder à la professionnalisation et ainsi avoir accès aux programmes de soutien à la pratique, un artiste de la relève doit soumettre entre autres un dossier étoffé, rempli de coupures de presse et de critiques afin de démonter ce dont il est capable et ce que la communauté en pense. Pas toujours évident d’avoir une telle couverture sans devoir s’expatrier hors des frontières de la région 08! C’est pourquoi en 2004, la Table de la jeune relève a mandaté le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue (CCAT) afin de vérifier si un tel projet était viable en région.

La Genèse du projet
Le CCAT a donc mis sur pied, à l’automne 2004, un comité provisoire qui allait se pencher sur la faisabilité d’une telle aventure. Pendant près de deux ans, nous nous sommes rencontrés à raison d’une fois par mois pour créer, imager et surtout rêver ce journal.

Nous en sommes rapidement venus à la conclusion qu’il nous fallait créer un mensuel qui couvrirait l’actualité culturelle de TOUTE la région, afin de permettre aux gens de La Sarre de découvrir ce qui se fait à Temiscaming, d’inciter les Amossois à aller festivaliser à Rouyn-Noranda, et de mettre en lumière ce qui se tramait à Senneterre. Bref, il s’agissait de faire de cette région un seul et même lieu de création et de diffusion, de favoriser les rapprochements entre les artistes et les divers publics d’ici, mais aussi et surtout parler de culture, de notre culture.

Une étude de faisabilité est venue confirmer qu’il y avait ici un marché pour ce genre de publication. Puis une incorporation sous le modèle coopératif a suivi, ce qui a mené au recrutement des membres et à l’élection d’un premier conseil d’administration en règle. Il ne restait qu’à financer ce beau rêve et à mettre sur pied un journal digne de ce nom! S’en est donc suivi la rédaction d’un plan d’affaire et des rencontres avec les bailleurs de fonds.

L’idée de base était de boucler le financement afin d’assurer une stabilité – voire une pérennité – au journal. Malheureusement, les choses ne vont pas toujours comme prévu, et nous n’avons, à ce jour, toujours pas reçu un seul sou. Tant pis! On l’a tellement rêvé ce journal que nous avons décidé de sortir cette copie zéro afin de l’utiliser comme outil de promotion de cette idée, ma foi, pas si saugrenue que ça! Grâce au travail dévoué d’une cinquantaine de bénévoles, dont une trentaine seulement pour cette édition historique, L’indice bohémien est devenu réalité. Merci à vous!

L’importance d’un tel journal pour la région
La région voit sa scène culturelle bouillonner depuis quelques années, et cette effervescence se veut un moteur du développement de notre milieu. Il vaut toujours mieux vivre dans un monde qui a sa culture à cœur, surtout que la culture, ça rapporte! Du moins c’est ce qu’un universitaire américain a réussi à prouver avec une théorie qu’il a baptisée… l’indice bohémien! Ce concept que l’on doit au chercheur Richard Florida mesure la qualité de vie, la tolérance et la créativité culturelle d’une ville et d’une région. Plus un milieu est développé culturellement, plus il est riche!

Et comme nous voulons nous aussi notre part du gâteau, pourquoi se priverait-on d’un tel dynamisme? Pourquoi ne placerions-nous pas notre créativité sur un pied d’égalité avec les richesses naturelles qui nous caractérisent et ont fait de nous ce que nous sommes? Qui de mieux placé que le journal culturel pour mettre tout ça en lumière… Je rêve d’un journal qui participera au développement de ma région, d’un média qui sera à la fois un outil de rétention des jeunes et un moteur de notre fierté régionale. C’est en parlant de nous que nous allons croire en nous, vivre et nous enraciner ici, en Abitibi-Témiscamingue.

Et nous n’avons rien à envier au reste du monde, comme le prouve le contenu des pages suivantes. Bonne lecture, et longue vie à ce beau projet journalistique!

dimanche 22 mars 2009

Bohn-E 5 se déchaîne

J'ai écrit ce texte en novembre dernier et pourtant je ne l'ai jamais publié, allez savoir pourquoi!

