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vendredi 19 novembre 2010

{Ce moment}

{ce moment} est un rituel du vendredi initié tout d'abord par Soule mama puis au Québec parM comme Maman. Il s'agit de mettre une photo sur son blog, une seule photo - aucun mot - qui capture un moment précieux de la semaine qui se termine. Un moment magique que nous désirons savourer et partager.

Je triche un peu pour dire que nous avons la chance d'avoir une amie qui est aussi une excellente photographe et qui, cet automne, a accepté de venir passer un après-midi avec nous dans un champ de citrouilles/vignoble. Ce fut une vraie belle journée d'octobre, et même si on a pas encore reçu les photos, je sens qu'on va en garder de beaux souvenirs.

mercredi 17 novembre 2010

41 semaines et un jour... puis deux

Texte en deux temps en deux émotions

41 semaines et un jour: Je sais, il faut savoir lâcher prise, ne plus y penser et laisser les choses aller, mais j'y arrive difficilement. Je capote un peu de voir le peu pas de résultats que mes efforts ont donné: effacement à 75%, dilatation à zéro. Zéro comme dans rien pantoute, sweet fuck all, nada...

Donc maintenant je ne fais plus rien pour provoquer les choses, même pas y penser (en tout cas c'est ce que je vais essayer de faire). Fuck off! Y veut pas sortir, ben tant pis, qu'il reste au chaud!

Sauf que ça me vire à l'envers, je sais que si je n'accouche pas genre drette là (quasi littéralement) ça va vouloir dire que je ne connaîtrai jamais ce que c'est que de donner la vie, que d'avoir des contractions, que de voir son enfant naître au bout de plusieurs heures de travail, que...

Je sais aussi (je me connais trop bien) que je vais m'en vouloir, pour ci et pour ça, que je vais me trouver moins femme, que je vais toujours me demander ce que c'est et que je vais m'épuiser avec mes questions.

41 semaines et deux jours: Pour la première fois ce matin, j'ouvre les yeux sans être trop déçue de ne pas me faire réveiller par des douleurs atroces. Je me suis seulement réveillée avec l'idée de passer du bon temps à trois, nos derniers moments à trois. On est donc allés déjeuner, puis faire quelques achats, puis faire une longue balade (à un bon rythme) de deux heures sur le Mont-Royal, en utilisant - au péril de mon équilibre et de la propreté de mes bottes - plusieurs sentiers non-balisés, puis on est allés dîner et se bourrer la fraise dans le chocolat. Ça n'a provoqué aucun changement en moi, outre le fait de me sentir bien, d'oublier et de prendre du temps pour être avec mon fils et mon chum, juste nous trois, comme avant. Alors, au diable (je dis ça aujourd'hui, mais sais très bien que je ne le penserai plus demain et les jours suivants) l'accouchement: s'il faut que je subisse une césarienne, eh bien césarienne il y aura, parce que c'est comme ça et que je n'y peux rien.

Et le prochain qui me dit que j'ai du pouvoir sur les glandes surrénales foetales (parce que c'est ça qui déclenche un accouchement, foi de mon gynéco, pas le fait de faire l'amour, laver les planchers, manger des ananas, se faire pendre par les pieds, sauter à cloche pieds trois fois à gauche puis sept fois à droite en hurlant "tu enfanteras dans la douleur disait le bon yeu" ou autre patente), bref le prochain, il aura mon pied au cul! Et je mords celui qui ajoute que c'est parce que mon chum est toujours en retard que le fruit de ses entrailles l'est aussi. C'est-tu clair?

Ça doit être ça, l'énergie du désespoir!

mardi 16 novembre 2010

"Point form" de fin de grossesse

  • Je suis à 41 semaines aujourd'hui..., ce qui veut dire que selon ma date prévue d'accouchement (celle donnée lors de l'écho de 14 semaines), je suis en retard d'une semaine. Ce qui veut aussi dire que tout le monde autour de moi s'impatiente, panique et met un peu de pression. Tout le monde sauf le bébé! Ce qui veut aussi dire que je commence à en avoir mon truck d'entendre les "T'as pas encore accouché!", "Pis?", "Pas de changement?", "Ça s'en vient-tu?" etc.
  • Ça fait un mois qu'on est à Montréal, qu'on vit en apesanteur au dessus de la vraie vie. C'est pas désagréable d'avoir du temps en famille: on se repose, on profite de la ville... On le faisait plus au début, mais on en profite quand même: sorties, magasinage, restos exotiques, faire les boutiques, croissants frais le matin, marché bio... Bref, on revit nos années collégiales, mais avec un peu plus de sous!
  • Les médecins de Montréal sont comme ceux des régions! Mon gynéco est sympa, un peu vieillot, mais rigolo, sauf qu'il est un peu à cheval sur ma date... il ne me reste donc que quelques jours pour expulser ce bébé avant qu'il n'aille le chercher lui-même. Mon neurochirurgien, lui, se fait prendre pour un dieu puisque tout le monde l'appelle pour lui demander de vérifier, double vérifier et contre vérifier si tout est beau pour moi, ce qui fait que je me promène avec la plus drôle des prescriptions dans ma sacoche.
"Cette femme peut accoucher naturellement. Cette femme peut avoir la péridurale ou tout autre anesthésie. Elle connait les risques reliés à ces interventions, risques que je juge très faibles"
  • Les anesthésistes sont officiellement les médecins les plus chicken de la profession! Ceux de mon hôpital veulent absolument me faire une péridurale préventive, c'est à dire me mettre un cathéter dans le dos dès mon arrivée à l'hôpital, sans pour autant m'y injecter d'analgésique... juste au cas! Ils veulent le faire tôt pour s'assurer que mes contractions ne seront pas trop fortes, que je ne bougerai pas trop et que ce soit plus facile, donc moins risqué pour eux. C'est tellement gros leur histoire que je me dis qu'ils devraient faire des péridurales préventives à toutes les petites filles en âge de procréer... juste au cas où un jour elles la demandent. Oui je sais, je suis de mauvaise foi! Selon mon neuro, c'est parce qu'ils ne sont pas habitués de dealer avec vrais problèmes qu'ils pensent ainsi... j'ai aussi découvert que les chirurgiens parlent des anesthésistes en les appelant les endormeurs... ça en dit long!
  • Afin de meubler mon attente, je fais plein de chose pour m'aider à accoucher... par contre y'a rien qui ne semble fonctionner: acuponcture, huile d'onagre, "injection" de prostaglandine (...), longues marches, points de pression, repos, parler à mon bébé, prendre des bains chauds, rencontres avec une accompagnante à la naissance (QUI se trouve une accompagnante à 40 semaines, hein, QUI???), écouter des films sur l'accouchement, lire, méditer, me sentir tout près de Rachel Green en hurlant à la progéniture de sortir, bref je fais tout sauf laver les planchers à quatre pattes... je ne peux pas me résoudre de laver les planchers de quelqu'un d'autre qui de toute manière ne reviendra pas chez lui avant que lesdits planchers soient vraiment sales.
  • Pourtant, malgré tout ça je ne peux pas dire que je suis écoeurée d'être enceinte! Il est vrai que c'est pas évident de mettre mes bottes, de ramasser quelque chose que j'échappe sur le plancher ou de me relever du divan trop mou, mais comme mon chum est en congé je m'en sers à tout vents. Je ne me sens pas lourde (quoique je le suis), j'aime bien être enceinte, mais j'ai vraiment hâte de voir cette petite bête qui réside en moi... j'ai surtout vraiment peur d'atteindre la date de la césarienne. J'ai pas envie de revivre ça, j'ai pas envie de ne pas connaître ce que c'est d'accoucher, j'ai pas envie de m'assurer des césariennes pour le restant de mes jours! Bref, plus le temps passe, plus j'ai la chienne de faire tout ça pour rien et d'être condamnée à me présenter un beau matin aux aurores à la salle d'opération pour en ressortir avec mon poupon.
Voilà, ça ressemble à ça! Moi qui croyais que ce séjour de congé m'aurait permis d'écrire plus sur ce blogue, on dirait que ç'a été tout à fait le contraire et que les vacances m'ont rendues virtuellement muette.

vendredi 22 octobre 2010

C'est officiel: j'ai la poisse!

Nous sommes finalement à Montréal depuis presque deux semaines et déjà les choses se bousculent. Si le but de ce séjour est de se rapprocher des hôpitaux, jamais je ne pensais m'en rapprocher autant. Moins de 48 heures après notre arrivée, voilà que je rentabilise ma carte d'hôpital. J'ai finalement eu la chance de rencontrer le gynécologue qui assure mon suivi jeudi de la semaine dernière en début d'après-midi, pour le revoir en pleine nuit quelques heures plus tard.

Jeudi en fin de soirée, suite au spectacles de trois amis, trois autres amis et moi décisons d'aller souper car malgré l'heure tardive on a l'estomac dans les talons. Quelques coins de rues plus loin: BANG! On fait la rencontre d'un énergumène qui connait moins ses couleurs que Bobo et qui contrairement à mon fils ne sait pas qu'il faut s'arrêter à un feu rouge. Heureusement (pour moi) l'impact a eu lieu du côté du conducteur (j'étais à l'arrière, côté passager), mais il a été si fort qu'on s'est retrouvés sur le trottoir, que deux des portières ne fonctionnaient plus et que la voiture a été déclarée perte totale (pauvre Yoda, elle est ainsi morte de sa belle mort). Plusieurs minutes d'attente, tous debouts à l'extérieur, sous le choc, à discuter avec les secours, disant qu'on pense se sentir bien pour finalement (près d'une heure plus tard) accepter la balade en limousine jaune.

