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samedi 28 août 2010

Mon doc

On dit souvent, trop souvent, que le système de santé n'est pas humain, que les médecins se foutent de nous, qu'on est des numéros... et que l'accouchement est dénaturé puisqu'il n'est plus naturel en étant plus souvent qu'autrement trop médicalisé. Tout ça est parfois vrai, principalement en ce qui a trait aux accouchements, mais quand un médecin fait preuve d'humanité, on en parle moins... car c'est pourtant la base de leur métier: aider autrui. Probablement que certains le font pour la paye ou pour le prestige, mais je suis persuadée qu'au départ, quand un étudiant s'inscrit en médecine, c'est parce qu'il veut sauver des vies, soigner des gens et les aider... je suis peut-être trop naïve, mais un événement récent me fait croire que je n'ai pas tort.

Le médecin qui me suit présentement pour ma grossesse (qui n'est pas la même que celle qui m'a suivie lors de ma première grossesse, congé de maternité oblige) est probablement le médecin le plus relax qui soit... et pourtant l'un des plus organisé. Premièrement, elle est toujours à l'heure; je ne comprends pas comment elle fait, mais je n'ai jamais eu à attendre lors de mes rendez-vous, même que c'est elle qui nous a déjà attendus. Elle se préoccupe peu ou pas de ma hauteur utérine; la seule fois qu'elle l'a mesurée, c'est quand je lui ai dit que je me trouvais particulièrement grosse: elle m'a alors dit que mon ventre semblait normal mais que pour me rassurer elle allait le mesurer. Bref, elle l'observe mais s'en fait pas trop avec des histoires de centimètres. Elle ne me parle jamais du poids pris, du nombre de battements cardiaques à la minute, de ma pression... elle prend tout ça, probablement qu'elle l'écrit aussi, mais entre temps elle me parle, me demande comment je vais dans mon coeur, dans ma tête et dans mon corps. Bref, elle se fout des détails, sauf lorsqu'ils sont problématiques, et elle se concentre sur moi. Au départ, j'ai, je dois l'avouer, trouvé ça déstabilisant puisque lors de ma première grossesse, je repartais chez moi avec plein de chiffres (hauteur utérine, pression, rythme cardiaque, poids...), mais finalement j'aime beaucoup cette façon de faire, nous parlons de ma grossesse, de mes angoisses, mais pas de ce qui de toute façon va bien.

Puisque j'angoisse sur mon accouchement (ou pas d'accouchement) ma doc a décidé de me voir à toutes les deux semaines et non au mois comme il se doit normalement à ce stade de la grossesse, suite à une rencontre où j'ai pleuré ma peur. Lors de notre dernière rencontre, je lui ai dit que j'aimerais avoir un accouchement en auto-hypnose, mais que je n'étais pas à l'aise avec le cours qui se donne ici. Et voilà qu'elle me rappelle une semaine plus tard pour me dire qu'elle a parlé de moi (en termes larges) à une de ses patientes qui a déjà accouché avec cette méthode et qui prévoit de le refaire dans cinq semaines. Elle m'appelait donc pour me dire qu'il y avait en région quelqu'un d'autre qui pouvait m'en parler et pour me donner ses coordonnées. J'ai trouvé le geste tellement gentil, ce qui prouve qu'elle peut penser à ses patientes, même quand elles ne sont pas devant elle.

Merci!

P.S. je sais très bien que l'auto-hypnose peut s'apprendre seule, mais j'ai comme qui dirait le goût de vivre autre chose.

mardi 24 août 2010

Ce qu'il dit

De ce temps-là, fiston en sort des capables, que j'ai le goût de répertorier ici afin de ne pas les perdre.

Récemment c'était son rendez-vous de dépistage des retards de développement au CLSC. L'infirmière lui demande ce qui se trouve sur le dos de l'hippopotame. La réponse normale: un oiseau. La sienne: "C'est un oiseau, car il mange les petits insectes sur son dos." Elle était bien étonnée, et je crois que c'est à ce moment là qu'elle a pensé nous renvoyer chez nous.

