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dimanche 13 juin 2010

Mamelles technologiques

Petite note humoristique!

À l'occasion, je parle avec des mamans en devenir qui veulent allaiter, et elles me demandent parfois si j'ai des trucs. Alors afin peut-être d'en aider d'autres, voici ce que je dis le plus souvent, du haut de ma grande sagesse lactée (ben quoi? J'ai quelques litres de lait à mon actif, tout de même).
  1. Il faut premièrement être convaincue qu'on veut allaiter ou avoir un bébé, qui lui est généralement convaincu que c'est ce qu'il veut. Pour être certaine de réussir son allaitement, il faut garder en tête que ce n'est pas toujours facile (c'est même parfois très difficile), et que beaucoup de gens vont tenter de vous décourager de le faire. Quand on est certaine de ce qu'on veut, on devient vraiment entêtée.
  2. Il faut se donner du temps, c'est parfois pas si naturel que ça l'allaitement, ça prend du temps à se mettre en place.
  3. Il faut être foncièrement paresseuse. C'est vrai quoi, se lever au beau milieu de la nuit pour faire des biberons, stériliser toutes ces bébelles, aller acheter du lait en poudre, etc. Ouf. Comparez ces tâches répugnantes avec l'action toute simple de vous sortir un sein déjà gorgé de lait, naturellement stérile (et même rempli d'anticorps!). Oui, je vous le dis, être paresseuse est parfois payant.
  4. Il faut aimer se blottir avec son poupon. Particulièrement facile l'hiver avec ses grands froids, moins évident quand le facteur humidex est dans le tapis.
  5. Il ne faut pas avoir peur de s'endormir souvent avec un mini pendu au sein, au risque de se sentir comme une suce humaine.
  6. Et finalement, il faut aimer prendre son temps... et avoir du temps entre les mains.
Je dis aussi qu'un beau cadeau à offrir à une maman qui allaite (un cadeau cher, mais utile) est de lui donner un iPod Touch et une connexion Internet sans fil pour la maison. J'ai eu mon iPod quand B. avait plus d'un an et demi, et quel bonheur ce fût de l'allaiter en lisant mes courriels! Premièrement, les séances me semblaient moins longues; car soyons honnêtes, au début on s'émeut et on savoure la symbiose avec notre poupon, mais après mille séances, des gerçures, des morsures, des coups de pied et autres la magie s'estompe un peu, disons... Deuxièmement, je n'avais plus à regarder Facebook, Twitter et mes courriels par la suite puisque c'était déjà chose faite, et j'avais tout mon temps pour jouer avec fiston et être maman le reste de la journée!

Bon, ça peut sembler un peu puéril comme suggestion, mais si ça peut prolonger l'allaitement de certaines, pourquoi pas!

samedi 8 mai 2010

Et le papa dans tout ça?

Vous avez sans doute lu la lettre ouverte envoyée au Devoir cette semaine et qui parlait du papa d'Éloi (si ce n'est pas déjà fait, courez rapidement la lire, parce que c'est une histoire touchante, bien écrite, mais aussi parce que c'est une petite injustice de notre monde qui est un peu aberrante de nos jours) ou encore l'entrevue que les parents ont accordée le lendemain de la publication à l'émission de Christiane Charette.

Dans ma vie de tous les jours, je m'insurge beaucoup contre les injustices de toutes sortes, mais comme je ne suis ni noire, ni handicapée, ni musulmane, ni pauvre (du moins pas trop), ni lesbienne, les injustices envers les femmes me touchent souvent plus que les autres. Même si je sais que ma réalité est assez reluisante si je la compare à mes coll;egues féminines de par le monde ou à celle de mes prédécesseures, je me considère comme féministe. Féministe dans le sens que je trouve qu'il est important de traiter les deux sexes équitablement, parce que nous sommes presque à parts égales sur cette planète (je sais que ce n'est pas tout à fait exact, mais c'est tout de même pas loin), pas féministe dans le sens que j'ai l'impression que les hommes sont des morrons et que tout nous est dû, donc féministe dans une vision d'équité. Pour moi, cette équité doit être présente pour les deux sexes en tout temps que, ce soit dans les négociations salariales ou dans les activités parentales. Alors oui, ça me désole qu'on reconnaisse une maman, mais pas un papa au petit Éloi.

Pourtant, c'est souvent - trop souvent - quand il est questions de parentalité que ce genre d'injustice persiste. Le milieu de la natalité, de la périnatalité et de la grossesse est malheureusement un endroit que je trouve fort sexiste. Il est vrai que la grossesse est vécue de façon plus participative par la mère, mais pas nécessairement de manière plus intense. Tous les livres, cours et sites d'information que j'ai trouvés sur le sujet semblent cibler les mères. Peut-être qu'il y a plus de mamans à la maison, que le congé parental est plus souvent pris par la mère, qu'on parle plus souvent d'instinct maternel et de mère poule et blablabla, mais c'est pas en agissant ainsi que les choses risquent de changer. Les pères qui décident d'être papa à temps plein ont peu de ressources à leur portée. Pourtant, dans mon entourage du moins, les pères s'impliquent de plus en plus dans la vie familiale.