La conductrice, qui s'est cogné la tête, est emmenée vers l'hôpital le plus près par mesure préventive; elle obtiendra son congé quelques heures plus tard avec quelques antidouleurs en prime, rien de grave heureusement. Dans mon cas, on m'envoie vers l'hôpital qui fait mon suivi de grossesse, bien attachée son mon brancard, le cou encarcané, et la balade en ambulance me vire l'estomac à l'envers. Surtout avec l'odeur qui émane des deux ambulanciers: le parfum cheap pour l'un et l'abus plus que certain de cigarettes pour l'autre. J'ai plus mal au coeur que n'importe où dans le corps! C'est finalement au moment où l'on m'attache sur la planche dorsale que je sens enfin mon bébé bouger; c'est aussi à ce moment que je sais qu'il va bien. À l'hôpital, entendre le coeur du bébé me rassure. On m'envoit ensuite à l'urgence pour s'assurer que je n'ai rien. Verdict: Douleurs musculaires et possiblement le nerf sciatique de coincé (comme c'est souvent le cas en fin de journée depuis quelques jours)! Retour en néonatalité, pour monitoré le coeur du bébé et voir si j'ai des contractions, pendant 24 pour s'assurer que l'impact n'aura pas fait décoller le placenta. Finalement, on me donne mon congé au bout de 18 heures puisque tout va bien. J'ai ainsi pu tester les services de l'hôpital avant d'en avoir vraiment besoin (les salles d'accouchement sont jolies, calmes et spacieuses; les infirmières sympas et nous laissent quand même dormir (on était moi et Bobo collés dans un lit et Péha dans un autre); la bouffe est correct, sans plus; les toast sont mouillées...), tout ça en me sauvant 10$ puisque j'ai lu par la suite que c'est le coût d'une visite de la salle d'accouchement pour un couple. Yé! On pourra s'acheter un CD de plus!

C'est évident que quand cet enfant viendra au monde, je vais devoir lui dire qu'il en a vécu, des péripéties in-utero.

lundi 20 septembre 2010

Une méchante grosse écrevisse

Lors de ma visite à l'hôpital, j'ai eu droit à une échographie pour voir si bébé allait bien et c'est le cas!

C'était la première fois que j'assistais à une écho complète lors du troisième trimestre. C'était un peu moins évident de voir ce qu'il y avait sur le moniteur puisque bébé était un peu plus gros, donc n'entrait pas dans l'écran. Par contre ce fut vraiment mignon de découvrir le bas du visage de notre progéniture... et c'est une toute mignonne petite bouche avec des grosses lèvres qu'elle semble avoir.
À la suite de l'écho, nous avons appris que notre écrevisse pesait 2049 grammes (ce qui donne 4,5 livres) et qu'elle se situait dans le 74e percentile. Horreur, ça risque d'être tout un bébé! Horreur, puisque c'est quelque chose auquel je ne m'attendait pas du tout, B. s'étant "classé" dans le 3e percentil en vertu d'une naissance à 39 semaines. Oh boy, ça change la perspective! Même si je sais que ce n'est pas une science exacte, je ne vois plus ce bébé de la même manière, moi qui ai toujours cru que je n'aurais que des petits poids plumes... comme ma mère et ma grand-mère avaient eu avant moi.

L'hosto et la bedaine

Lors de ma première grossesse, j'ai dû aller au moins trois fois à l'urgence: une fois pour une infection urinaire et deux fois pour des saignements qui étaient causés par un bébé qui pesait sur un col friable. Cette fois, rien... même pas une petite grippe de rien du tout. Joie! Jusqu'à vendredi dernier. Je me suis alors réveillée avec un ventre complètement crispé et des douleurs atroces qui ne semblaient pas vouloir quitter mon corps. J'ai pas vraiment pensé que c'était des contractions jusqu'à ce qu'on appelle info-santé. Couchée dans mon bain chaud pour me calmer le ventre, on discutait avec l'infirmière du 811 qui, ne sachant pas ce que c'était, nous a suggéré d'aller à la salle d'accouchement... juste au cas où le travail serait déjà commencé. Panique... Quoique j'étais certaine que ce n'était pas ça. Le travail, les contractions, c'est pas supposé venir par vagues?

Une fois à l'hôpital, j'ai eu la chance d'avoir toute l'unité pour moi puisqu'il y avait pénurie de gynécologues pour une période de 24h, ce qui veut dire que les femmes qui accouchaient vraiment étaient redirigées vers un autre hôpital. Semblerait que c'est la première fois que ça arrive depuis des lunes, mais n'empêche que j'étais bien heureuse de ne pas être en train de donner la vie entre deux hôpitaux.

À peine arrivée à l'hôpital, je me mets à vomir, ce qui leur fait suspecter une grosse gastro. Grâce au moniteur foetal, on découvre que bébé va bien et que je n'ai bel et bien pas de contraction, même si mon ventre me fait hurler de douleur. On m'installe donc un soluté, histoire de m'hydrater et de me nourrir un peu, on m'injecte des calmants (3 différents pendant la journée, histoire de faire diminuer la douleur), on me fait des prises de sang, test d'urine, échographie du bébé et de mes organes internes pour trouver ce que j'ai. Après de nombreuses heures de douleurs, de vomissement et même d'une perte de conscience qui aura fait paniquer que mon chum, on me fait finalement manger et on m'offre un drôle de verdict: tout est beau, moi, mes organes, mon sang, mon bébé... sauf que j'ai des légers signes de déshydratation!?!? Normal que je me dis, ça fait près de 24h que je ne mange, ni ne bois rien du tout!

On me prescrit une nuit à l'hôpital (ce que je refuse car grâce aux calmants, la douleur est passée de très élevée en début de journée à endurable) et de boire 2 litres d'eau par jour, puisque c'est ce que tout le monde devrait boire de toute manière. 2 litres? C'est vraiment beaucoup! Et ce doit absolument être 2 litres d'eau, c'est à dire que ça ne compte pas les verres de jus, café, tisane, lait etc. que je bois pendant la journée. Moi qui faisait déjà pipi aux demi-heures je vais devoir m'acheter un siège de toilette plus confortable. Ouff! Mais bon, j'imagine qu'il faut ce qu'il faut!

Après deux jours de ce régime, j'ai encore mal au ventre... en plus d'avoir mal à la vessie. Mon mal de ventre a quand même diminué... disons qu'il est tolérable, mais je n'arrive pas à boire mes deux litres d'eau par jour, au mieux j'en bois 1.5, ce qui n'est pas trop mal. Moi qui ai toujours mangé quand j'avais faim (sauf quand c'est le temps des bonbons, du chocolat et du dessert) et bu quand j'avais soif (ce qui veut dire presque jamais), je trouve ce régime un peu drastique, mais comme j'ai moins mal, je continue.

C'est presqu'un euphémisme de dire que je me trouve pômale petite nature en ce moment!