Hier, j'ai assisté au joli lancement du tout aussi joli mini-album de Michèle O. Comme le leader du groupe JohnE-5 est aussi son bateur (et son amoureux), j'ai repensé à ce post et j'ai décidé de le publier, parce qu'au fond, la musique reste toujours bien actuelle!
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Cet été, dans le cadre du FRIMAT, j'ai fait la découverte du groupe John-E 5 (Johny cinq) lors d'une de leurs performances déchaînées. C'est en sueur et en bedaine que les trois acolytes ont conclu leur prestation. Malheureusement pour eux, la compétition à savoir qui a le plus le diable au corps est forte puisque se dandiner est une passion bien évidente pour mon fils. B. s'est décidé à les imiter et d'y aller de sa propre interpréation de leur musique. Il y a de la confrontation dans l'air!



Parlant de performance dansante, il y a quelques mois avait lieu la soirée douverture du festival de danse Angle mort. Comme l'organisme sur lequel Péha siège a donné des sous en subvention, nous avions reçu une invitation pour la soirée. J'étais bien curieuse de voir comment Bobo allait réagir: il a beau adorer se branler le popotin, je me demadais s'il aimerait autant observer des gens faire de même. Du début à la fin de la soirée, mon fils aura été un montsre d'énergie criant et courant partout dans la salle, esquissant pas de danse et chorégraphies spontanées à un public ébahi dont il attirait l'attention par de petits cris ou en leur tapotant la jambe. Pas moyen de le calmer plus de deux minutes, même avec les milliers de petits morceaux de fromages et de fruits que je lui tendais. Pourtant, lorsqu'est venu le temps des performances il est resté assis sagement sur moi, abasourdi par tous les mouvements de corps et de lumières qui avaient lieu sur scène. Mais il n'était pas facile a retenir entre chaque prestations, voulant lui aussi se donner en spectacle!

mercredi 15 octobre 2008

Prendre position - Blog Action Day 2008

Je me suis inscrite il y a quelques mois sur le site de Blog Action Day, afin d'écrire un texte parlant de la pauvreté en cette jounrée internationale pour l'élimination de la pauvreté. J'ai adhéré à cette initiative parce que je crois au pouvoir de la communication et de la sensibilisation. J'avais fait de même à pareille date l'an dernier lors de la dernière journée d'action des blogues (Blog Action Day). Comme le sujet était l'environnement, j'avais trouvé l'exercice beaucoup plus facile parce que je m'y connais un peu plus, mais aussi et surtout parce que je connais l'impact de mes agissements et comment je peux les améliorer. Il en va tout autrement quand il s'agit de pauvreté.

Bien évidement, le sujet me touche. Je suis peinée de voir que plusieurs individus vivent, encore aujourd'hui et ce même ici, dans une pauvreté extrême. Je suis outrée que les richesses soient foutrement mal réparties. Je suis bouleversée de voir qu'il y plusieurs enfants de par le monde qui doivent travailler afin de subvenir aux besoins des membres de leur famille et je suis choquée de voir qu'en 2008 il y a encore du monde qui meurt de faim! Mais que faire de toute cette colère!?


La version française de ce vidéo est disponible sur le site de The Miniature Earth Project

Que puis-je faire moi, petite Wï, afin de contrer ce fléau? Puis-je vraiment avoir un impact sur quelque chose d'aussi gros? Comme la situation est gigantesque je me sens complètement impuissante... et pourtant!

En essayant de définir comment je fais ma part pour contrer la pauvreté, je me suis rendu compte que plusieurs de mes gestes éthico-écolo permettaient également de lutter contre les inégalités. Comme le fait qu'au lieu de jeter mes "vieux" vêtements, je les donne au Service d'entraide familliale de ma municipalité (tout comme je le fais avec la vaiselle, les jouets et plusieurs objets). Malgré que ces dons aident (et font sûrment plaisir à) plusieurs personnes, comme c'est si simple j'ai pas vraiment l'impression d'aider mon prochain, en fait je m'aide beaucoup plus que j'aide les autres quand je me débarrasse de mes vieilleries...

Il faut tout de même commencer quelque part! J'ai donc choisi de me concentrer sur ce que j'achete, sur où j'achète et pourquoi je le fais. La mauvaise répartition des ressources fait que de ce côté ci du monde, on dépense souvent sans se poser de questions, sans vraiment y réfléchir. Lorsque je le peux, j'opte pour des produits éthiques, des produits qui m'assurent que personne n'a été exploité au moment de la fabrication. Surtout, j'opte pour des produits équitables. Je crois fermement que tout être humain devrait être payé à la juste valeur de son travail en dépit du profit des compagnies et surtout en dépit de mes maigres économies, ce que me certifient les produits équitables.