Combien de fois j'ai entendu des "tu peux pas savoir comment t'es chanceuse d'avoir un chum qui change les couches/donne le bain/fait l'épicerie... (name it!)"? Bien que je sois contente que mon chum fasse tout ça, je ne me considère pas comme chanceuse. Pour moi, avoir un ou des enfants est une histoire de couple (dans la majeure partie des cas du moins), c'est une vie que nous avons choisie à deux en pesant les pours et les contres avant de lenous embarquer. Mon fils n'est pas seulement mon fils, mais il est aussi celui de son papa, donc il va de soi qu'il soit AUTANT impliqué que moi dans cette aventure. Le contraire me déplairait royalement; en fait si mon chum était ce genre de gars qui ne laisse la vie maternelle qu'aux mamans pour se garder que les bons moments pour lui, il ne serait certainement pas le père de mes enfants. Bref, oui je suis chanceuse, parce que c'est pas tous les gars qui sont comme lui, mais dans ma réalité c'est aussi ce qui est la norme. Puis pour que les papas prennent leur place, il faut parfois que les mamans leur laissent un peu d'espace... mais ça c'est une toute autre histoire.

Tant qu'à parler féminisme et maternité, voici une autre chose qui m'énarve. Dans la littérature française, mon (notre) style de parentage (allaitement prolongé, co-dodo, portage...) se décrit comme étant du maternage tandis qu'en anglais ce même style de vie est appelé Attachment partenting. Belle dichotomie! J'aime cette vision anglophone de la chose, car il s'agit bel et bien (ici du moins) du lien d'attachement entre les parents et l'enfant, du travail effectué pour créer ce lien, et non seulement d'une relation mère-enfant. Alors faudrait-il dire "l'attachement parental"? Je trouve personnellement qu'une telle expression dénote l'attachement du parent envers l'enfant et non l'inverse, ce qui ne décrit pas nécessairement toute la réalité. Ou encore le parentage? Ce n'est pas très joli! Je n'ai pas de réponse, mais chaque fois que je lis sur le maternage, je suis un peu triste de voir qu'on laisse les papas de côté.

Bref, s'il faut être deux pour faire un enfant, je crois qu'il faut être deux pour l'élever et participer à son développement.

Fin de "l'insurgement"... du moins pour aujourd'hui!

vendredi 26 février 2010

L'allaitement prolongé

J'étais heureuse ce matin de voir qu'on parlait d'allaitement prolongé dans les médias. J'étais heureuse parce que ça va permettre aux gens de voir que ça existe, ça va leur permettre d'en entendre parler et de se faire une opinion. C'est évident que ça va aussi permettre à d'autres de chialer, mais au moins le tout va être un peu démystifié.

Trop souvent les mères qui allaitent au-delà des 12 mois se cachent pour le faire, elles pourront, si elles le veulent sortir du placard.

Puis, j'aime toujours entendre un enfant dire ce qu'il pensent du lait de sa maman, ce qui est rare car les plus petits ne peuvent pas s'exprimer aussi facilement: "Maman, j'aime ton lait autant que les bonbons. Tu sens bon le lait." - Benjamin 4 ans


lundi 10 août 2009

Montée de lait

Ça y est, je me lance, et je le fais parce que j'en ai marre! J'en ai ma claque d'entendre les gens comparer les mères allaitantes, les maraines en allaitement, les agence régionales de santé, la Ligue la leche et les groupes de soutien en allaitement et autres à une police du lait, une mafia de l'allaitement, à des Ayatollahs de la mamelle, à des terroristes de la boule!

Depuis quelques temps, ont rapporte dans les médias - pas seulement dans Internet, mais dans les vrais, les sérieux journaux - que les mères qui donnent le biberon se sentent opressée. Qu'elles vivent un malaise lorsqu'elle nourissent leur bébé, sentant le lourd poids du regard des autres.

Tout le monde sait que le lait maternel est ce qu'il y a de mieux pour l'enfant et la mère, mais ce n'est pas tout le monde qui fait ce qu'il y a de mieux, et ce pas seulement en matière d'allaitement (qui a un cellulaire? va au salon de bronzage? fume? n'attache pas sa ceinture de sécurité?... vous sentez-vous coupale pour autant?). Il y a tellement à dire sur les liens entre le sentiment de culpabilité et l'allaitement que je me garde de la matière pour un autre texte (surtout que je réécris celui-ci pour une deuxième fois puisque le dernier a été effacé malenconteusement... Grrrr!)