samedi 11 septembre 2010

Update de bedaine

La dernière fois que j'ai parlé de ma grossesse, c'était pour jeter sur "papier" mes angoisses face à ce que les médecins me disaient, alors voici donc une mise à jour de ce qui se passe de ce côté.
  • Ma très charmante doc m'a conseillé d'appeler mon neurochirurgien pour lui dire que les spécialistes de ma région me font de grandes peurs... ce que je ne faisait pas car j'avais en tête que tu déranges pas ça, un médecin (allez savoir pourquoi). Elle m'a dit d'en beurrer épais avec la secrétaire du neuro, de dire que j'étais super loin, que je paniquais, que les spécialistes de la région me disaient n'importe quoi, bref de faire pitié. Ça a marché puisque dès sa sortie de la salle d'opération, il m'a rappelé... j'ai par contre la vague impression que je n'aurai pas eu a en dire autant pour avoir un appel. C'est alors qu'il m'a dit que les médecins de mon hôpital voulaient absolument qu'il leur dise qu'il y avait zéro pourcent de chance que j'aie des complications, ce qu'il ne pouvait évidement pas faire. "Écoute, y'a eu trois autres femmes dans le monde avec le même cas, c'est pas avec ça qu'on peut tirer des conclusions, mais moi je suis certain qu'il n'y aura pas de problème. Un coup que les médecins te font comprendre qu'ils ne veulent pas t'accoucher, ben laisse-les faire pis viens-t'en à Montréal, on va s'occuper de toi nous autres", qu'il m'a dit. Il m'a aussi dit que c'est positif une grossesse et que c'est con de s'en faire comme ça. Puis il m'a rassurée sur ma tête en me disant que ce qui faisait le plus peur aux médecins de ma région, c'est que je vive un changement de pression lors de la poussée ou lors de la piqure (péridurale ou rachi), mais que comme j'ai très peu de maux de tête, il ne croit pas qu'il y ait beaucoup de risques que ça se produise, et que si jamais une telle chose devait arriver, il me ferait une ponction (un trou dans la tête pour réduire la pression, sans laquelle les conséquences peuvent être désastreuses: coma, état végétatif et mort). Personne à notre hôpital n'a jamais fait de ponction crânienne; pire encore, personne n'a assisté à une telle manoeuvre, alors voilà un peu pourquoi ils paniquent. Quand je lui ai demandé quelles étaient les conséquences d'une ponction, il m'a répondu qu'il n'y en avait pas, qu'il devait en faire au moins une par semaine et que ce n'était pas pire que de se casser un bras... que ça se répare presque tout seul par la suite. Bref, il m'a soulagée, tellement que je me suis mise à pleurer avec toute cette pression qui se retirait de mes épaules. Il m'a aussi dit de l'avertir quand j'arriverais à Montréal, qu'il me rencontrerait alors pour réévaluer mon cas et voir toutes les options avec moi.
  • Ma gentille doc. m'a par la suite avoué qu'elle n'avait jamais eu peur pour moi, qu'elle comprenait ses collègues de "freaker" car un médecin ne veut jamais avoir la mort d'un patient sur la conscience et que s'il y avait le moindre risque, surtout dans une telle situation d'éloignement des grands centres spécialisés, ils préfèrent s'abstenir. Elle m'a aussi dit que si c'était elle qui était à ma place (même si elle n'a pas le droit de me dire ça) qu'elle irait accoucher à Montréal.
  • La gynécologue m'a finalement appelée cette semaine pour me dire qu'elle m'avait trouvé un gynéco. dans l'hôpital de mon neuro. qui acceptait d'essayer un AVAC avec moi. Il me demande seulement d'être à Montréal dès ma 36e semaine, ce qui donne dans la semaine du 10 octobre. Elle m'a aussi dit qu'elle voulait me revoir à 35 semaines pour s'assurer que le bébé ne se présente pas en siège et que j'aille à Montréal pour rien, c'est à dire pour avoir une césarienne de toute manière. Ce que je ne lui ai pas dit, c'est qu'advenant le cas je vais tout de même me rendre dans la métropole. Premièrement parce que 35 semaines c'est encore tôt pour dire que bébé ne se revirera pas encore et deuxièmement parce que même si c'est une césarienne, j'aime mieux avoir un neurochirurgien dans la bâtisse juste au cas. C'est ce qui arrive quand on fait de telles peurs aux gens!
  • Par contre, ce qu'il faut savoir avec un AVAC c'est que les médecins (du moins certains, dont celui qui va me suivre à Montréal) n'induisent pas, il faut donc que le travail se déclenche de lui-même. Ce nouveau gényco. me donne jusqu'à 41 semaines pour accoucher et encore là, si mon col est mou peut-être pourrait-il se montrer encore plus patient, ce qui est semble-t-il très bon. J'ai donc décidé que dès la 39e semaine, je ferai appel à un acupuncteur si la nature ne veut pas faire sa job. Bref, je vais mettre toutes les chances de mon côté!
  • J'ai finalement discuté avec la fille qui avait vécu un accouchement sous hypnose (et même deux depuis) que mon médecin m'avait recommandée. Elle était bien gentille, mais avec 4 enfants sur les bras et mon restant d'insécurité j'ai finalement décidé de suivre la formation hypno-vie qui se donne dès la semaine prochaine. J'espère seulement que ce ne sera pas de l'argent (beaucoup d'argent...) jeté par les fenêtres avec un accouchement qui va se solder en césarienne planifiée, mais c'est le risque que j'ai choisi de prendre. Je vais aussi suivre une formation sur les points de pression et le massage pendant le travail (en fait c'est mon chum qui va suivre ce cours, mais je vais aussi y assister), comme ça je vais mettre toutes les chances de mon bord afin d'éviter les piqures dans la colonnes qui me foutent encore un peu la chienne.
  • L'employeur de Péha lui a dit que le plus simple au niveau des assurances, s'il voulait quitter pendant un mois pour me suivre, serait de demander un arrêt de travail à mon médecin. D'invoquer le stress qu'une telle séparation aurait sur lui et blablabla. Semblerait que ça s'est déjà fait dans des cas de cancer où les traitements d'une conjointe d'employé se donnaient à l'extérieur de la région. Je vois mon médecin lundi, je vais lui en parler, mais je serais étonnée qu'elle me dise non... et si c'est le cas, je suis déjà préparée car ma gynéco. m'a dit qu'en dernier recours, elle le signerait cet arrêt de travail, ce qui me fait bien rire... une gynécologue qui arrête un homme de travailler pour dépression, ce serait probablement une première mondiale.
  • Ce qui est bien, aussi, c'est que ma maman est elle aussi en arrêt de travail. Elle va donc venir à Montréal avec nous pour s'occuper de B. le moment venu... un stress de moins pour nous.
  • Nous en sommes donc rendus aux préparatifs de notre périple montréalais. J'ai trouvé quelqu'un (mon père) pour s'occuper de mon chien pendant notre absence, une autre (ma cousine) pour venir arroser mes plantes, il ne reste qu'à demander au frère de mon chum de venir nourrir les chattes et ramasser notre courrier deux ou trois fois par semaine et le tout sera tigidou!
Voilà, maintenant que le stress est redescendu; je peux vivre ma grossesse, du moins le bout qu'il me reste, dans le calme, me flatter le bedaine, lui parler et imaginer ce que sera notre vie à quatre. Faire ce que toute matrice devrait faire quand elle porte la vie, quoi!

Ce qui est bien dans cette histoire, c'est que même dans l'adversité j'ai pu voir que mon chum était solide, jamais il n'a montré le moindre signe d'inquiétude (ce qui m'a aussi royalement tapé sur les nerfs, mais ça c'est une toute autre histoire), que j'ai découvert que je pouvais moi aussi être forte, que j'arrivais facilement à canaliser mes énergies sur autre chose, entre autre sur ce petit Alien qui me pétrit les entrailles à coups de pieds et de poings. Et, cerise sur le sundae, que j'étais entourée de bonnes amies qui ont su m'écouter, s'inquiéter pour moi, me laisser évacuer mon trop plein sans rien demander en retour et me prodiguer de valeureux conseils... des amies qui parfois ne sont que des amies virtuelles, mais qui sont tout aussi précieuses. C'est aussi ça le bonheur de bloguer! Merci!

samedi 28 août 2010

Mon doc

On dit souvent, trop souvent, que le système de santé n'est pas humain, que les médecins se foutent de nous, qu'on est des numéros... et que l'accouchement est dénaturé puisqu'il n'est plus naturel en étant plus souvent qu'autrement trop médicalisé. Tout ça est parfois vrai, principalement en ce qui a trait aux accouchements, mais quand un médecin fait preuve d'humanité, on en parle moins... car c'est pourtant la base de leur métier: aider autrui. Probablement que certains le font pour la paye ou pour le prestige, mais je suis persuadée qu'au départ, quand un étudiant s'inscrit en médecine, c'est parce qu'il veut sauver des vies, soigner des gens et les aider... je suis peut-être trop naïve, mais un événement récent me fait croire que je n'ai pas tort.

Le médecin qui me suit présentement pour ma grossesse (qui n'est pas la même que celle qui m'a suivie lors de ma première grossesse, congé de maternité oblige) est probablement le médecin le plus relax qui soit... et pourtant l'un des plus organisé. Premièrement, elle est toujours à l'heure; je ne comprends pas comment elle fait, mais je n'ai jamais eu à attendre lors de mes rendez-vous, même que c'est elle qui nous a déjà attendus. Elle se préoccupe peu ou pas de ma hauteur utérine; la seule fois qu'elle l'a mesurée, c'est quand je lui ai dit que je me trouvais particulièrement grosse: elle m'a alors dit que mon ventre semblait normal mais que pour me rassurer elle allait le mesurer. Bref, elle l'observe mais s'en fait pas trop avec des histoires de centimètres. Elle ne me parle jamais du poids pris, du nombre de battements cardiaques à la minute, de ma pression... elle prend tout ça, probablement qu'elle l'écrit aussi, mais entre temps elle me parle, me demande comment je vais dans mon coeur, dans ma tête et dans mon corps. Bref, elle se fout des détails, sauf lorsqu'ils sont problématiques, et elle se concentre sur moi. Au départ, j'ai, je dois l'avouer, trouvé ça déstabilisant puisque lors de ma première grossesse, je repartais chez moi avec plein de chiffres (hauteur utérine, pression, rythme cardiaque, poids...), mais finalement j'aime beaucoup cette façon de faire, nous parlons de ma grossesse, de mes angoisses, mais pas de ce qui de toute façon va bien.

Puisque j'angoisse sur mon accouchement (ou pas d'accouchement) ma doc a décidé de me voir à toutes les deux semaines et non au mois comme il se doit normalement à ce stade de la grossesse, suite à une rencontre où j'ai pleuré ma peur. Lors de notre dernière rencontre, je lui ai dit que j'aimerais avoir un accouchement en auto-hypnose, mais que je n'étais pas à l'aise avec le cours qui se donne ici. Et voilà qu'elle me rappelle une semaine plus tard pour me dire qu'elle a parlé de moi (en termes larges) à une de ses patientes qui a déjà accouché avec cette méthode et qui prévoit de le refaire dans cinq semaines. Elle m'appelait donc pour me dire qu'il y avait en région quelqu'un d'autre qui pouvait m'en parler et pour me donner ses coordonnées. J'ai trouvé le geste tellement gentil, ce qui prouve qu'elle peut penser à ses patientes, même quand elles ne sont pas devant elle.

Merci!

P.S. je sais très bien que l'auto-hypnose peut s'apprendre seule, mais j'ai comme qui dirait le goût de vivre autre chose.

vendredi 6 août 2010

mes tripes su'a table! ou le paradis des parenthèses

Le titre dit tout! J'écris peu parce qu'en ce moment j'ai l'âme à plat. J'écris peu parce que j'aime pas trop lire les textes tristounets des gens, parce que j'ai pas envie de me faire prendre en pitié, parce que... parce que c'est pas le fun, bon! Mais ça n'empêche pas que c'est comme ça que je me sens en ce moment. À vrai dire, je "badtrippe ben raide"! Depuis un peu plus de deux semaines, suite à ma rencontre avec l'anesthésiste et la gynéco, je suis pas mal à plat. Je réfléchis, discute de tout ça avec mon chéri, pleure, angoisse, essaie de me changer les idées et déprime un peu. Alors histoire de faire sortir le méchant, voici ce qui se trame dans ma tite-tête (sans jeu de mots).

Et oui, je vais encore parler de ma grossesse à risque, que voulez-vous, c'est ce qui occupe mon temps et mes pensées le plus par les temps qui courent! Normalement, quand on parle de grossesse à risque, c'est le bébé qui est en danger, mais dans mon cas, c'est moi! Suite à plusieurs recherches, les docs n'ont trouvé que trois cas de femmes enceintes avec les mêmes conditions que les miennes dans toute la littérature médicale (si vous êtes fort en maths, vous avez compris que je suis la quatrième!!!). Je devrais songer à me payer un abonnement à la 6/49! Les trois cas ont été césarienisés (césarienne planifiée même), surtout parce que les docs avaient peur de ce qui pouvait se produire dans la tête de ces dames. Yé (sarcastique celui-là)!