En 2002 et 2003, j'ai séjourné dans deux pays producteurs de café. J'ai vu, de mes yeux vu, les conditions de vie des travailleurs. J'ai aussi pu côtoyer des producteurs qui faisaient affaire avec des coopératives de vente équitables et croyez-moi, la différence est immense. Dans la majeure partie des cas, les producteurs de café équitable sont propriétaires de leurs terres, ce qui en soi est une grande richesse, mais aussi et surtout le gage d'un avenir juste. Depuis ces expériences dans les champs de café, j'ai le dédain pour l'amertume des grandes brûleries, des coyotes et des chaînes de torréfaction. Plus il y a d'intermédiaires, moins le producteur en profite, plus les lien sont courts, plus les communautés se développent. C'est simple! Depuis, j'essaie d'appliquer ce principe à toutes les sauces, et dès qu'un choix équitable s'offre à moi, je fait ni une ni deux.

Il y a (au moins) deux types de pauvreté. Il y a la pauvreté monétaire, d'abord, celle qu'on peut contrer, celle dont on viendra à bout à coup d'information et d'éducation. Car je crois que c'est par le biais de l'éducation qu'on enrayera la pauvreté, que c'est en permettant à des gens de se perfectionner qu'on leur offre leur salut et que c'est en éduquant les enfants qu'on améliore leur avenir. Il ne reste qu'à nos petits gestes à faire boule de neige et à nos gouvernements d'investir dans des programmes de développement. Malheureusement, même si notre peuple n'est pas un peuple pauvre, il s'entête à élire des pauvres d'esprit, et ce second type de pauvreté, intellectuelle celle-là, est beaucoup plus difficile à éradiquer!










mardi 14 octobre 2008

Une mosaïque rose pour la cause!

Il y a déjà des vedettes (Janette & fille, entre autres) qui en parlent, des gens qui courent pour faire avancer les choses, d'autres qui vendent des produits : que puis-je faire de plus? Bien que je ne puisse utiliser ma renommée ou mes talents de scientifique pour cette cause, à défaut, je peux toujours en parler en ce mois de la sensibilisation face au cancer du sein.

Le cancer du sein ne me touche pas parce qu'il a fait des victimes autour de moi (heureusement, personne de mon entourage n'a eu a vivre cette terrible aventure): il me touche parce que je suis une femme, parce que plus de la moitié de mes amis et connaissances sont des femmes. Plus précisément, parce que cette maladie frappe fort (plus d'une femme sur neuf développera ce type de cancer) mais surtout parce qu'encore trop peu de femmes (30%) passent leur examen annuel de dépistage du cancer du sein. Juste pour ça, ça vaut la peine d'en parler!

C'est suite à une visite sur le blogue de Maman Papoute que j'ai trouvé l'idée d'insérer cette mosaïque rose sur le mien (idée qui vient tout d'abord de Miss Diane).

Pensez-y, parlez-en... et agissez!

jeudi 14 août 2008

Le repos, le retour et le début

J'ai momentanément délaissé ce blog pour festivaliser, pogner une grippe et me soigner!

La fin de semaine dernière avait lieu le FRIMAT, à exactement deux maisons de chez moi (et encore, une de celle-ci est un gros garage!). Comme je suis membre du comité organisateur, ma fin de semaine a été lourde en émotions et en occupation. Tant pis! J'ai vraiment eu un beau festival, fait de belles rencontres, découvert de grands talents et pogné la grippe de l'été. Depuis, je parle comme un vieille chatte de gouttière, je tousse comme un robineux en me trimbalant d'un fauteuil à un autre avec mon éternel tasse d'eau chaude-citron-clous de girofle-miel et en me lamentant! Cough! Cough!  

Qui dit FRIMAT dit retour du meilleur groupe de Death Metal en ville: Méconium! Les trois joyeux lurons, plus matures que jamais, reviennent cette année avec une deuxième tournée qu'ils ont baptisée le Dental Tour. Cette tournée met en vedette les plus grands succès de leur deuxième album aux allures trash-métal-sanglant-existentiel : "Oragel Junkies", "Bleeding Gums", "Stay Away, I Bite", "Nipples Terrorists", "Burning Butts", "High Pitch Screamers", "I Got Flaming Rashes" et "Let's Hang The Tooth Fairy". Que de plaisir! Merci encore à AAC pour l'exécution graphique et le gros fun noir!