La même infirmière lui demande son nom, ce à quoi il répond "B. (en fait il a dit son nom au complet, mais bon!)-nom de famille du père - nom de famille de la mère - Gros Twitt"! Mon chum s'est un peu mordu la langue avec son choix de petit nom doux! De plus, ce qui est étonnant c'est que mon fils ne porte pas nos deux noms!

Ce soir au souper, Bobo se met les mains devant les yeux comme s'il pleurait. "Qu'est ce qu'il y a fiston?" Le plus sérieusement du monde il nous répond: "J'ai perdu mes pouvoirs [magiques]!" Ok, il a sûrement pris ça quelque part, n'empêche qu'il l'assumait drôlement bien!

samedi 21 août 2010

Yé pas un peu tôt?

Du haut de ses trois ans, pendant que je le chatouillais, fiston me dit : "Lâche moi maman, il faut que je m'en aille!" Comme on sait tous que l'horaire du petit bonhomme est fort chargé, je lui demande si c'est parce qu'il va être en retard; il me répond plutôt: "Non, c'est à cause de la bière qu'il faut que je m'en aille", avec le ton de celui qui révèle une évidence.

Définitivement, il vieillit trop rapidement!

vendredi 13 août 2010

{ce moment}

{ce moment} est un rituel du vendredi initié tout d'abord par Soule mama puis au Québec par M comme Maman. Il s'agit de mettre une photo sur son blog, une seule photo - aucun mot - qui capture un moment précieux de la semaine qui se termine. Un moment magique que nous désirons savourer et partager.



dimanche 8 août 2010

Méconium 4


Chaque été c'est la même histoire, Méconium (le groupe Meta-Trash de fiston) part en tournée avec ses derniers succès. Cette année ne fait pas exception à la règle et nous avons eu droit au Master of the Universe Tour!

vendredi 6 août 2010

mes tripes su'a table! ou le paradis des parenthèses

Le titre dit tout! J'écris peu parce qu'en ce moment j'ai l'âme à plat. J'écris peu parce que j'aime pas trop lire les textes tristounets des gens, parce que j'ai pas envie de me faire prendre en pitié, parce que... parce que c'est pas le fun, bon! Mais ça n'empêche pas que c'est comme ça que je me sens en ce moment. À vrai dire, je "badtrippe ben raide"! Depuis un peu plus de deux semaines, suite à ma rencontre avec l'anesthésiste et la gynéco, je suis pas mal à plat. Je réfléchis, discute de tout ça avec mon chéri, pleure, angoisse, essaie de me changer les idées et déprime un peu. Alors histoire de faire sortir le méchant, voici ce qui se trame dans ma tite-tête (sans jeu de mots).

Et oui, je vais encore parler de ma grossesse à risque, que voulez-vous, c'est ce qui occupe mon temps et mes pensées le plus par les temps qui courent! Normalement, quand on parle de grossesse à risque, c'est le bébé qui est en danger, mais dans mon cas, c'est moi! Suite à plusieurs recherches, les docs n'ont trouvé que trois cas de femmes enceintes avec les mêmes conditions que les miennes dans toute la littérature médicale (si vous êtes fort en maths, vous avez compris que je suis la quatrième!!!). Je devrais songer à me payer un abonnement à la 6/49! Les trois cas ont été césarienisés (césarienne planifiée même), surtout parce que les docs avaient peur de ce qui pouvait se produire dans la tête de ces dames. Yé (sarcastique celui-là)!

Finalement, après plusieurs analyses, on m'annonce que mon hôpital (voire ma région, voire le Québec presqu'en entier) n'est pas équipé pour m'accoucher, que si je veux donner naissance à mon enfant dans ma ville, ce sera une césarienne planifiée (quoiqu'ils sont flexibles sur ce point, mais me disent qu'en planifiant on est certains que ce sera le jour et que les chirurgiens seront au top de leur forme mentale... Rassurant tout ça!) avec rachi (anathésie locale qui ne dure qu'une heure, à l'opposée d'une péridurale qui peut agir tout le long du travail). Pourquoi? Parce que l'aiguille de la rachi est la plus petite. Plus grosse est l'aiguille, plus élevés sont les risques. Accoucher naturellement n'est pas un choix ici, car s'il y a complication, ils ne peuvent pas m'endormir - trop risqué, trop de pression intracranienne - et que le spécialiste le plus proche est à entre de 2 à 15 heures d'avion de moi.