Oui, le gouvernement, les mères allaitantes et le système de santé vont semer leur propagande, leur message de soutien et leurs informations à tous vents, mais y'a pas de quoi en faire des parias, pas plus qu'il ne faut lapider les donneuses de biberon. À ce que je sache, la mafia n'a jamais rien fait de bon pour autrui, elle s'occupait de sa familia, sans penser aux autres. Rien de similaire avec les patrouilles du lait maternel! Les militants pro-allaitement agissent pour le bien des bébés, pour remettre au goût du jour une pratique millénaire qui a trop longtemps été mise de côté, souvent pour s'assurer que les femmes aient plus de temps pour s'occuper de la maison, des hommes et de tous les autres enfants, mais surtout pour enrichir une méga-indutrie. Est-ce si mal qu'une société se dote d'outils et d'organimses pour le mieux-être de sa population?

En plusieurs endroit (Le Devoir, The Atlantic, Coup de Pouce, plusieurs sites Internet et j'en passe), on présente le sort des mères non-allaitantes, on parle même (et voilà ici le coeur du sujet de l'article du Devoir) du fait que le Mieux vivre, la bible de tout nouveau parents rédigée par l'Institut national de santé publique du Québec, ne consacre que 11 pages ( + 10 pages qui parlent de l'eau à donner à un nouveau né) aux biberons, versus les 59 pages sur l'allaitement. Il y a ici lieu de nuancer le tout. Premièrement, cetains des éléments du chapitre sur l'allaitement peuvent aider les parents qui n'auront pas choisi ce mode nutritionel, comme par exemple: Comment savoir si bébé a bien bu?, Rots et gaz et possiblement la section sur le Sevrage... Deuxièmement, je pense qu'il est tout à fait normal que cette section soit plus longue puisqu'on y explique le processus de fabrication du lait, les diverses positions pour allaiter, la tétée étape par étape, l'expression et la conservation du lait maternel de même que plusieurs, sinon toutes, difficultés et troubles reliés à l'allaitement. Il est vrai que la section sur le biberon pourrait être plus complète, qu'on pourrait y parler de la façon de stériliser les bouteilles, du fait qu'il ne faut pas allonger la préparation afin d'économiser et plus encore, mais il faut aussi savoir que ces informations sont très bien inscrites sur les emballges desdits produit, et que même si elle est volumineuse, la section sur l'allaitement n'est pas, elle non plus, complète. Il ne faut pas oublier non plus qu'il n'y a pas si longtemps, c'est l'industrie des préparations lactées qui régaint en roi et maître sur le milieu périnatal, et ce à gros coups de billets verts. L'industrie contre le militantisme est souvent, et c'est le cas ici, un combat où David affronte Goliath.

Mon expérience avec l'allaitement à l'hôpital ne ressemble en rien à ce qui a été décrit dans ces articles. Je n'ai pas accouché il y a dix ans, l'histoire que je m'apprête à écrire date d'il y a à peine 28 mois. Bobo était un nourrisson de petit poid qui ne cessait de perdre de ses précieux grammes. J'ai (mon chum aussi) donc eu à me battre contre des infirmières qui insistaient pour que je le "supplémente". Jamais elles ne nous ont dit qu'il allait mourrir, non, rien d'aussi grave, mais des phrases telles que : "Il faut stoper sa chute de poids", "si tu le suplémentes vous allez sortir plus vite", "s'il perd trop de poids, il peut faire de l'anémie/hypotermie", "tu n'as pas assez de lait pour lui faire remonter la pente"... C'est ces petites idées qui m'ont fait douter, qui m'ont fait flancher et supplémenter mon fils. Si on ajoute à ces petits doutes semés ici et là une mère qui n'est pas certaine si elle veut allaiter, un allaitement qui ne va pas comme sur des roullettes, un entourage qui passe de commentaires, etc., il est normal que plusieurs mères penchent alors vers la bouteille (pour leur enfant, pas pour elles!). Je crois fermenement et le plus sincèrement du monde que presque toutes les mères peuvent allaiter, ce qui ne veut pas dire qu'elles le veulent toutes ou qu'elles ont toutes les conditions nécessaires pour réussir leur allaitement. Une infirmière qui te dit que tu n'as pas assez de lait à l'hôpital, ce qui veut dire AVANT la montée laiteuse, peut te scapper l'allaitement facilement, ce qui semble être le cas de plusieurs. Afin de réussir mon allaitement, j'ai donc dû me renseigner, lire, poser des questions et me questionner aussi, ce qu'aujourd'hui les mères qui n'allaitent pas doivent faire, mais ce que les mamans qui allaitent font elles aussi. C'est un peu le même combat puisque toutes deux viennent de se lancer en bas d'un avion sans parachute et doivent trouver quoi faire!