Puis, mardi B. a fait son entrée à la garderie (entrée progressive, il va sans dire), gros changement pour le petit bonhomme qui ne se fait quasiment jamais garder. J'ai alors découvert que j'ai le fils le plus ingrat de la terre: alors que les autres enfants (des habitués de la place, en plus!) pleuraient en réclamant que leurs parents les ramènent avec eux, le mien jouait nonchalamment dans le sable, sans même se soucier de moi. J'ai eu beau le saluer à six reprises, il n'a pas bronché, ne m'a pas envoyé la main, pas fait de bisous volés, par de crise, même pas une petite larme de rien du tout. Rien pantoute! Juste des: "Wow! c'est le fun la garderie, y'a bien plus de jeux que chez nous... et plus d'enfants... et plus d'adultes pour s'occuper de moi... c'est cool!". L'ingrat, il va me le payer... et y retourner dès ce matin! WOUHAHAHAHA! (rire infâme ici, idéalement avec de l'écho.)

Sérieusement, selon son éducatrice, c'est bon signe, signe qu'il est bien avec lui même, qu'il a développé une belle autonomie (dans les dents, les récalcitrants du cododo et de l'allaitement maternel prolongé!) et qu'il est heureux. Que dans le fond, c'est flatteur que mon fils se foute de moi! Et il paraîtrait que c'est beaucoup moins lourd pour un coeur de maman que de laisser son enfant en crise à des étrangers. Espérons qu'il s'y plaise autant dans les jours qui viennent!

jeudi 19 juin 2008

Ça augure (tout de même) bien

En fin de semaine dernière avait lieu le 3e Forum jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue. Comme lors des 2 dernières éditions, nous avons fait acte de présence (et même plus). En tant que férus d'informations régionales et amateurs du développement de notre coin de pays, on se devait d'assister aux multiples conférences offertes par le Forum jeunesse et ce même si on est désormais une famille. Le forum avait justement pensé à ça en offrant un service de garde sur place afin de divertir les enfants pendant que les parents discutent et refont le monde lors des ateliers.

L'an dernier nous y avions aussi amené Bobo, mais ayant moins de deux mois, il avait assisté aux conférences, dormi et fait fondre les Moquettes Coquettes au chaud dans le porte-bébé. Cette année par contre, B. bouge et jase beaucoup trop pour ne pas déranger. Alors, avec beaucoup d'angoisse!, les parents se sont résignés et ont laissé leur progéniture aller vers la garderie!!!! 

C'était un peu spécial, premièrement parce qu'il s'agissait d'une vraie de vraie installation de service de garde, celle du Cégep, mais aussi parce que la plupart des bambins sur place ne fréquentent pas les garderies en temps normal. Une toute nouvelle expérience pour plusieurs! On y laisse donc fiston, le coeur gros et nous le retrouvons pour chaque repas. Il y avait même une "halte sommeil" pour permettre aux parents d'écouter "Richard (Desjardins) et sa Gétard" le soir venu. 

L'expérience s'est déroulée merveilleusement, du moins pour Bobo. Il a eu bien du plaisir pendant sa journée et demi de socialisation.  Les éducatrice l'on trouvés charmant et la directrice de l'établissement ne tarissait pas d'éloges: "C'est un charme cet enfant-là!" "Il n'est pas a l'âge de jouer avec les autres, mais il les observe beaucoup et est très doux avec eux." "Il n'a pas pleuré un seul instant (sauf à la fin quand on est venu le chercher... il ne voulait plus partir!)." "On voit bien que le lien d'attachement avec papa et maman à bien été établi, il est sûr de lui, a confiance en ses moyens et en vous, et il découvre la vie." "L'entrée en garderie va se faire tellement bien, y'a pas de crainte à avoir avec ça" etc., etc. Faut dire qu'avec son sourire craquant et ses petits pas de danse esquissés dès qu'il entend un peu de musique, il a tout pour faire fondre les éducatrices!

Mettons que ça flatte sa mère dans le sens du poil et que ça la rassure face au "gros méchant" système des CPE et l'entrée imminente de B.!

lundi 19 mai 2008

Quand un sujet s'impose de lui-même

J'avais plusieurs idées de sujet pour mon texte d'aujourd'hui. Je voulais parler de notre périple au Témiscamingue, du spectacle de Tricot Machine, de la Biennale d'art miniature, du fait de faire des sorties avec B., des petites gardiennes et des amis qui sont en amour par dessus la tête. J'avais même déjà commencé mon texte, dans ma tête, pendant le chemin du retour. Par contre, en sortant de l'université ce soir, un sujet de "post" m'a sauté dans la face comme le ferait un grand vent du Nord.