Je vous épargne les détails, parce que c'est digne d'un film d'horreur, mais en gros, ils ont peur de mon cerveau se liquéfie (plus ou moins vrai, mais c'est l'image qui me reste après leur charabia médical), que je vire légume et crève sur place (ça c'est une des possibilité qui leur fout la chienne). Bref, l'accouchement dont tout le monde rêve!

En attendant, ma gynéco cherche un autre gynéco qui travaille dans le même hôpital que mon neuro et qui voudra bien m'accoucher. Si jamais elle en trouve un, je vais devoir partir de 2 à 3 semaines avant ma date d'accouchement pour aller donner naissance à un ou une montréalais(e)! Hourra! Si jamais elle en trouve un, j'ai un plan en tête: je vais aller suivre la formation (très coûteuse) d'hypno-vie (accouchement sous auto-hypnose), revoir la méthode Bonapace (méthode de gestion de la douleur) et m'organiser avec le gynéco pour ne pas pousser (ça aussi c'est risqué) et faire descendre le bébé à coup de bonnes respirations (ma doc dit avoir des trucs pour ça, je pense même téléphoner à une sage-femme pour avoir des conseils sur le sujet, on sait jamais, elle aura peut-être des idées), parce qu'il n'est pas question qu'on me pique dans le dos, même avec mon neuro qui me tient la main, juste l'idée que mon cerveau pourrait... me fout la trouille.

Pourtant, d'ici là, ça paraît peut-être pas avec ce récit que j'ai essayé de rendre un peu plus léger que moi (dans tous les sens), je freak! Je me dis que je ne verrai jamais cet enfant, que je regrette de ne pas avoir demandé le sexe pour au moins le savoir avant de mourir et pouvoir dire à Péha comment je voudrais qu'il le ou la nomme. Je me dis que B. devra apprendre à être grand-frère sans moi. Que c'était une foutue idée de con que de vouloir un deuxième enfant tout de suite... et aussitôt, je capote à l'idée que je pourrais carencer in utero cet enfant avec toutes mes idées si négatives. Bref, je panique (à un point tel que ma doc commence à se dire qu'il faudrait peut-être me médicamenter, et qu'elle veut me voir au deux semaines pour assurer un suivi plus étroit). Voilà, je broie du noir et telle une belle conne, je n'arrive pas à en parler à mes proches, alors je l'écris dans l'espoir que ça me fasse du bien, dans l'espoir que toutes mes peurs se retrouvent sur "papier" et me laissent tranquille, dans l'espoir que quelqu'un comprenne! Voilà, mes tripes sont devant vous!

samedi 17 juillet 2010

Parmentier de canard braisé

Au rythme ou je fais des recettes je n'arriverais certainement pas à 52 à la fin de l'année, tant pis je persiste quand même, on verra bien ce qui arrivera. Par contre, avec la chaleur qu'il fait ces derniers jours j'ai pas trop le goût de cuisiner quoi que ce soit.

Ce printemps j'avais fait quatre ramequins de parmentier de canard braisé (une autre recette de Ricardo), parce qu'on avait du canard à la maison et que je voulais faire quelque chose de différent, de plus c'était une bonne occasion pour m'acheter des ramequins :) J'ai, juste avant de déguster, pris le tout en photo pour le répertorier ici, mais malheureusement j'ai oublié de le faire et aujourd'hui je ne me souviens plus trop si c'était une recette géniale ou pas. Je me souviens qu'on avait bien aimé, mais sans plus.

vendredi 9 juillet 2010

Boucles d'or

Il avait de belles boucles blondes mon fiston... elles ne sont plus depuis hier!

Ç'a été vraiment long avant que B. ait des cheveux. Pendant que ses amis de la garderie (ou les enfants de nos amis) dilapidaient la fortune parentale en visites au salon de coiffure, B. quant à lui faisait tranquillement pousser sa tignasse. Sans désespérer (puisqu'au même âge j'avais moi aussi le crâne dégarni), j'attendais avec impatience de voir de quoi il aurait l'air avec des poils sur le coco. Il a finalement eu sa première coupe de cheveux à vie en mars dernier, histoire d'égaliser un peu ses longues couettes qui lui donnaient un look de savant fou.