Voilà, j'en ai fini avec le texte du Devoir.

Le Féminisme asteur...
Je suis pour (comment pourrait-il en être autrement?!) le droit de la femme de disposer de son coprs comme elle l'entend. Mais je trouve qu'on va trop loin quand on y associe l'allaitement et qu'on traite les femmes qui allaitent et qui millitent dans ce sens de guerilleros! D'abord parce qu'il ne s'agit pas que de disposer de son propre corps, mais aussi de celui d'un bébé. Chaque femme peut prendre la décision qu'elle veut, mais elle doit pouvoir vivre avec le poids de celle-ci. Ce poids, pour les unes, sera de se faire dire qu'elles allaitent trop longuement, qu'elles le font où elles ne le devraient pas... tandis que les autres se feront demander pourquoi elle refusent d'offrir le sein. Allaiter mon fils aura fait de moi une femme plus forte, plus indépendante, mais surtout plus épanouie puisque j'ai pu aller où je voulais quand je le voulais tout en subvenant aux besoins de mon enfant. Allaiter ne veut pas dire rester à la maison à mitoner des bons petits plats pour un roi-mari, pas plus que rester à la maison à s'occuper des petits ne devrait être dégradant. Les féministes qui m'ont précédée m'ont donné le droit de choisir, et je les en remercie. Maintenant que nous avons ce droit, il ne faudrait pas vilipender les femmes qui se plaisent dans leur rôle de femme, peut importe ce que celà implique.

Finalement, je rêve d'une société où personne ne jugerait ou ne se sentirait jugé à cause de ses choix. Je sais, c'est beaucoup trop utopique, mais d'ici là, chères mamans qui n'allaitent pas, dites-vous que nous ne vous en voulons pas, mais que nous sommes tristes de voir que la merveilleuse expérience d'allaitement que nous avons vécue ne se répétera pas pour vous, voilà tout! Personne ne croit que vous donnez de l'arsenic à votre enfant, que vous ne l'aimez pas ou que vous l'enfermerez dans le four à votre retour. L'allaitement ne fait pas de nous de meilleures mamans, seulement des mamans qui croient réellement que ce qu'elles font est ce qu'il y a de mieux pour mère et enfant.

Le plus ironique dans tout ça, c'est que cette contreverse est arrivée en même temps que la Semaine mondiale de l'allaitement maternel. Est-ce une coïncidence ou un complot de l'industrie?

EDIT: J'ai oublié d'insérer cet autre bon billet sur les coût du non-allaitement venant du site Naître et grandir.

samedi 8 août 2009

I comme dans indépendance

Je suis sans contredit quelqu'un de très indépendant dans la vie. J'ai plus ou moins besoin des autres pour être heureuse, ce qui ne veut tout de même pas dire que les autres ne me rendent pas heureuse. J'aime voyager seule. J'apprécie mes moments de solitude. Je cherche parfois à m'éloigner des autres. J'aime faire les choses par moi-même...

Alors, quel bonheur c'est de voir mon petit bonhomme développer son autonomie. L'entendre me dire "non maman, c'est moi qui le fait!" ou "non tout seul!" sonne merveilleusement doux à mes oreilles. Avoir un enfant, c'est l'amener à être autonome, à pouvoir se débrouiller seul tout en étant bien avec les gens, et je sens que nous sommes sur la bonne voie avec B.

Je me fous donc (généralement) que ça prenne plus de temps, que ça soit fait tout croche (selon moi), tant qu'il est heureux de le faire. Vu de même, il n'est pas si terrible que ça, le "terrible two" chez nous!

lundi 20 juillet 2009

Ça n'avance pas vite!

J'avais prévu faire bien des choses cet été, pourtant j'ai l'impression que rien ne se fait. Ma liste diminue à peine et surtout pas assez vite à mon goût.

Voici le résultat après 11 jours!