De la soie tombait du ciel! De belles petites taches duveteuses, réconfortantes et oh combien porteuses de magie. Mais que faisaient-elles ici? Est-ce déjà Noël? Mais oui, c'est ça, c'est Noël! Je me suis donc mise à chanter: "C'est Noël car il NEIGE sur ma tête" en me rendant à ma voiture. Plus ça change, plus c'est pareil!





Moi qui adore la neige, je la trouve un peu envahissante ce soir. Pour punir Dame Nature, je pense que je vais finalement m'inscrire à l'atelier "À quand du verglas sur les palmiers de la région?" lors du prochain Forum jeunesse.

jeudi 15 mai 2008

D'ermite à termite

J'ai passé les huit derniers mois à ne penser qu'à fiston, qu'à mes cours et qu'à mes travaux scolaires. Nous avons pris cette période outaouaise comme un hiatus de notre vie pleine d'implications. C'était bien! Mes soirées étaient remplies de câlins, de bains, de télévision et de jeux de société (et de travaux de fins de sessions à au moins deux reprises).

Maintenant que nous sommes de retour chez nous, la vie d'avant nous rattrape diablement, à un point tel que les boîtes sont loin d'être défaites. Mon agenda qui était si vide (pour un agenda d'étudiante) déborde désormais. Je m'en plains pas vraiment, j'ai choisi et j'aime chacune des activités que je fais, mais j'avais réellement oublié ce qu'était ma vie d'avant.

Voici donc un bref aperçu de mon mois de mai:
  • Cours d'été à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) tous les lundi soir.
  • Rencontre de travaux d'équipe à tous les samedi midi, pour mon cours à l'UQAT.
  • Finale régionale du Gala de l'entrepreneuriat, à La Sarre le 6 mai. La Coop du journal culturel de la région (dont je suis la présidente) y a remporté un prix coup de coeur.
  • Rencontre du Conseil d'administration (C.A.) de la Coop du Centre communautaire de Bourlamaque; je siège sur son comité événementiel et nous préparons un super lancement de CD/Solstice des nations/St-Jean-Baptiste.
  • Réunion du Comité consultatif en environnement (CCE) de ma Municipalité régionale de comté (MRC) le 6 mai.
  • C.A. et Assemblée générale annuelle (A.G.A.) de la Coopérative de développement régionale (CDR) le 13 mai.
  • Juge à la "Course autour de la MRC" (un beau projet pour les élèves du cours de Français journalisme... que j'ai déjà enseigné) le 14 mai .
  • Match d'improvisation au profit de la recherche sur le cancer à Amos (Péha y joue) le 17.
  • Spectacle de Tricot Machine le 18 à Ville-Marie dans le cadre de la Biennale d'art miniature et visite de nos copains Témiscamieins.
  • Réunion du journal culturel régional à Rouyn-Noranda le 20.
  • Pendaison de crémaillère d'un ami le 24.
  • Spectacle de Philippe B. à Val-d'or le 30.
Et faudrait bien que je me trouve du temps pour aller faire un tour au Festival de contes et légendes (du 10 au 20 mai), au Salon du livre (du 23 au 26 mai), pour aller à la bibliothèque municipale et à la piscine... Dire que pour avoir le temps de faire tout ça, j'ai refusé un petit contrat d'enseignement (jusqu'en juin) hier... Mais bon, faut dire aussi que je n'ai pas de gardienne.

Qui a déjà dit qu'il n'y avait rien à faire en région?

dimanche 1 juillet 2007

"On n'achète pas une église avec des prières" (D. Ruel)






Déjà le 1er juillet... 83 jours avant la fin de l'été, moment où on souhaite déposer une offre d'achat définitive sur l'église Saint-Joseph, située dans le quartier Bourlamaque.

Il n'y a pas encore un an qu'on est passé d'un cercle restreint de rêveurs incurables pour qui transformer l'église représentait un fantasme communautaire (et, il faut le dire, patrimonial) à celui, de plus en plus vaste, de citoyens engagés à doter leur communauté d'un lieu de rassemblement multi-usage, qui pourrait prendre la forme de leurs projets les plus fous. En effet, la première véritable rencontre à ce sujet s'est tenue le 26 août 2006, si ma mémoire est bonne.