Puis, ils ont poussé et la semaine dernière, à trois ans et trois mois, B. s'est mis a se plaindre "mes cheveux me fatiguent", "mes cheveux me chatouillent", "mes cheveux me piquent"... on a donc appelé grand-maman et les belles boucles de fiston sont disparues (à mon plus grand désarroi).

Bobo est passé de ça:
... à ça!

Qu'est-ce qu'il a l'air tannant et grand maintenant!

{ce moment}

{ce moment} est un rituel du vendredi initié tout d'abord par Soule mama puis au Québec par M comme Maman. Il s'agit de mettre une photo sur son blog, une seule photo - aucun mot - qui capture un moment précieux de la semaine qui se termine. Un moment magique que nous désirons savourer et partager.

L comme dans livraison

J'aime commander des choses, ne serait-ce que pour recevoir des beaux paquets chez moi. J'achète des choses dans des grands magasins via leur site web, mais aussi chez des petits artisans. Depuis que j'ai découvert le site Etsy, je suis au comble de la magasineuse virtuelle. J'aime regarder ce qui s'y passe, y flâner comme on le ferait dans des petites boutiques. Par contre, rares sont les occasions où j'ai vraiment besoin de quelque chose. Heureusement, il y a peu de temps je me suis laissée tenter par quelques trucs, alors quelle ne fût pas ma joie, à mon retour de voyage, de voir non pas un, mais quatre paquets dans ma boîte aux lettres. Joie! J'aime tellement recevoir des colis, c'est comme si Noël se perpétuait à l'année!

Écrire ceci me rappelle qu'il y a quelques années une amie m'avait fait une belle surprise en m'envoyant une grosse boîte pleine de petits trucs faits à la main ou représentatifs d'un moment intense que nous avions vécu ensemble, comme ça, sans raison autre que pour me dire que j'étais son amie... Depuis, je cherche l'occasion idéale de lui rendre la pareille. Je devrais arrêter de chercher et juste me mettre à la tâche! Histoire à suivre!

Longue route et petit génie

On revient d'un beau dix jours en famille dans "le Sud". Un beau dix jours à profiter de la grand' ville, de ses restos, de nos amis, de la vie relax, des activités familiales et (malheureusement) de la canicule. C'est toujours agréable de voyager et de voir la vie d'un autre oeil, mais il faut inévitablement revenir.

Avec les quelque 500 km qui nous séparent du "Sud", on pourrait faire l'achat d'un lecteur DVD pour la voiture afin de divertir fiston (et éventuellement BB2). Pourtant, cette idée est loin de nous traverser l'esprit. Nous apprécions ces longs moments de silence où B. est soit contemplatif, soit affairé à animer les jouets qu'il a sous la main, soit endormi... Le reste du temps, on se raconte des histoires, on chante des chansons, on écoute de la musique ou on joue à des jeux en famille. Lors de notre dernier périple le jeux choisi par fiston fut les devinettes... et ma foi, il est très doué.

B.: C'est blanc et jaune et ça se mange. C'est quoi?
les parents que nous sommes: des oeufs, du pop corn, du pain...
B. à chaque fois : Non c'est pas ça.
...
...
...
...
Après plusieurs minutes papa se risque: Qu'est-ce que ça goûte?
B.: Un peu le sel et un peu le beurre.
Wï: Du maïs
B. jubilant: OUI, c'est ça!

________________________

B., qui en a une autre bonne pour ses parents: Ça se mange et c'est un vêtement. C'est quoi?
Les parents hébétés essayent plusieurs réponses (tout en se disant "impossible qu'il connaisse les petites culottes mangeables...") pour finir par donner leur langue au chat.
B. un peu déçu de ses géniteurs: de l'agneau!

Je ne suis toujours pas certaine qu'il comprenne complètement sa devinette, mais je ne peux que m'enthousiasmer devant autant de logique.

vendredi 25 juin 2010

l'âge de raison

Minuit moins dix dans ma petite maison de peusdo-banlieue. On entend B. se lever, faire quelques pas, puis du haut des marches nous crier "Papa! Maman! Viens vous coucher!"