  • avoir finalement le temps de peinturer notre salle à dîner et notre chambre à coucher (mais auparavant, il va me falloir choisir les couleurs), Je pense qu'on a trouvé les couleurs de la salle à dîner, pour l'instant on penche pour le rouge, brun, noir et crème.
  • faire les rénovations nécessaires afin de rendre notre entrée jolie, histoire de ne pas avoir honte d'inviter des gens à la maison (peinture ou tapisserie??), il me faut encore trouver quelqu'un qui sait tirer les joints, c'est plus facile de trouver quelqu'un qui sait les fumer!
  • rendre le balcon sécuritaire,
  • changer les fenêtres, le début des recherches a été fait, c'est déjà ça!
  • refaire le revêtement extérieur (quels matériaux choisir?), ça commence à se clarifier
  • améliorer mes plates bandes, beaucoup trop de pluie pour jouer dehors
  • planifier les rénovations du sous-sol,
  • m'acheter un nouveau matelas et des nouvelles causeuses, pour l'instant je magasine virtuellement
  • poser des rideaux,
  • aider Bobo dans son acquisition de la propreté, c'est ce qui avance le plus rapidement je crois. On force toujours pas, mais ça s'en vient.
  • jouer avec fiston, à tous les jours!
  • prendre des longues marches, encore trop de pluie.
  • aller régulièrement nager (à la piscine ou à la plage), je suis déjà bien trempée comme ça!
  • lire les livres que j'ai emprunté à la bibliothèque et les deux derniers que j'ai achetés,
  • faire des soupers avec les copains, 115 pages
  • enlever le maudit tapis laite (sic.) des escaliers,
  • vernir les boiseries,
  • peinturer le lit de grand de B.,
  • poser des moulures dans quelques pièces,
  • écrire de façon régulière sur le blogue (dire que c'était ma résolution de janvier!!!), Yeah!
  • passer quelques soirées en amoureux,
  • faire du camping,
  • décaper les armoires de cuisine et les repeindre,
  • finalement poser un numéro civique à l'extérieur de ma maison,
  • prendre du temps! ça ouais!

mardi 14 juillet 2009

E comme dans excréments

Suis-je vraiment en train de dire que c'est un de mes petits bonheurs du jour??? Par contre, quel bonheur de voir B. faire un de ses premiers caca dans la toilette (après deux pipi sur le plancher)! J'aime le fait qu'on ne le force pas, qu'on se laisse guider par lui, ce qui fait qu'il nous avertit souvent après-coup au lieu de demander d'aller à la toilette. Mais ce soir, il nous a avertis juste à temps et le sourire sur son visage après son exploit nous fait oublier tous les coulis qu'on a épongés.

Dans un ordre plus joyeux, mais tout aussi brun, E c'est aussi pour Edgar, notre chien. Pas pour lui en tant que tel, mais pour la relation qui se crée entre ce canin et Bobo. Les voir se courir dans la maison, l'un qui saute sur l'autre (B. sur le chien, s'entend), le chien qui chatouille B. en le lêchant, le petit bonhomme qui traine son chien par la queue partout, tout ça démontre qu'il se crée une belle relation entre les deux bébés de la maison. De plus, fiston s'enorgeuillit de la nouvellle responsabilité qu'il vient d'acquérir, c'est à dire nourrir Edgar. Tout ça me fait dire qu'il en en train de se construire une belle boîte à souvenirs. J'en suis certaine puisque plusieurs de mes plus beaux moments d'enfance sont liés à ce que je faisais avec mon chien.






Je sais, elles sont floues mes photos, mais je trouvais qu'elles illustraient bien mes propos quand même!

D comme dans design

Un des beaux moments de ma soirée d'hier fut celui où Péha, Bobo et moi avons "designé" plusieurs sculptures dans la pâte à modeler. C'est vraiment génial de voir la créativité et l'imiginaire de B. s'épanouir et se développer. Il voit de plus en plus ce qu'il fait, nous le façonne et s'emballe de ses créations, comme nous le faisons nous aussi.

Et ce soir pour une fois, on pouvait voir ce que lui aussi semblait voir.

Voici donc nos trois "chefs-d'oeuvres"

La tortue (sa nouvelle obsession) de B.

La mienne

et la fleur de mon homme.

dimanche 31 mai 2009

Une tempête dans un verre... de lait

Il y a quelques temps, les revues et émissions à potins américaines présentaient, parlaient et s'insurgeaient de "l'affaire" Salma Hayek. C'était tellement gros que les nouvelles et certaines émissions d'affaire publiques ont repris l'histoire.

En gros, l'actrice, en mission en Sierra Leone en tant qu'embassadrice de l'Unicef, a vu un bébé malnourri s'est sorti le sein pour l'allaiter. Point final! Ya pas de quoi faire une tempête dans un verre d'eau. De tout temps, c'est comme ça que les choses se sont passées, on payait même certaines femmes (les nourrices) pour faire ainsi.

J'en ai un peu marre de ces sacros saintes histoires pueriles de seins. Qu'est-ce qu'elle aurait dû faire? Le laisser crever? Lui donner de l'eau insalubre? Lui donner un biberon? Certes il s'agit ici d'un geste politique faisant la promotion de la supériorité du lait maternel (c'est Salma qui l'a dit!), n'empêche qu'il sagit aussi d'un geste altruiste permettant à un enfant de se contenter. Est-ce que le sein d'une autre est un objet horrible (car le geste a été présenté par certains comme étant "sale")?

Je salue l'audace de l'actrice: faire quelque chose de si simple dans un pays ou l'allaitement maternel est décrié, il fallait y penser et oser! Bien évidement, l'allaitement maternel est un choix, mais lorsque c'est la société et les moeurs qui justifient ce choix, il devient vain. Dans ces parties du monde où les conditions sanitaires laissent souvent à désirer, il est souvent préférable pour la santé d'un bébé et celle de sa mère de donner le sein. Pourtant, la forte tradition fait qu'on se tourne vers des alternatives.