Finalement, après plusieurs analyses, on m'annonce que mon hôpital (voire ma région, voire le Québec presqu'en entier) n'est pas équipé pour m'accoucher, que si je veux donner naissance à mon enfant dans ma ville, ce sera une césarienne planifiée (quoiqu'ils sont flexibles sur ce point, mais me disent qu'en planifiant on est certains que ce sera le jour et que les chirurgiens seront au top de leur forme mentale... Rassurant tout ça!) avec rachi (anathésie locale qui ne dure qu'une heure, à l'opposée d'une péridurale qui peut agir tout le long du travail). Pourquoi? Parce que l'aiguille de la rachi est la plus petite. Plus grosse est l'aiguille, plus élevés sont les risques. Accoucher naturellement n'est pas un choix ici, car s'il y a complication, ils ne peuvent pas m'endormir - trop risqué, trop de pression intracranienne - et que le spécialiste le plus proche est à entre de 2 à 15 heures d'avion de moi.

Je vous épargne les détails, parce que c'est digne d'un film d'horreur, mais en gros, ils ont peur de mon cerveau se liquéfie (plus ou moins vrai, mais c'est l'image qui me reste après leur charabia médical), que je vire légume et crève sur place (ça c'est une des possibilité qui leur fout la chienne). Bref, l'accouchement dont tout le monde rêve!

En attendant, ma gynéco cherche un autre gynéco qui travaille dans le même hôpital que mon neuro et qui voudra bien m'accoucher. Si jamais elle en trouve un, je vais devoir partir de 2 à 3 semaines avant ma date d'accouchement pour aller donner naissance à un ou une montréalais(e)! Hourra! Si jamais elle en trouve un, j'ai un plan en tête: je vais aller suivre la formation (très coûteuse) d'hypno-vie (accouchement sous auto-hypnose), revoir la méthode Bonapace (méthode de gestion de la douleur) et m'organiser avec le gynéco pour ne pas pousser (ça aussi c'est risqué) et faire descendre le bébé à coup de bonnes respirations (ma doc dit avoir des trucs pour ça, je pense même téléphoner à une sage-femme pour avoir des conseils sur le sujet, on sait jamais, elle aura peut-être des idées), parce qu'il n'est pas question qu'on me pique dans le dos, même avec mon neuro qui me tient la main, juste l'idée que mon cerveau pourrait... me fout la trouille.

Pourtant, d'ici là, ça paraît peut-être pas avec ce récit que j'ai essayé de rendre un peu plus léger que moi (dans tous les sens), je freak! Je me dis que je ne verrai jamais cet enfant, que je regrette de ne pas avoir demandé le sexe pour au moins le savoir avant de mourir et pouvoir dire à Péha comment je voudrais qu'il le ou la nomme. Je me dis que B. devra apprendre à être grand-frère sans moi. Que c'était une foutue idée de con que de vouloir un deuxième enfant tout de suite... et aussitôt, je capote à l'idée que je pourrais carencer in utero cet enfant avec toutes mes idées si négatives. Bref, je panique (à un point tel que ma doc commence à se dire qu'il faudrait peut-être me médicamenter, et qu'elle veut me voir au deux semaines pour assurer un suivi plus étroit). Voilà, je broie du noir et telle une belle conne, je n'arrive pas à en parler à mes proches, alors je l'écris dans l'espoir que ça me fasse du bien, dans l'espoir que toutes mes peurs se retrouvent sur "papier" et me laissent tranquille, dans l'espoir que quelqu'un comprenne! Voilà, mes tripes sont devant vous!

vendredi 11 juin 2010

Toc! Toc!

La grossesse a beau me donner des maux de coeur, me faire dormir tout le temps et me faire me casser la tête, elle a aussi ses beaux moments.

J'ai beau lire un peu partout qu'on ne devrait pas sentir le bébé bouger si tôt, me dire que c'est impossible, je le sens tout de même. Pour faire honneur à la Coupe du monde qui se met en branle aujourd'hui, je peux dire que c'est un ou une véritable virtuose du coup de pied que j'ai dans le ventre. Je sens depuis déjà (au moins) trois semaines cette petite écrevisse qui nage en moi... elle bouge tellement que même mon chum a pu sentir un de ses coups il y a une semaine.

Voilà c'est tout, tout simple, tout doux, mais c'est tellement ce que c'est la grossesse et surtout ce que ce devrait être... alors fini de parler des bobos (c'est à croire que j'ai déjà 80 ans!)!

vendredi 4 juin 2010

Grossesse à risque?

J'ai pas toujours le goût d'en parler, et des fois c'est tout à fait le contraire et j'aurais besoin de ventiler le tout. Alors voilà ce qui me tracasse beaucoup en ce moment:

J'ai dû rencontrer une gynécologue, il y a environ quatre semaines, afin de l'aviser que j'existais et que j'étais un cas qu'elle devait garder en mémoire. Mon médecin voulait surtout que je la voie pour s'assurer qu'il n'y avait pas de contre-indication à ce que j'accouche, mais comme mon neurochirurgien ne voit aucun problème à l'accouchement naturellement, l'AVAC (accouchement vaginal après césarienne) est envisageable (Yeah!) selon elle.

Par contre, la gynéco voulait que je rencontre un anesthésiste pour voir s'il me sera possible de recevoir une péridurale ou pas. J'ai eu trois rendez-vous au cours des trois dernières semaines et les deux premières fois j'ai oublié de m'y présenter (la première fois j'étais certaine qu'on était jeudi et non pas vendredi et la deuxième ça m'est sorti complètement de la tête... foutues hormones, foutu manque d'orientation temporelle dû au congé de maladie, et surtout foutu horaire surchargé), moi qui n'ai jamais manqué un rendez-vous médical de ma vie! Ils m'ont finalement donnée une autre et dernière chance. Rendez-vous que je n'ai finalement pas manqué!

Pas que je veuille absolument avoir un épidurale pendant mon accouchement, mais j'aimerais savoir si c'est possible, car si l'AVAC ne se déroule pas comme il faut et que je ne suis pas en mesure de subir cette anesthésie locale, ils devront m'endormir, ce que je veux éviter à tout prix. J'ai tellement trouvé ça long mon heure d'attente dans la salle de réveil à la naissance de B. que je ne peux m'imaginer avoir à attendre encore plus longtemps cette fois-ci. Au moins, cette fois je vais m'y être préparée et il est certain que j'inscrirais mes volontés advenant une autre césarienne dans mon plan de naissance, comme entre autres un peau à peau obligatoire avec papa. Voilà ce que je me disais avant ma rencontre avec l'anesthésiste...

La rencontre fut brève: en feuilletant mon dossier, il m'a dit que c'est pas la présence d'un petit kyste (petit mon oeil... j'ai impressionné deux neurochirurgiens avec ça!) dans la boîte crânienne qui va les empêcher de me piquer dans le dos. J'étais donc soulagée et je me suis dit que la gynéco le serait aussi. Hourra!

Malheureusement, le hourra! fût bref! À peine deux heures après mon retour à la maison, ma gényco m'a téléphoné, ne sachant pas que j'avais vu un anesthésiste le jour même, puisqu'elle avait discuté de mon cas avec deux membres du département, dont le chef, et que tous s'entendaient pour dire qu'ils ne voulaient pas avoir à me geler (ni localement, ni totalement), vu la grosseur du kyste et parce qu'il n'y a pas de neurochirurgien en région. Bref, ils ont la chienne que le tout explose et qu'ils soient blâmés pour le tout... c'est quand même compréhensif, mais je fais quoi avec ça?

Première option: m'envoyer accoucher à Montréal, près d'un neuro, ce qui voudrait dire que je devrais quitter ma région vers la 36e semaine. Je serais malhonnête si je disais que ça m'enthousiasme!

Deuxième option: je pourrais aller accoucher dans la ville voisine (110 km) puisqu'il y a une neurologue sur place et que elle, au moins, elle pourrait reconnaître mes symptômes (j'ai même pas de symptômes!) au cas ou le kyste rupturerait.

Troisième option: on planifie une césarienne et je mets une croix sur l'AVAC pour le restant de mes jours.

D'ici là, je suis le cas dont on discute dans les corridors de l'hôpital. Ma gynéco fait des recherches qui ne sont pas super fructueuses: jusqu'à ce jour, elle a trouvé seulement trois cas de femmes qui ont eu des enfants tout en ayant un kyste dans le coco... toutes trois ont eu une césarienne planifiée, ce qui fait pencher ma gynéco pour ça aussi. Par contre, elle a toujours pas d'anesthésiste pour l'assister. Elle devait aussi contacter mon neuro cette semaine pour voir avec lui quels sont les risques et ce qu'on doit faire en cas de rupture (réaction rapide ou pas, ce qui devrait déterminer la ville où bébé va voir le jour). Pendant ce temps, mon cas est étudié par un "board" d'anesthésistes à Montréal. Disons que j'ai hâte d'être fixée!

Tout ce récit peut sembler froid; j'arrive pas trop à ressentir des émotions vraies dans tout ce brouhaha, j'ai l'impression d'être barouettée dans tous les sens. Je vois par contre deux bons côtés à tout ça: premièrement, je me sens prise en mains, j'ai l'impression que tous ces spécialistes (en plus de se sauver le cul) essaient de tout planifier en envisager les possibles d'avance afin de ne pas être pris au dépourvus... Deuxièmement, je mise sur leur désir d'être publiés un jour (car ne l'oublions pas, je suis un "cas"!), de faire partie de l'histoire et ainsi pouvoir vivre l'AVAC que j'aimerais vivre!

lundi 31 mai 2010

Le premier trimestre

Lors de ma première grossesse, le premier trimestre avait été fort simple, du moins si je me souviens bien. Cette fois par contre, j'y goûte ardemment.