Dit de même on se sent presque coupable de rester debout et du même coup, il vient de nous bousiller notre excuse de demain matin. Adieu la grasse matinée!

dimanche 13 juin 2010

Mamelles technologiques

Petite note humoristique!

À l'occasion, je parle avec des mamans en devenir qui veulent allaiter, et elles me demandent parfois si j'ai des trucs. Alors afin peut-être d'en aider d'autres, voici ce que je dis le plus souvent, du haut de ma grande sagesse lactée (ben quoi? J'ai quelques litres de lait à mon actif, tout de même).
  1. Il faut premièrement être convaincue qu'on veut allaiter ou avoir un bébé, qui lui est généralement convaincu que c'est ce qu'il veut. Pour être certaine de réussir son allaitement, il faut garder en tête que ce n'est pas toujours facile (c'est même parfois très difficile), et que beaucoup de gens vont tenter de vous décourager de le faire. Quand on est certaine de ce qu'on veut, on devient vraiment entêtée.
  2. Il faut se donner du temps, c'est parfois pas si naturel que ça l'allaitement, ça prend du temps à se mettre en place.
  3. Il faut être foncièrement paresseuse. C'est vrai quoi, se lever au beau milieu de la nuit pour faire des biberons, stériliser toutes ces bébelles, aller acheter du lait en poudre, etc. Ouf. Comparez ces tâches répugnantes avec l'action toute simple de vous sortir un sein déjà gorgé de lait, naturellement stérile (et même rempli d'anticorps!). Oui, je vous le dis, être paresseuse est parfois payant.
  4. Il faut aimer se blottir avec son poupon. Particulièrement facile l'hiver avec ses grands froids, moins évident quand le facteur humidex est dans le tapis.
  5. Il ne faut pas avoir peur de s'endormir souvent avec un mini pendu au sein, au risque de se sentir comme une suce humaine.
  6. Et finalement, il faut aimer prendre son temps... et avoir du temps entre les mains.
Je dis aussi qu'un beau cadeau à offrir à une maman qui allaite (un cadeau cher, mais utile) est de lui donner un iPod Touch et une connexion Internet sans fil pour la maison. J'ai eu mon iPod quand B. avait plus d'un an et demi, et quel bonheur ce fût de l'allaiter en lisant mes courriels! Premièrement, les séances me semblaient moins longues; car soyons honnêtes, au début on s'émeut et on savoure la symbiose avec notre poupon, mais après mille séances, des gerçures, des morsures, des coups de pied et autres la magie s'estompe un peu, disons... Deuxièmement, je n'avais plus à regarder Facebook, Twitter et mes courriels par la suite puisque c'était déjà chose faite, et j'avais tout mon temps pour jouer avec fiston et être maman le reste de la journée!

Bon, ça peut sembler un peu puéril comme suggestion, mais si ça peut prolonger l'allaitement de certaines, pourquoi pas!

vendredi 11 juin 2010

{ce moment}

{ce moment} est un rituel du vendredi initié tout d'abord par Soule mama puis au Québec par M comme Maman. Il s'agit de mettre une photo sur son blog, une seule photo - aucun mot - qui capture un moment précieux de la semaine qui se termine. Un moment magique que nous désirons savourer et partager.

Toc! Toc!

La grossesse a beau me donner des maux de coeur, me faire dormir tout le temps et me faire me casser la tête, elle a aussi ses beaux moments.

J'ai beau lire un peu partout qu'on ne devrait pas sentir le bébé bouger si tôt, me dire que c'est impossible, je le sens tout de même. Pour faire honneur à la Coupe du monde qui se met en branle aujourd'hui, je peux dire que c'est un ou une véritable virtuose du coup de pied que j'ai dans le ventre. Je sens depuis déjà (au moins) trois semaines cette petite écrevisse qui nage en moi... elle bouge tellement que même mon chum a pu sentir un de ses coups il y a une semaine.