Mais elles viennent d'où ces traditions, puisque les préparations lactées ne sont pas millénaires? Je ne suis pas familère avec le cas de la Sierra Leone, mais je sais pertinament que plusieurs compagnies fabriquant du lait pour nourrisson sont derrière ce genre d'histoires en Afrique de l'Est. L'une d'elle est même allée jusqu'à donner gratuitement du lait en poudre à ces mères pendant près de trois mois (soit le temps de s'assurer que leur production de lait serait réduite à néant) pour ensuite les vendre à fort coût, ce qui força plusieurs mères à couper et recouper ces préparations avec de l'eau. C'est pour ça que j'appuis un geste comme celui de Selma Hayek, c'est pour ça que je le ferais aussi.

Jugez par vous même:













jeudi 28 mai 2009

Un bébé sur papier

Si j'ai peu écrit ici, c'est que je l'ai beaucoup fait ailleurs.
Depuis près de cinq ans, je siège au sein d'un comité qui voulait créer un journal culturel pour notre région, histoire de présenter tout ce qui se fait ici. Après de nombreux mois de travail, le journal a finalement vu le jour au début de mai. Pour ce premier numéro historique, j'ai agi en tant que rédactrice en chef, en plus de rédiger quelques articles, tout ça en travaillant à temps plein et en passant un peu (trop peu) de temps avec fiston. Heureusement, le prochain numéro (le VRAI premier numéro) ne verra le jour qu'en septembre, ce qui veut dire que je vais être en vacances pendant la grande période de "rush". L'expérience a été vraiment grisante, le résultat est à couper le soufle et les commentaires, forts élogieux, mais de voir mon petit bonhomme réclamer sa maman qui se terrait derrière son écran m'a brisé le coeur.

Afin de bien comprendre l'ampleur du projet, voici l'éditorial (bref historique du projet) que j'ai écrit pour cette copie zéro.
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Éditorial
Par Wï

Avez-vous besoin d’un Indice?

Il y a cinq ans, j’écrivais à l’occasion des articles pour un journal culturel en Gaspésie. Quand j’ai finalement quitté mer et montagnes, j’ai lancé à la blague à mes amis du Graffici que je retournais chez moi, en Abitibi-Témiscamingue, pour mettre sur pied un tel périodique. Comme dans tout bon projet, les grands esprits se rencontrent : j’étais loin d’être la seule à avoir eu cette idée. En effet, sensiblement au même moment, des artistes de la région, via la Table de la jeune relève artistique, émettaient un constat similaire : il leur fallait un journal qui parlerait d’eux!

Afin d’accéder à la professionnalisation et ainsi avoir accès aux programmes de soutien à la pratique, un artiste de la relève doit soumettre entre autres un dossier étoffé, rempli de coupures de presse et de critiques afin de démonter ce dont il est capable et ce que la communauté en pense. Pas toujours évident d’avoir une telle couverture sans devoir s’expatrier hors des frontières de la région 08! C’est pourquoi en 2004, la Table de la jeune relève a mandaté le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue (CCAT) afin de vérifier si un tel projet était viable en région.

La Genèse du projet
Le CCAT a donc mis sur pied, à l’automne 2004, un comité provisoire qui allait se pencher sur la faisabilité d’une telle aventure. Pendant près de deux ans, nous nous sommes rencontrés à raison d’une fois par mois pour créer, imager et surtout rêver ce journal.

Nous en sommes rapidement venus à la conclusion qu’il nous fallait créer un mensuel qui couvrirait l’actualité culturelle de TOUTE la région, afin de permettre aux gens de La Sarre de découvrir ce qui se fait à Temiscaming, d’inciter les Amossois à aller festivaliser à Rouyn-Noranda, et de mettre en lumière ce qui se tramait à Senneterre. Bref, il s’agissait de faire de cette région un seul et même lieu de création et de diffusion, de favoriser les rapprochements entre les artistes et les divers publics d’ici, mais aussi et surtout parler de culture, de notre culture.

Une étude de faisabilité est venue confirmer qu’il y avait ici un marché pour ce genre de publication. Puis une incorporation sous le modèle coopératif a suivi, ce qui a mené au recrutement des membres et à l’élection d’un premier conseil d’administration en règle. Il ne restait qu’à financer ce beau rêve et à mettre sur pied un journal digne de ce nom! S’en est donc suivi la rédaction d’un plan d’affaire et des rencontres avec les bailleurs de fonds.