J'ai passé quelques semaines à vouloir ne manger que des légumes crus ou des fruits, rien qui n'avait d'odeur, alors "out" l'idée de cuisiner autre chose que des toasts au pain blanc (!!!) avec du beurre. Pauvre chum qui s'est tapé (et se tape encore) la préparations de tous les repas! Avoir le coeur sur la flotte est devenu une manière d'être pour moi, du matin au soir et même lorsque je me réveille la nuit. Selon mon médecin, il se peut fortement que j'aie de ces nausées tout au long de ma grossesse et même après, vue ma condition.

Bref, le premier trimestre est loin de cet état de zenitude dans lequel a baigné ma première grossesse. Je passe mes journées à vouloir faire la sieste et avoir mal au coeur. J'ai tellement le coeur sensible que ça m'a pris plusieurs jours avant de lire le texte d'Elisou sur ses nausées du 1er trimestre: j'avais vraiment peur que le coeur me lève. Je me motive en pensant aux journées qui vont bien et sinon je me lance la bouche la première dans ma fourniture de d*clectin.

lundi 10 mai 2010

L'écrevisse

Quand tu as un enfant et que ce dernier a plus d'un an, ce que tu entends le plus souvent est sans contredit: à quand le prochain? Comme si le fait d'en n'avoir qu'un seul était un crime: celui de nuire à cet enfant, de lui offrir une enfance triste et un avenir esseulé. C'est drôle à quel point notre société a des problèmes avec les familles qui n'ont qu'un seul enfant et celles qui en ont plus de deux. Alors à la question, je répondais: Un jour, mais pas tout de suite.

Depuis que je suis maman, je n'ai jamais voulu avoir deux enfants rapprochés: j'aurais trop eu l'impression de tromper B., de lui enlever le temps qu'il avait juste à lui, de le forcer à grandir plus rapidement que le temps ne file. Bien que je comprenne ceux qui veulent des enfants proches en âge pour plusieurs raisons, je savais pertinemment que ce n'était pas pour moi.

Puis, B. a eu deux ans et je me suis dit qu'il était bien temps de remettre la machine en branle. Comme les choses avaient été fort rapides pour concevoir Bobo (sans enter trop dans les détails disons seulement qu'au premier mois ça y était), je m'attendais au même empressement, disons. Au bout de cinq mois j'en ai même parlé à mon médecin, qui m'a dit qu'avant un an, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Puis je suis tombée "malade"(je ne décrirai pas ma condition comme telle, mais étant en congé de maladie disons que je suis malade!), on a donc mis notre projet de côté, mais pas très loin, pour finalement nous dire qu'on laisserait les choses aller et qu'on verrait bien ce que adviendrait de tout cela.

Ironie du sort, j'ai finalement eu la chance de voir un spécialiste le 8 mars... soit le lendemain du jour où je découvrais que j'étais enceinte. J'ai donc débuté cette nouvelle grossesse avec un sentiment de culpabilité, celui que si j'avais attendu un peu on aurait pu m'opérer plus tôt, quoique dans ce domaine, il n'y a absolument rien de certain.

Afin de préserver notre petit bonheur, mais aussi afin de ne pas révéler le tout trop tôt, nous avons décidé d'attendre la fêtes des mères pour annoncer l'heureuse nouvelle à nos proches. Puis c'est finalement Bobo qui a annoncé à mes parents, puis par la suite à ma famille élargie, qu'il allait devenir grand frère.

Étrangement, plus on approchait de la date de la fête des mères, moins j'avais envie de révéler notre précieux secret, plus j'avais l'impression que cette petite écrevisse qui fait son nid au fond de mon ventre était un mystère qu'on se devait de protéger et de garder juste pour nous. Je ne saurais mettre les mots exacts sur ces sentiments étranges, mais j'aimais bien avoir un petit secret juste à nous. J'ai pourtant suivi le plan et annoncé le tout dimanche dernier.

C'est donc reparti pour une autre belle grande aventure!

L'image de l'écrevisse vient du site Madame Shackelford

dimanche 2 novembre 2008

Notre grosse famille!

Récemment, j'ai reçu d'une amie ce courriel qui m'a beaucoup fait rire, mais qui m'a aussi fait réfléchir.
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Les vêtements de maternité:
1er bébé: Vous portez vos vêtements de maternité dès que votre docteur vous confirme que vous êtes enceinte.
2e bébé: Vous portez vos vêtements réguliers le plus longtemps possible.
3e bébé: Vos vêtements de maternité SONT vos vêtements réguliers.


La préparation à l'accouchement:
1er bébé: Vous pratiquez vos respirations religieusement.
2e bébé: Vous ne vous en faites pas, car vous savez que, la première fois, les respirations n'ont servi à rien.
3e bébé: Vous demandez une épidurale au huitième mois.

La lingerie de bébé:
1er bébé: Vous lavez tous les vêtements du nouveau-né à venir, vous agencez les couleurs et vous placez le tout, soigneusement plié, dans son petit bureau.
2e bébé: Vous vérifiez que les vêtements sont propres et vous jetez les vêtements qui ont des taches foncées.
3e bébé: Les garçons peuvent porter du rose, n'est-ce pas ?

Les soucis de bébé:
1er bébé: Au premier signe de détresse (un son, une grimace), vous le prenez immédiatement dans vos bras.
2e bébé: Vous prenez l'enfant seulement si ses pleurs risquent de réveiller le petit dernier.
3e bébé: Vous enseignez à votre garçon de trois ans comment remonter le mécanisme de la balançoire automatique.

La suce de bébé:
1er bébé: Si la suce tombe par terre, vous la rangez jusqu'à ce que vous soyez à la maison pour la nettoyer et la stériliser.
2e bébé: Quand la suce tombe par terre, vous la nettoyez sommairement avec le jus de la bouteille du bébé.
3e bébé: Vous l'essuyez sur votre manche et vous la lui redonnez.

Les couches de bébé:
1er bébé: Vous changez la couche du bébé toutes les heures, que ce soit nécessaire ou pas.
2e bébé: Vous changez la couche toutes les deux ou trois heures, au besoin.
3e bébé: Vous essayez de la changer avant que l'on se plaigne de l'odeur ou que la couche soit rendue aux genoux, par le poids.

Les activités de bébé:
1er bébé: Vous amenez le bébé à la gymnastique pour bébé, les balançoires de bébé, les zoos pour bébés, les films pour bébés et aux lectures de contes pour bébés.
2e bébé: Vous amenez votre bébé à la gymnastique pour bébés.
3e bébé: Vous amenez votre bébé au Supermarché et chez le blanchisseur.

Les sorties sans bébé:
1er bébé: La première fois que vous faites garder votre bébé, vous appelez à la maison au moins cinq fois dans la soirée.
2e bébé: Juste avant de quitter la maison, vous vous souvenez de laisser un numéro pour vous rejoindre.
3e bébé: Vous laissez comme instructions à la gardienne de vous contacter seulement si ça saigne.

À la maison avec bébé:
1er bébé: Vous passez une bonne partie de la journée seulement à contempler votre bébé.
2e bébé: Vous passez un peu de temps de votre journée à vous assurer que le plus vieux ne pince pas, ne frappe pas et n'étrangle pas le petit dernier.
3e bébé: Vous passez une partie de la journée à vous cacher des enfants.

Et si bébé avale une pièce de monnaie:
1er enfant: Quand votre premier enfant avale une pièce de monnaie, vous vous rendez immédiatement à l'hôpital et demandez qu'on lui passe les rayons x.
2e enfant: Quand votre deuxième enfant avale une pièce, vous observez attentivement pour vous assurer qu'elle est bien passée.
3e enfant: Quand votre troisième enfant avale une pièce, vous la déduisez de ses allocations.

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À la lecture de cette blague, je me suis vite rendue compte que selon ces "critère" B. n'était absolument pas mon premier bébé. Qui l'aurait cru! Il est vrai que la fibre maternelle et la surprotection ne coulent ni dans mes veines, ni dans mes valeurs, mais tout de même!

En termes de vêtements de maternité, j'ai voulu porter mes pantalons normaux aussi longtemps que je le pouvais, pas parce que je trouvais ça laid ou inconfortable, mais surtout parce que c'est cher et qu'il m'aura fallu aller faire une petite virée à Montréal pour trouver une boutique spécialisée. Dès le départ, j'en étais déjà au deuxième bébé!

La préparation à l'accouchement, on l'a fait via les cours prénataux et la lecture d'un livre l'avant-veille de l'accouchement. J'ai tellement aimé être enceinte que j'en ai oublié l'accouchement. J'étais donc à mon moins deuxième (-2) enfant!

Je me dois d'avouer ici que B. a porté du rose, jamais pour sortir de la maison par contre, mais il en a porté a plusieurs reprise. Un voisin nous avait fait dont de plusieurs pyjamas, dont une dizaine étaient roses et tant qu'à les avoir, on les a utilisés. Déjà le troisième!!!

Encore mieux, avant l'âge d'un an, B. n'a presque pas émis un son. Le 6e que je vous dis!

B. n'a jamais eu de suce, mais si son jouet ou son gobelet tombe par terre, on le rince et voilà tout, même que parfois on fait juste souffler dessus. "C'est des vitamines de scout", comme dirait Péha! Déjà le deuxième!

Pourquoi changer une couche qui n'est pas sale? Encore le deuxième!

Dans le domaine des activités, on en est au troisième, principalement par oubli et manque d'organisation. On aurait bien voulu faire des cours d'aqua-pousette, de natation, de cardio avec bébé et tout le tralala, mais on a toujours oublié de s'y inscrire.