Voilà c'est tout, tout simple, tout doux, mais c'est tellement ce que c'est la grossesse et surtout ce que ce devrait être... alors fini de parler des bobos (c'est à croire que j'ai déjà 80 ans!)!

mercredi 9 juin 2010

La couleuvre

L'été dernier, j'ai découvert que nous avions ZE couleuvre qui se promenait sur notre terrain, ZE parce que c'est de loin la plus grosse que j'ai vue de ma vie, tellement que je me suis dit qu'un voisin avait certainement perdu son serpent. Cette couleuvre n'était pas seule, puisqu'on en a aussi vu une plus petite, et c'est justement une plus petite qui vient de réapparaître sur mon terrain.

J'haïs pas les couleuvres, mais disons que je ne suis pas fan, pas que je les trouve laides (quoique c'est loin d'être cute, ces petites bestioles!) ou que j'en ai peur... Ce que je déteste, c'est qu'on ne les voit jamais venir. Elles finissent toujours par se sauver au dernier moment et nous font faire le saut en même temps. En fait, ce que je déteste des couleuvres, c'est justement ce sursaut qu'elles me font faire.

Je me console en disant qu'elles mangent toutes les foutus bestioles qu'il y a sur mon terrain...

vendredi 4 juin 2010

Grossesse à risque?

J'ai pas toujours le goût d'en parler, et des fois c'est tout à fait le contraire et j'aurais besoin de ventiler le tout. Alors voilà ce qui me tracasse beaucoup en ce moment:

J'ai dû rencontrer une gynécologue, il y a environ quatre semaines, afin de l'aviser que j'existais et que j'étais un cas qu'elle devait garder en mémoire. Mon médecin voulait surtout que je la voie pour s'assurer qu'il n'y avait pas de contre-indication à ce que j'accouche, mais comme mon neurochirurgien ne voit aucun problème à l'accouchement naturellement, l'AVAC (accouchement vaginal après césarienne) est envisageable (Yeah!) selon elle.

Par contre, la gynéco voulait que je rencontre un anesthésiste pour voir s'il me sera possible de recevoir une péridurale ou pas. J'ai eu trois rendez-vous au cours des trois dernières semaines et les deux premières fois j'ai oublié de m'y présenter (la première fois j'étais certaine qu'on était jeudi et non pas vendredi et la deuxième ça m'est sorti complètement de la tête... foutues hormones, foutu manque d'orientation temporelle dû au congé de maladie, et surtout foutu horaire surchargé), moi qui n'ai jamais manqué un rendez-vous médical de ma vie! Ils m'ont finalement donnée une autre et dernière chance. Rendez-vous que je n'ai finalement pas manqué!

Pas que je veuille absolument avoir un épidurale pendant mon accouchement, mais j'aimerais savoir si c'est possible, car si l'AVAC ne se déroule pas comme il faut et que je ne suis pas en mesure de subir cette anesthésie locale, ils devront m'endormir, ce que je veux éviter à tout prix. J'ai tellement trouvé ça long mon heure d'attente dans la salle de réveil à la naissance de B. que je ne peux m'imaginer avoir à attendre encore plus longtemps cette fois-ci. Au moins, cette fois je vais m'y être préparée et il est certain que j'inscrirais mes volontés advenant une autre césarienne dans mon plan de naissance, comme entre autres un peau à peau obligatoire avec papa. Voilà ce que je me disais avant ma rencontre avec l'anesthésiste...

La rencontre fut brève: en feuilletant mon dossier, il m'a dit que c'est pas la présence d'un petit kyste (petit mon oeil... j'ai impressionné deux neurochirurgiens avec ça!) dans la boîte crânienne qui va les empêcher de me piquer dans le dos. J'étais donc soulagée et je me suis dit que la gynéco le serait aussi. Hourra!

Malheureusement, le hourra! fût bref! À peine deux heures après mon retour à la maison, ma gényco m'a téléphoné, ne sachant pas que j'avais vu un anesthésiste le jour même, puisqu'elle avait discuté de mon cas avec deux membres du département, dont le chef, et que tous s'entendaient pour dire qu'ils ne voulaient pas avoir à me geler (ni localement, ni totalement), vu la grosseur du kyste et parce qu'il n'y a pas de neurochirurgien en région. Bref, ils ont la chienne que le tout explose et qu'ils soient blâmés pour le tout... c'est quand même compréhensif, mais je fais quoi avec ça?