Où en sommes-nous, 10 mois et des poussières plus tard? On a une entité légale (coop de solidarité), avec un CA pis toute, et qui a réussi à recruter quelques 250 membres (moitié de notre objectif); on a aussi deux ou trois mois de retard sur notre échéancier (difficile à respecter car nous formons une belle bande de freaks-impliqués-compulsifs); on a une offre d'achat qui a été refusée (ce qui nous a foutu le cafard); on a aussi regagné notre confiance grâce à un bazar organisé par la plus improbable des membres de notre CA (i.e. non jeune, non-professionnelle, plus naïve que nous encore, ce qui est tout à son honneur) en compagnie d'une Dame Fermière si magnifiquement disjonctée...

Après l'offre d'achat refusée, on était sur le point de lâcher prise (on excluant ici plus que jamais la personne qui parle... ou écrit). L'argument, simple, voulait qu'on n'était pas de taille, qu'on n'avait pas assez d'argent, qu'on manquerait de temps... Puis le bazar a pris forme. Puis deux-trois crinqués se sont manifestés, voulant donner du temps à la coopérative. Ce regain d'énergie est venu stimuler notre espoir, et désormais, même les plus négatifs ont recommencé à y croire. Ainsi, en 7 jours, on a tenu un bazar qui nous a permis d'aller chercher un appréciable 6000$ et près de 60 membres, ainsi qu'un spectacle qui a amené dans nos coffres 1300$ et dans notre coop une quinzaine de nouveaux membres.

Il reste encore du travail à faire: plan d'affaires, programme d'amménagement, amasser encore et encore de l'argent (idéalement encore 40 000$; je me satisferais de 30 000$), et recruter encore des membres, tout en faisant connaître notre projet... Si on n'achète pas un église avec des prières, disons que dans notre cas, ça nous prend un gros cash sous forme d'espoir (de foi?)...

La douce Chantal Archambault (la cousine à Wï) au bar le Rafiot lors du spectacle bénéfice "La St-Jean avant tout le monde".


Les marchants dans le temple: le bazar des 16 et 17 juin.

vendredi 29 juin 2007

Une petite bière pour célébrer le retour de l'ABT!

Chères ABTistes, chers ABTistes,

Bon. Ça d’l’air que l’été est arrivé. On en attend toujours des preuves tangibles, calorifiques, sudoripares, moites (sauf les mains du Haut Parleur Jacob).

Mais y’a des phénomènes qui ne trompent pas. Nos valeureux membres qui disparaissent l’un après l’autre, séquestrés par nos frères ennemis de l’OVD (l’Ordre des Vacances Divines). Le Soleil lutte contre le sommeil très longtemps. Et votre cerveau scande fermement « A-B-T! A-B-T! A-B-T!!!!! », au rythme de vos pulsations cardiaques…

Y’a pas mille remèdes; en fait y’en a un seul (on est loin de mille ici…) : L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE L’ASSOCIATION DES BONS TRAVAILLEURS (ABT)!!!

Ça se tient ce soir même, au bar le Rafiot (le bar La Cachette n’était pas disponible, désolé), dès le moment où toi, ABTiste, tu arriveras sur place. Car dans notre association, c’est toi le chef, toi qui donne la note de l’harmonie de nos plaisirs partagés (tu t’en rappelais plus, hein?!!). À cette occasion, le grand tisonnier Péha relatera les débuts laborieux de l’organisation (persécution et regards obliques lors des premières rencontres au si mal nommé resto-bar L’Avantage, poursuite pour plagiat de nos quasi homonymes de l’ABC, l’élection au poste de Commandeur des Croyants qui a bien failli provoque le schisme de 2003, etc.). De plus, le Crinqueur Enthousiaste Jetté vous lèvera le pouelle d’enthousiasme avec son contagieux rire émanant directement des entrailles du grand Toute, et ce tout à fait gratuitement

Bon, d’accord, on n’a pas respecté la procédure pour la convocation (location d’un panneau d’affichage, campagne de promo radio, émission spéciale à CHUT-FM), mais tu nous le pardonneras, amie-ami Abétiste, parce que tu le sais, toi, que ce qui compte dans l’ABT, c’est le A, comme dans ASSOCIATION. Non mais.