En ce qui a trait aux sorties sans bébé, je dois avouer qu'on en fait très peu. C'est pas qu'on a peur de le laisser avec d'autres, c'est tout simplement qu'on préfère le trimballer partout où l'on va. Et lorsqu'on s'aventure sans lui, on évite d'appeler à tout bout de champs, mais on s'efforce de rentrer tôt. J'imagine que tout ça fait de nous les parents d'un premier enfant!

Étant le plus mignon des bébés, c'est certain que nous n'avons rien fait pendant les premiers mois, que le regarder.

Heureusement, B. n'a jamais avalé de sous et pourtant il en a eu l'occasion. Péha a très tôt appris à son fiston à se mettre une multitude d'objets dans la bouche puis à les recracher dans les airs, ce que B. adore et ce qui le fait tordre de rire. Ce qui nous a aussi souvent mis dans des situations inconfortables, comme cette fois où il s'amusait de la sorte avec un bouchon de bouteille de vin chez nos amis et que ceux-ci, apeurés, passaient leur temps à lui retirer ledit bouchon, faisant ainsi fâcher le p'tit homme devant des parents qui rigolaient de l'attitude de fiston (tout en se disant qu'ils passaient pour des parents complètement irresponsable) en clamant qu'ils avaient tout de même suivi un cours de réanimation et de premiers soins pour bambins. Nous voilà donc au moins au deuxième.

Si jamais un jour on a plus de trois enfants, je ne donne pas cher de leur peau!

** Il est important de lire ce texte avec une pointe d'ironie en tête (même si tous les éléments décrits sont véridique), et nous vous assurons que nous adorons notre progéniture. Nous avons seulement opté pour un style de parentage axé sur la confiance en l'enfant, en lui permettant de vivre ses propres découvertes tout en respectant nos propres valeurs. Prière de ne pas contacter la DPJ! **

lundi 4 août 2008

La ligne du bonheur

Il y a deux ans, à pareille date (même heure, même adresse... ou presque), je faisais de la magie avec mon urine, faisant apparaître des lignes roses sur des petits bouts de plastique.

Il y a deux ans à pareille date, je ne savais pas qu'un magnifique garçon allait venir se greffer à notre couple et nous chambouler l'existence... pour le mieux.

Les choses changent vraiment vite!

mardi 22 juillet 2008

Faites des voeux... mais gare à vous

Quand ma mère était enceinte de moi, elle souhaitait avoir un enfant en santé, ça va de soi, mais elle souhaitait aussi que ce bébé ait une facilité à s'exprimer, à dire ce qu'il pense et à communiquer avec les gens. Et elle l'a eu! De 18 mois jusqu'à la fin de mon secondaire, je n'ai pas arrêté de parler. Une vraie pie! Lorsqu'on sortait en famille, mes parents avaient toujours la paix, parce que je partais à la conquête d'inconnus, j'allais les divertir et les interroger. Je passais tellement tout mon temps à papoter que ma mère devait régulièrement me chicaner et me dire de me taire. Même la nuit! Lorsqu'elle me couchait, elle me disait constamment "Là, je ne veux plus rien entendre. Compris?" Et lorsqu'elle venait jeter un coup d'oeil pour voir si je m'étais assoupie, elle me retrouvais souvent en train de murmurer des histoires à mes oursons, ou à moi-même. Depuis, je me suis un peu calmée, même si je me délie la langue facilement; en fait, j'ai transformé ce voeux de ma mère en profession, c'est-à-dire en poursuivant des études en journalisme et en communication.

Lorsque je suis devenue enceinte de B., ma mère m'a suggéré de faire des voeux, de paufiner dans ma tête quel genre d'enfant je rêvais d'avoir. J'ai alors pensé aux enfants qui m'avaient charmés, aux élèves que j'avais appréciés, et deux caractéristiques sont rapidement ressorties du lot. J'ai alors souhaité enfanter un être curieux et taquin. Et mon doux!, c'est exactement ce que j'ai eu! B. est la pire blette qui soit, toujours à l'affût de ce qu'il y a de nouveau, toujours prêt à faire de nouvelles découvertes, toujours prêt à nous mettre sur le qui-vive. Et jamais je n'ai rencontré un enfant qui, si jeune, aimait autant faire des blagues. Il est un vrai bout-en-train, toujours prêt à rire, faire des drôleries et surtout attirer le regard d'autrui. J'ai eu, au bout du compte, exactement ce que je souhaitais. Je découvre donc, à mes dépends, que ce que l'on souhaite ardemment risque bel et bien de se réaliser. Malgré le fait que d'avoir un fils fouine et clownesque rend la chose parfois bien difficile, surtout en cette période de grandes découvertes, je sais qu'avec lui la vie ne sera jamais plate.

Alors belles bedaines en gestation : Faites des voeux, mais faites bien attention à ce que vous désirez, vous risqueriez de l'avoir! Croyez-en mon expérience!

lundi 21 juillet 2008

Les petites vies

Mercredi dernier, j'ai pris un petit bébé tout neuf, d'à peine douze heures de vie, dans mes bras. Comme il se trouvait dans le même hôpital où j'ai pris B. dans mes bras pour la première fois, j'ai bien évidement revécu toutes sortes de moments. Lorsque j'ai accouché, j'étais toujours étonnée d'entendre les gens nous dire : "J'avais oublié que c'était si petit". C'est donc avec cette idée en tête que je partais visiter ce couple d'amis. Pourtant, ce n'est pas la petitesse du fiston qui m'a surprise, mais sa vulnérabilité. Ayant un B. qui va et vient comme bon lui semble, qui découvre l'usage de la parole et qui manipule tout ce qui lui tombe sous la main, j'avais oublié qu'un bébé naissant c'est... un peu plate! Que ça fait rien et que c'est épouvantablement fragile. Malgré qu'il soit très mignon, je ne lui trouvait rien de bien spécial, j'avais comme l'impression qu'il lui manquait des "options".


On me demande souvent quand je voudrais avoir un deuxième enfant, ce à quoi je réponds inlassablement que j'en sais trop rien; je croyais naïvement (mais surtout parce qu'on m'avait prévenu que ça allait m'arriver) qu'en voyant ce petit bébé frais fait je ressentirais l'appel de la bedaine. Même pas! J'ai revu ce bébé aujourd'hui, lors de sa première journée hors de l'hôpital; plus encore, je l'ai revu en compagnie d'une autre amie qui, elle, est enceinte de six mois, et mes ovaires ne se sont toujours pas manifestés. Pourtant, j'ai adoré être enceinte, même que je serais heureuse de l'être encore, mais j'ai pas pour autant envie d'avoir un autre enfant, du moins pas en ce moment.


Bien sûr, je n'ai jamais été une fille à bébé, une de ces filles qui virent gaga dès qu'elles voient un bébé. Même que généralement, ils m'indiffèrent, sauf quand il s'agit du mien. Je regardais cette petite nouvelle vie et je me souvenais à quel point B. était dépendant de nous: j'aime la nouvelle autonomie qu'il a, j'aime le voir découvrir des choses, j'aime interagir avec lui. Je suis consciente que pour pouvoir faire ça, nous avons dû passer par toutes les mêmes étapes que notre couple d'amis s'apprête à vivre, et je ne sais juste pas si c'est un chemin que j'ai le goût de reprendre. Mon désir de maternité a été tellement bien comblé par B., je suis totalement en amour avec lui, je me trouve si chanceuse de l'avoir dans ma vie et je ne sais pas si un jour je vais vouloir partager cette relation avec un autre enfant. On verra! Une chose est certaine, ce nouveau petit bébé dans les environs me permet de constater que mon utérus ne crie pas famine et que mon chum lui en voudrait d'autres... et ce très bientôt.

vendredi 4 avril 2008

Le jour C


Ça fait un an que je veux écrire sur la naissance de B.
Ça fait un an que je ne sais pas trop comment le faire.
Ça fait un an que je repousse ce moment à plus tard.
Mais ça fait surtout un an que j'ai plus envie de penser à ce moment, que je préfère jouir de la présence du p'tit bonhomme parmi nous.

Toute ma grossesse s'est bien passée, pas d'anicroche, pas de diabète de grossesse, peu de vergetures, pas d'ankylosements, peu de maux de coeur, pas de trop grosse prise de poids, bébé se porte à merveille, je pète le feu! On se prépare tranquillement à vivre la naissance de notre crevette (car si on se souvient bien à l'époque ce bébé n'était toujours ni fille ni garçons). On lit des livres, on en discute, on étudie, je m'étire le périnée, je mange des quatre groupes alimentaires à chaque repas, etc.

La grossesse c'est génial, mais j'ai une peur bleue de l'accouchement, peur de la douleur, peur que ça tourne mal, peur de l'inconnu et de l'incontrôlable. Plus je lis, pire c'est. Je découvre que l'épidurale, même si elle soulage maman de façon quasi magique, est loin d'être bonne pour la santé de bébé. Exit donc la possibilité d'avoir recours à cette douce drogue. Je fais alors beaucoup de visualisation, j'essaye de m'imaginer les contractions comme étant de fortes vagues qui me font dériver. Je réfléchis beaucoup à la notion de douleur, aux accouchements à travers les âges et de par le monde, et je me dis que si mes grands-mères ont pu le faire neuf fois (chacune), j'y arriverai moi aussi. Je suis finalement plus sereine, mais j'ai toujours la chienne, face à ce grand moment de ma vie.

J'ai aussi lu que lorsque bébé naît, il est bon de le mettre sur le ventre de maman aussitôt, et qu'ainsi il rampera jusqu'au sein pour prendre sa première tétée. Cette image, à elle seule, me faisait rêver à ma rencontre avec mon enfant: je trouvais qu'il y avait quelque chose de magique dans le fait qu'un si petit être cherchait par lui même à se nourrir. C'était aussi un peu animal comme image, mais tout à fait attendrissant.