Première option: m'envoyer accoucher à Montréal, près d'un neuro, ce qui voudrait dire que je devrais quitter ma région vers la 36e semaine. Je serais malhonnête si je disais que ça m'enthousiasme!

Deuxième option: je pourrais aller accoucher dans la ville voisine (110 km) puisqu'il y a une neurologue sur place et que elle, au moins, elle pourrait reconnaître mes symptômes (j'ai même pas de symptômes!) au cas ou le kyste rupturerait.

Troisième option: on planifie une césarienne et je mets une croix sur l'AVAC pour le restant de mes jours.

D'ici là, je suis le cas dont on discute dans les corridors de l'hôpital. Ma gynéco fait des recherches qui ne sont pas super fructueuses: jusqu'à ce jour, elle a trouvé seulement trois cas de femmes qui ont eu des enfants tout en ayant un kyste dans le coco... toutes trois ont eu une césarienne planifiée, ce qui fait pencher ma gynéco pour ça aussi. Par contre, elle a toujours pas d'anesthésiste pour l'assister. Elle devait aussi contacter mon neuro cette semaine pour voir avec lui quels sont les risques et ce qu'on doit faire en cas de rupture (réaction rapide ou pas, ce qui devrait déterminer la ville où bébé va voir le jour). Pendant ce temps, mon cas est étudié par un "board" d'anesthésistes à Montréal. Disons que j'ai hâte d'être fixée!

Tout ce récit peut sembler froid; j'arrive pas trop à ressentir des émotions vraies dans tout ce brouhaha, j'ai l'impression d'être barouettée dans tous les sens. Je vois par contre deux bons côtés à tout ça: premièrement, je me sens prise en mains, j'ai l'impression que tous ces spécialistes (en plus de se sauver le cul) essaient de tout planifier en envisager les possibles d'avance afin de ne pas être pris au dépourvus... Deuxièmement, je mise sur leur désir d'être publiés un jour (car ne l'oublions pas, je suis un "cas"!), de faire partie de l'histoire et ainsi pouvoir vivre l'AVAC que j'aimerais vivre!

dimanche 9 août 2009

Méconium 3 - Toujours aussi abrasif

Il y a trois ans, je créais le groupe Métal-Trash Méconium afin d'inclure mon fils, et les enfants de deux amies, dans les festivités musicales entourant le Festival de la relève indépendante musicale pour lequel j'investis beaucoup de mon temps.

Chaque année depuis, je crée le chandail de la nouvelle tournée du groupe, sur lequel j'inscris leurs plus récents succès. Malheureusement, cette année B. fut le seul à arborer un tel atirail lors des spectacles de Karkwa et des Cowboys Fringants puisque qu'un de ses amis venait de perdre son grand-père et l'autre avait acceuilli un petit frère et une petite soeur dans les semaines précédant le festival. Dommage, mais rien de tout ça ne pouvait nous soustraire au plaisir de faire rire les gens, mais surtour d'immortaliser avec humour le "Terrrible-two-pas-si-terrible-que-ça" de fiston.

Alors voici le résultat: le Terrible Tour!

samedi 8 août 2009

I comme dans indépendance

Je suis sans contredit quelqu'un de très indépendant dans la vie. J'ai plus ou moins besoin des autres pour être heureuse, ce qui ne veut tout de même pas dire que les autres ne me rendent pas heureuse. J'aime voyager seule. J'apprécie mes moments de solitude. Je cherche parfois à m'éloigner des autres. J'aime faire les choses par moi-même...

Alors, quel bonheur c'est de voir mon petit bonhomme développer son autonomie. L'entendre me dire "non maman, c'est moi qui le fait!" ou "non tout seul!" sonne merveilleusement doux à mes oreilles. Avoir un enfant, c'est l'amener à être autonome, à pouvoir se débrouiller seul tout en étant bien avec les gens, et je sens que nous sommes sur la bonne voie avec B.

Je me fous donc (généralement) que ça prenne plus de temps, que ça soit fait tout croche (selon moi), tant qu'il est heureux de le faire. Vu de même, il n'est pas si terrible que ça, le "terrible two" chez nous!

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