Faque?

PS : comme tu le sais, Abétiste, on est toujours en recrutement, notre objectif étant de dépasser en nombre l’effectif des Mormons (12 868 606 fidèles, dont 46 pourcent de la population du Tonga) pour ensuite nous attaquer à celui des Chinois (1 306 576 380 camarades en 2003). Fais ta part et invite d’autres personnes à joindre notre secrète organisation. Bien qu’il soit difficile de parler de secret quand un septième de la population mondiale est au courant, mais bon, on discutera de ces détails ce soir.

Péha
Grand Tisonnier

Hi! Hi! Hi!

mardi 29 mai 2007

Petite élongation de la solitude

Et voilà. C'est fait. La coupure s'est faite rapidement, sans que ça fasse trop mal, en laissant une sorte de tout petit malaise, une élongation au niveau de la solitude personnelle... Je vais probablement rester un peu sans repère pendant un certain temps, mais ça reviendra bien assez vite...

J'ai quitté - sereinement et sans regret, il faut le préciser - un organisme que j'aime, en lequel je crois, et au sein duquel j'ai pu nouer des amitiés foudroyantes tant elles sont nées rapidement et ont su faire vibrer tout mon être.

Quand j'ai quitté Montréal, il y un peu plus de quatre ans le coeur gorgé de la plus belle des naïvetés, celle de croire que par des efforts honnêtes, une obsession du mieux pour tous et une envie débridée de contribuer au développement de ma région, on pouvait changer le monde. J'avais soif de solidarité, de lutte à l'inertie sociale; j'avais besoin de transformer, par des gestes simples et assumés comme tels, des utopies en réalités qui ne font plus peur. J'étais persuadé - et personne n'a pu me convaincre du contraire - que malgré le chaos qui régit nos vies, l'ordre est possible et peut naître d'actions posées avec le coeur pur, des intentions nobles, aussi petites soient elles.

Au Forum, j'ai trouvé des gens qui partageaint cette conviction qui, de l'extérieur, peut s'apparenter sinon à la maladie mentale, du moins à de la naïveté consternante. Des jeunes, femmes et hommes, profondément amoureux du territoire qu'ils habitent, sans l'idéaliser mais en débusquant des beautés pendant au bout de chacun de leurs regards. Des jeunes pour qui l'intérêt personnel est désintégré par l'envie irrésistible et grisante de partager des efforts, d'agir malgré la mode du cynisme. Des jeunes dont le muscle du rêve sait se déployer dans une souplesse gracieuse vers des gestes visant le rapprochement des humains et leur croissance.

Pour certains, je les ais vus une trentaine de fois dans ma vie, mais ce fut en des occasions pendant lesquelles nous avons pu avoir les mêmes rêves, les mêmes visions, en parfait accord avec nos plus intimes valeurs, avec ce qu'il y a de meilleur en nous. Nous avions même la responsabilité d'imprimer ces valeurs, dans la mesure de nos pouvoirs et de nos capacités, à notre région, à nos communautés. Responsabilité lourde. Responsabilité euphorisante. Responsabilité assumée joyeusement.

La joie! Elle fut notre moteur! Joie de se revoir. Joie d'être utiles. Joie de défendre les jeunes de chez nous et de contribuer de notre mieux à leur éclosion. Les valeurs que nous partagions, nous les vivions à chacune de nos rencontres, entre nous. De là, probablement, l'euphorie qui nous gagnait quand on s'apercevait au loin, au moment de nous revoir...

Je n'ai pas peur de dire que j'ai aimé ces gens. Profondément. Nos chemins se séparent maintenant, mais j'ai la conviction profonde qu'ils se croiseront, qu'ils se confondront de nouveau dans l'avenir. Nous sommes parties d'un mouvement qui nous englobe, nous dépasse et nous définit. Puisse la pureté de ce qui nous anime nous donner la force de développer dans la bonne entente et le rire encore longtemps.

Tels parents, tel BoBo...


À peine âgé de 7 semaines, le petit BoBo fut le plus jeune participant du deuxième Forum Jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue, qui avait lieu du 25 au 27 mai. C'était l'aboutissement logique d'une semaine bien remplie, avec une réunion de conseil d'administration et une assemblée générale annuelle (ce qui est déjà plus que la moyenne des jeunes de 25 ans et moins). On le voit ici prendre sa place parmi les géants, visiblement peu intimidé...

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