L’idée de base était de boucler le financement afin d’assurer une stabilité – voire une pérennité – au journal. Malheureusement, les choses ne vont pas toujours comme prévu, et nous n’avons, à ce jour, toujours pas reçu un seul sou. Tant pis! On l’a tellement rêvé ce journal que nous avons décidé de sortir cette copie zéro afin de l’utiliser comme outil de promotion de cette idée, ma foi, pas si saugrenue que ça! Grâce au travail dévoué d’une cinquantaine de bénévoles, dont une trentaine seulement pour cette édition historique, L’indice bohémien est devenu réalité. Merci à vous!

L’importance d’un tel journal pour la région
La région voit sa scène culturelle bouillonner depuis quelques années, et cette effervescence se veut un moteur du développement de notre milieu. Il vaut toujours mieux vivre dans un monde qui a sa culture à cœur, surtout que la culture, ça rapporte! Du moins c’est ce qu’un universitaire américain a réussi à prouver avec une théorie qu’il a baptisée… l’indice bohémien! Ce concept que l’on doit au chercheur Richard Florida mesure la qualité de vie, la tolérance et la créativité culturelle d’une ville et d’une région. Plus un milieu est développé culturellement, plus il est riche!

Et comme nous voulons nous aussi notre part du gâteau, pourquoi se priverait-on d’un tel dynamisme? Pourquoi ne placerions-nous pas notre créativité sur un pied d’égalité avec les richesses naturelles qui nous caractérisent et ont fait de nous ce que nous sommes? Qui de mieux placé que le journal culturel pour mettre tout ça en lumière… Je rêve d’un journal qui participera au développement de ma région, d’un média qui sera à la fois un outil de rétention des jeunes et un moteur de notre fierté régionale. C’est en parlant de nous que nous allons croire en nous, vivre et nous enraciner ici, en Abitibi-Témiscamingue.

Et nous n’avons rien à envier au reste du monde, comme le prouve le contenu des pages suivantes. Bonne lecture, et longue vie à ce beau projet journalistique!

dimanche 22 février 2009

Une marmotte pas un marmot

Péha étant dans la ville voisine pour y faire un conte, j'étais seule avec Bobo aujourd'hui.
Au menu, une belle journée sous la neige, de la popote et quelques moments à l'extérieur. Pourtant, rien de tout ça n'a eu lieu.

Vers 11h30, B. demande à boire afin de faire sa sieste plus tôt. Il est vrai qu'il a mal dormi la nuit dernière, mais je ne me serais jamais douté que je ne réentendrais ses pas que vers 16h45. Cinq heures de sieste c'est beaucoup, surtout venant d'un petit bonhomme qui n'a jamais fait une nuit complète. J'en reviens toujours pas!

Ce fût donc une belle journée d'hiver, vécue à l'intérieur!

jeudi 22 janvier 2009

Le grand déluge

Bobo est très malade, une vraie grosse grippe qui le rend maussade, fièvreux et dégoulinant. Le nez lui coule sans arrêt, au point où il a le dessus de la lèvre tout irrité. Il ne sait plus ce qu'il veut et pleure plus facilement. La nuit, sa respiration est plus difficile, ce qui le fait beaucoup baver. Tous ces symptomes font que le soir je retrouve toujours quelques flaques lorsque je vais me coucher. C'est pas mêlant, il fuit de partout, tellement que ce matin j'ai découvert un début de pied palmé sur son toutou préféré!

dimanche 2 novembre 2008

Notre grosse famille!

Récemment, j'ai reçu d'une amie ce courriel qui m'a beaucoup fait rire, mais qui m'a aussi fait réfléchir.
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Les vêtements de maternité:
1er bébé: Vous portez vos vêtements de maternité dès que votre docteur vous confirme que vous êtes enceinte.
2e bébé: Vous portez vos vêtements réguliers le plus longtemps possible.
3e bébé: Vos vêtements de maternité SONT vos vêtements réguliers.


La préparation à l'accouchement:
1er bébé: Vous pratiquez vos respirations religieusement.
2e bébé: Vous ne vous en faites pas, car vous savez que, la première fois, les respirations n'ont servi à rien.
3e bébé: Vous demandez une épidurale au huitième mois.

La lingerie de bébé:
1er bébé: Vous lavez tous les vêtements du nouveau-né à venir, vous agencez les couleurs et vous placez le tout, soigneusement plié, dans son petit bureau.
2e bébé: Vous vérifiez que les vêtements sont propres et vous jetez les vêtements qui ont des taches foncées.
3e bébé: Les garçons peuvent porter du rose, n'est-ce pas ?

Les soucis de bébé:
1er bébé: Au premier signe de détresse (un son, une grimace), vous le prenez immédiatement dans vos bras.
2e bébé: Vous prenez l'enfant seulement si ses pleurs risquent de réveiller le petit dernier.
3e bébé: Vous enseignez à votre garçon de trois ans comment remonter le mécanisme de la balançoire automatique.