Plus on en parlait, Péha et moi, plus on voulait un accouchement le plus naturel possible. Certes je devais accoucher à l'hôpital avec un médecin, car en Abitibi il n'y a ni sage femme, ni maison de naissance, mais je m'accommodais bien avec cela. On peut tout de même pas tout avoir: la paix des grands espaces ET les commodités des grandes villes! La salle d'accouchement étant munie d'un bain tourbillon, je me voyais soulager mes douleurs dans un bon bain d'eau chaude. J'avais consulté les médecins afin de voir si je devais accoucher absolument sur le dos, tous était d'accord pour laisser naître mon enfant dans la position qui serait la plus confortable pour moi. Je vivais bien avec tout ça et commençais tranquillement à me faire à l'idée.

Puis est venu mon rendez-vous de 38 semaines.
" Bonne pression.
(...)
Bonne hauteur utérine.
(...)
Vous êtes ouverte à un, ce sera pas pour aujourd'hui!
(...)
Le coeur bat bien.
(...)
Et... oh!... je pense que la tête est en haut!!!"

Ça se pouvait pas, ma crevette avait toujours nagé vers le bas, toutes ses 38 premières semaines d'incubation. Mais... il était vrai que je m'étais réveillée la nuit même en sentant une secousse sismique dans mon ventre qui est venue frapper ma parois utérine, tel un cyclone sous-marin. Je ne voulais pas le croire, mais je savais que mon bébé s'était retourné, mais pas dans la bonne direction. J'ai donc eu droit à une deuxième échographie (oui, juste la deuxième... comme tout allait bien, je n'avais pas besoin d'en avoir d'autres!) pour nous assurer que Mme la docteure ne se trompait pas. Malheureusement, elle se trompe rarement! Ma crevette était là, sur l'écran, carpée, les fesses en bas... Péha me tenait la main et moi je ne savais plus quoi penser. La gynécologue nous a présenté les options:

Choix numéro 1- On fait rien et on attends pour voir ce qui se passe, mais s'il ne se retourne pas y'a des grosses chances que ça se termine en césarienne. À cet hôpital, il n'y a que 50% des gynécologues qui pratiquent des accouchement en siège (paraîtrait que 50%, c'est un très bon pourcentage).

Choix numéro 2- On planifie tout de suite une césarienne.

Choix numéro 3- On pratique une manoeuvre de retournement du foetus (la version céphalique externe). Si le tout fonctionne comme il se doit, il sera possible d'accoucher de façon naturelle, sinon on pourra toujours essayer l'accouchement par le siège, et enfin, en dernier recours, la césarienne.

Par la suite,  la gynéco nous a renvoyé chez nous avec de la documentation (en anglais!?!?) sur la version céphalique pour réfléchir à tout ça. J'ai pleuré longuement, mon beau plan s'écroulait, je m'inquiétais aussi pour ma crevette et je lui en voulais un peu. J'ai beaucoup cherché sur le sujet dans Internet... mais il n'y avait rien, ou du moins rien de compréhensible. J'en ai aussi beaucoup parlé: avec mon homme, avec mon médecin et avec une amie à qui on avait offert la même manoeuvre et qui, elle, avait choisi d'emblée la césarienne. J'ai même rappelé la salle d'accouchement pour poser d'autres questions. Mon rêve d'accoucher naturellement s'émiettait et mes inquiétudes augmentaient (et ma Crevette dans tout ça, comment elle allait?)

Finalement, j'ai décidé qu'il fallait que je fasse tout en mon pouvoir (Yoga et lavage de plancher à genoux inclus) pour le bien de cet enfant. Que je devais tout faire pour qu'il puisse naître le mieux possible et pour que tout ça se fasse de façon harmonieuse et, bien sûr, naturelle. J'ai donc opté pour la troisième option que m'avait proposé la gynécologue. Et j'ai repris rendez-vous avec elle pour la version céphalique, le 5 avril 2007 à 8h00.

C'était un jeudi, le jeudi juste avant la congé de Pâques.  Notre valise était prête, comme on 
nous l'avait suggéré, car la version céphalique provoque parfois des contractions, et puis j'étais si près de ma date prévue d'accouchement, soit à précisément 5 jours... Péha avait passé une partie de la nuit à étudier comment faire "dévier" les douleurs de l'accouchement avec la Méthode Bonapace, il avait aussi lu plusieurs chapitres d'Une naissance heureuse, disons qu'il avait finalement fait ses devoirs à la dernière minute. Ma mère était venue mouler ma belle bedaine dans le plâtre la veille... juste au cas où. On était finalement prêts! On s'est donc rendu à l'hôpital, à jeun depuis minuit... tous les deux. J'avais peu dormi mais j'étais sereine, je croyais faire ce qu'il y avait de mieux... après tout Isabelle Brabant en parlait sans son livre, de la version.

On nous a expliqué que ça ne ferait pas mal, mais qu'un duo de génycologues allaient me peser fort sur le ventre pour rejoindre le bébé, une pousserait sur sa tête l'autre sur ses fesses et elles tenteraient de le retourner. Il fallait que je me concentre le plus fort possible pour ne pas me contracter les muscles du ventre. Sois molle, que je me répétais! Elles ont finalement enduit mon ventre d'à peu près 2 litres de gel et ont procédé.

Premier essai: leurs mains glissent trop: elles l'échappent.

Deuxième essai: elles trouvent que tout va très bien, que le bébé est petit et qu'il a de la place pour bien touner, ce qui est rare pour un foetus de 38 semaines. Elles travaillent fort, forcent et nous disent que si nous étions venus à 36 semaines, la version aurait été si facile (Hé ho, à 36 semaines, Crevette avait la tête en bas!) Finalement, elles l'échappent de nouveau.

C'est à ce moment-là que ma gynéco me réexplique qu'il n'y aura que trois essais, car elles ne veulent pas trop stresser le bébé. Elle me dit aussi que veut, veut pas, mon ventre se contracte quand elles y plongent leurs mains, et que pour éliminier tout ça, elle suggère que je me fasse administrer une faible péridurale. Merde! Re-période de questionnements, re-larmes. C'est vrai que je ne voulais pas d'épidurale, mais j'ai aussi peur d'arriver à l'acouchement et de me dire que je n'ai pas tout fait pour que cette naissance se fasse convenablement. Après 45 minutes de discussion avec mon chum et de remises en questions, l'anesthésiste vient donc m'administrer le tout.

Troisième essai: Les deux gynécos semblent encouragées, tout va bien jusqu'à ce que l'infirmière leur mentionne qu'elle a perdu le coeur du bébé. Ma crevette ne fait plus de bruit. J'ai peur! Elles me lâchent. Elles retrouvent un petit pouls, 60 pulsations minute (contre les vigoureuses 144 habituelles). Les choses vont vite. L'infirmière appelle le bloc opératoire, on me met un masque (à gaz? à oxygène? Je ne le saurai jamais), on me transfère sur une autre civière et on m'emmène à la salle d'opération, je mentionne que je veux allaiter et que je ne veux pas qu'ils gavent mon enfant à la pouponnière, l'anesthésiste nous rejoint et Péha reste là, en plan et en larmes, pauvre lui! De mon côté, tout va tellement vite que je ne ressens plus rien.

Pendant qu'une des gynéco se prépare, l'autre cherche le coeur... et elle le trouve! Tendrement (oui, j'ai trouvé ce geste tendre et plein de compassion) elle approche le moniteur de mon oreille pour que je puisse entendre les 120 battements minute de mon enfant (120 c'est pas tout à fait le rythme voulu mais on y arrive). Tout le monde est finalement prêt, ma gynéco m'offre encore une fois de choisir: le pouls étant maintenant rétabli, on peut attendre, retourner à la maison et laisser la nature faire son oeuvre, mais si bébé ne se retourne pas, j'aurai droit à une chirurgie de toute façon; par contre, le cathéter étant installé l'épidurale déjà administrée, elle me suggère d'y aller avec la césarienne immédiate, surtout que c'est la fin de semaine de Pâques qui commence, qu'aucune des gynéco qui accouchent des sièges ne sera de garde (donc césarienne assurée) et que c'est au moment où il se revire que le coeur flanche sans qu'on sache pourquoi et que s'il se revire seul (ce que nature veut) il se peut que le coeur arrête et que je ne le sente pas. À boutte... j'abdique! J'ai l'impression que quoi qu'il advienne, je ne prendrai peut-être pas la bonne décision, que tout ça ne s'arrêtera jamais, que Crevette est réellement en danger... et je veux la prendre dans mes bras pour que tout ça cesse.

On m'administe plus d'anesthésiant, on commence l'opération et soudainement l'anesthésiste se demande où est le père. Ils avaient oublié mon Péha, en larmes, à l'extérieur de la salle d'opération, personne ne lui avait dit que le coeur battait désormais, il ne savait rien. Il entre finalement avec son bonnet, ses pantoufles et son masque, juste à temps pour me tenir la main. Je sens que ça tire, mais étonnamment je suis zen, possiblement parce que tout va trop vite. Finalement, ils sortent ma crevette, elle pleure imédiatement et dès cet instant je sais que désormais tout ira bien. Ne sachant pas le sexe, et Péha n'ayant pas vu les attributs de bébé, ils le soulèvent par dessus le draps qui m'empêche de me voir les entrailles et hop! apparaissent les couilles de fiston! C'est tout ce que j'ai vu. Quand Péha et bébé sont partis un peu plus loin pour son test Apgar, alors que les médecins me rafistolaient l'utérus, dans le cerveau me résonnait un nom... ce serait le sien! Péha est finalement venu me présenter mon fils, mais comme j'avais les bras attachés sur la table d'opération, je n'ai pas pu le prendre, je n'ai pu que lui administer un bisou sur le front. Ils sont rapidement partis avec un infirmier à la pouponnière. Le reste, je m'en fous un peu, mais on m'a recousue et agrafée (littéralement), transférée sur une autre civière et apportée en salle de réveil. Autour de moi, il y avait plein de monde qui bavaient (littéralement aussi), mais moi je flottais sur mon petit nuage. On me demandait de rester là pendant une heure. Ça faisait 39 semaines que Crevette et moi vivions en fusion et là je devais attendre que rien ne se passe en le sachant quatre étages plus haut. Je ne comprends pas pourquoi on ne laisse pas les mères et les bébés ensemble, malgré la césarienne (je me le demande toujours d'ailleurs). J'avais faim, mais ils ne pouvaient rien me donner. J'avais hâte et je m'ennuyais déjà de cette petite bête qui me tiraillait le ventre la veille encore.

Au bout d'une heure, Péha est finalement venu me chercher, on m'a montée à ma chambre, mon homme m'a apporté mon fils et près de deux heures après sa naissance, j'ai finalement pu faire connaissance avec ces beaux yeaux bleus. Je l'ai déshabillé, j'ai retiré ma jaquette et je l'ai collé, laissant sa petite bouche chercher mon sein, et je me suis émerveillée. Un an plus tard, j'aime toujours voir cette petite bouche s'ouvrir à la vue de mon sein. J'ai toujours autant cette sensation d'être ce qu'il y a de mieux pour mon fils.
Bien sûr je suis un peu amère quant à la façon dont les choses se sont passées. J'ai beaucoup de regrets, mais heureusment il y a Bobo en chair et en os pour me faire oublier que je n'ai pas connu les douleurs, les contractions, la perte des eaux, rien. Je n'aurai donc jamais accouché, du moins jamais jusqu'à la prochaine fois, mais je me console en me disant que j'aurai tout de même donné la vie. Le jour "C" est bien évidement pour "Césarienne", mais pour faire passer la pilule je me dis que c'est aussi le "C" de "Crevette".

C'était il y a 365 jours exactement, année bissextile oblige.

jeudi 7 février 2008

Bienvenue aux petits rats

Je sais bien que l'année a débuté y'a de cela un mois et que l'heure des bilans est déjà passée, mais ça c'est dans notre monde occidental à nous, car le nouvel an Chinois est célébré aujourd'hui même. Alors Bonne Année 4705!! L'année du rat.

 

Comme c'est pas facile de se pencher sur sa petite personne et de ressasser son année... eh bien j'ai pris mon temps: pour réfléchir à mon année, pour rêver à ce que je voulais en faire, avant de répondre à ce petit questionnaire que j'ai trouvé chez elle. Et puis, il n'est jamais trop tard pour l'introspection!

 

As-tu été malade ou blessé? Je ne crois pas, du moins pas suffisamment pour que je m’en souvienne vraiment à la fin de l’année. Bien sûr on m'a ouvert le ventre, mais je ne qualifierais pas ça de maladie ou de blessure. J'ai tout simplement une petite fente à bébés qui m'a poussé sur le ventre.

 

Es-tu tombé amoureux/amoureuse? Régulièrement. De mon fils, de la maternité, de nouvelles connaissances, de livres, de CD, de cours et encore et toujours de mon Péha.

 

Qu’est-ce qui t’a vraiment, vraiment fait plaisir? J'ai beau me creuser la tête, travailler fort, je n'arrive pas à trouver un autre moment que la naissance de Bo. Malgré tous les rebondissements impromptus et les changements, ce moment reste le plus fort de mon année (et surement de ma vie).

 

Quelle(s) chanson(s) associeras-tu toujours à 2007? Dans ce monde poutt poutt d’Edgar Bori, car c’est la première chanson que j’ai chanté à mon fils à sa naissance (en déformant complètement les paroles). Sinon, j'associe à peu près jamais une chanson à un moment; chez moi la musique c'est instantané, je me réveille avec une toune en tête et elle repart de la même façon. Je n'ai pas cette mémoire musicale, ce qui étonne souvent mon chum d'ailleurs, car une chanson reste une nouvelle chanson bien longtemps pour moi.

 

Quel film t’a le plus touché cette année? Contrairement aux 10 dernières années, je ne suis allée que très rarement au cinéma et n’ai pas loué tant de films que ça… Babel est-ce que c'était en 2007? Sinon, j'ai bien aimé la série Six Feet Under que j'ai découvert en 2007 et écouté (les cinq saisons) en 2007. Un beau bijou de télé! Une série sur la vie et la mort, sur des personnages attachants, mais ô combien pleins de défauts. Une série qui porte un regard très critique sur le monde dans lequel on vit. À voir!

 

Quelle a été ta plus grande découverte musicale? Ça y’en a des tonnes: Pascale Picard et Feist pour leur voix; Tricot Machine, Alfa Roccoco et Navet Confit pour l'ambiance; Marie-Annick Lépine pour la douceur; Damien Robitaille pour son humour et son originalité; Thomas Hellman, que je redécouvre mais en anglais cette fois; Juana Molina Son, pour ses sonotiés; Samian, pour son propos et sa fierté; Tristan Malavoy, pour ses textes; Philipe B., mais en spectacle cette fois, et tous les livres-disques de la Montagne secrète, parce que c'est pas cul-cul pantoute, que c'est joyeux et qu'on nous fait découvrir des textes et des artistes autrement. Et puis parce que c'est bon! Je consomme vraiment trop de musique, car je n'ai énuméré ici que le fruit des 5 derniers mois.

 

Quel livre lu cette année as-tu envie de relire? J’ai très peu lu pour le plaisir cette année, j'ai beaucoup lu sur la grossesse et la puériculture. J'ai aussi lu des livres jeunesse en abondance, principalement pour l'école. J'ai beaucoup aimé La belle aux oranges de Jostein Gaarder (que j'ai terminé de lire cette semaine), Le géant de la forêt de Hélio Ziskind (pour enfants), Il était une fois le petit frère du chaperon rouge de Marc Tremblay (aussi pour les tous petits, mais on y trouve tous son compte), Une naissance heureuse d'Isabelle Brabant, Comment nourrir son enfant de Louise Lambert-Lagacé (fort utile), Nightime Parenting (qu'on pourrait traduire par Parents même la nuit...) de William Sears, et quelques autres...

 

Que dire de la mode en 2007? Je m’en fiche ! Je m'en fichais aussi en 2006 et si la tendance se maintient, je risque que m'en sacrer complètement en 2015.

 

Qu’est-ce que tu as fait pour ta fête? Mon homme a tout fait en cachette, il m'a organisé un joli surprise party. Nous devions aller souper au restaurant en tête-à-tête-à-tête (Péha, moi et ti-Bobo), mais il devait, juste avant, aller chercher une banderole (pour la coopérative de solidarité du centre communautaire de Bourlamaque) au bar où nous aimons bien aller, Le Rafiot. En arrivant au Rafiot, la terrasse était pleine des gens que j'aime, amis, oncles, tantes, cousines et ma mère. Tout le monde avait une marguerite de couleur dans les mains qu'ils m'ont remise. Une marguerite pour chaque année de vie! On a pris une bière, commandé de la pizza, discuté, rigolé et profité du soleil. Beaucoup de gens ont dû quitter tôt pour se rendre (et travailler) au Festival de la relève indépendante musicale de l'Abitibi-Témiscamingue (FRIMAT). Nous y sommes aussi allés et sur place, l'animateur de la soirée a annoncé mon anniversaire et a demandé à la foule présente de me chanter Joyeux anniversaire. C'était finalement une journée fort agréable. Merci à mon amoureux pour ça.

 

Qu’est-ce qui t’as permis de rester mentalement stable en 2007? La crème glacée molle et les côtes levées de chez St-Hubert. Étrangement, je n'ai pas eu de "trip de bouffe" ou de dédain lorsque j'étais enceinte, mais depuis la naissance, j'ai des goûts récurrents. Et puis il y a eu les mille et un sourires de B. et les mots doux et/ou réconfortants de Péha.

 

Quelle date de 2007 restera accrochée à ta mémoire et pourquoi? Vous ne serez pas surpris de lire que c'est le jour de la naissance de mon bébé, soit le 5 avril.

 

Qu’est-ce que tu as voulu et eu? Un bébé! et un retour aux études.

 

Qu’est-ce que tu as voulu et n’a pas eu? Une maison, mais ça passé proche en titi! Il faut dire que les plans ont beaucoup changés depuis et que finalement c'est une bonne chose de ne pas l'avoir achetée, et ce même si elle était PARFAITE.

 

Comparé à la même époque l’an dernier, tu es… …plus heureux ou plus triste? Probablement plus heureuse, quoi que ma grossesse à été un merveilleux moment. plus mince ou plus gros? Plus mince, il va sans dire! Mais toujours plus grosse qu'en 2006… plus riche ou plus pauvre? Plus pauvre monétairement, vie d'étudiante-conjointe-d'un-chômeur oblige, mais plus riche pour ce qui est du reste.

 

Qu’aimeriez-vous faire en 2008 et qui vous a manqué en 2007? Voyager! Pourtant je n'y crois pas beaucoup... peut-être en 2009 par contre. Alors je vais me rabattre sur l'achat d'une maison, lorsque nous retournerons en région.

 

Est-ce que tu as tenu tes résolutions de l’année passée, et vas-tu en faire pour la nouvelle année? Bien sûr que je l'ai tenue! J'avais comme résolution de ne pas en faire... en réalité, je ne m'en souviens déjà plus. Cette année par contre, je pense que je vais essayer de m'aimer plus et de prendre du temps avec Péha.

 

Quelle a été ta plus belle rencontre de l’année? Bobo! Qui d'autre? ... et mes nouvelles copines d'université.

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