La suce de bébé:
1er bébé: Si la suce tombe par terre, vous la rangez jusqu'à ce que vous soyez à la maison pour la nettoyer et la stériliser.
2e bébé: Quand la suce tombe par terre, vous la nettoyez sommairement avec le jus de la bouteille du bébé.
3e bébé: Vous l'essuyez sur votre manche et vous la lui redonnez.

Les couches de bébé:
1er bébé: Vous changez la couche du bébé toutes les heures, que ce soit nécessaire ou pas.
2e bébé: Vous changez la couche toutes les deux ou trois heures, au besoin.
3e bébé: Vous essayez de la changer avant que l'on se plaigne de l'odeur ou que la couche soit rendue aux genoux, par le poids.

Les activités de bébé:
1er bébé: Vous amenez le bébé à la gymnastique pour bébé, les balançoires de bébé, les zoos pour bébés, les films pour bébés et aux lectures de contes pour bébés.
2e bébé: Vous amenez votre bébé à la gymnastique pour bébés.
3e bébé: Vous amenez votre bébé au Supermarché et chez le blanchisseur.

Les sorties sans bébé:
1er bébé: La première fois que vous faites garder votre bébé, vous appelez à la maison au moins cinq fois dans la soirée.
2e bébé: Juste avant de quitter la maison, vous vous souvenez de laisser un numéro pour vous rejoindre.
3e bébé: Vous laissez comme instructions à la gardienne de vous contacter seulement si ça saigne.

À la maison avec bébé:
1er bébé: Vous passez une bonne partie de la journée seulement à contempler votre bébé.
2e bébé: Vous passez un peu de temps de votre journée à vous assurer que le plus vieux ne pince pas, ne frappe pas et n'étrangle pas le petit dernier.
3e bébé: Vous passez une partie de la journée à vous cacher des enfants.

Et si bébé avale une pièce de monnaie:
1er enfant: Quand votre premier enfant avale une pièce de monnaie, vous vous rendez immédiatement à l'hôpital et demandez qu'on lui passe les rayons x.
2e enfant: Quand votre deuxième enfant avale une pièce, vous observez attentivement pour vous assurer qu'elle est bien passée.
3e enfant: Quand votre troisième enfant avale une pièce, vous la déduisez de ses allocations.

__________________________

À la lecture de cette blague, je me suis vite rendue compte que selon ces "critère" B. n'était absolument pas mon premier bébé. Qui l'aurait cru! Il est vrai que la fibre maternelle et la surprotection ne coulent ni dans mes veines, ni dans mes valeurs, mais tout de même!

En termes de vêtements de maternité, j'ai voulu porter mes pantalons normaux aussi longtemps que je le pouvais, pas parce que je trouvais ça laid ou inconfortable, mais surtout parce que c'est cher et qu'il m'aura fallu aller faire une petite virée à Montréal pour trouver une boutique spécialisée. Dès le départ, j'en étais déjà au deuxième bébé!

La préparation à l'accouchement, on l'a fait via les cours prénataux et la lecture d'un livre l'avant-veille de l'accouchement. J'ai tellement aimé être enceinte que j'en ai oublié l'accouchement. J'étais donc à mon moins deuxième (-2) enfant!

Je me dois d'avouer ici que B. a porté du rose, jamais pour sortir de la maison par contre, mais il en a porté a plusieurs reprise. Un voisin nous avait fait dont de plusieurs pyjamas, dont une dizaine étaient roses et tant qu'à les avoir, on les a utilisés. Déjà le troisième!!!

Encore mieux, avant l'âge d'un an, B. n'a presque pas émis un son. Le 6e que je vous dis!

B. n'a jamais eu de suce, mais si son jouet ou son gobelet tombe par terre, on le rince et voilà tout, même que parfois on fait juste souffler dessus. "C'est des vitamines de scout", comme dirait Péha! Déjà le deuxième!

Pourquoi changer une couche qui n'est pas sale? Encore le deuxième!

Dans le domaine des activités, on en est au troisième, principalement par oubli et manque d'organisation. On aurait bien voulu faire des cours d'aqua-pousette, de natation, de cardio avec bébé et tout le tralala, mais on a toujours oublié de s'y inscrire.

En ce qui a trait aux sorties sans bébé, je dois avouer qu'on en fait très peu. C'est pas qu'on a peur de le laisser avec d'autres, c'est tout simplement qu'on préfère le trimballer partout où l'on va. Et lorsqu'on s'aventure sans lui, on évite d'appeler à tout bout de champs, mais on s'efforce de rentrer tôt. J'imagine que tout ça fait de nous les parents d'un premier enfant!

Étant le plus mignon des bébés, c'est certain que nous n'avons rien fait pendant les premiers mois, que le regarder.

Heureusement, B. n'a jamais avalé de sous et pourtant il en a eu l'occasion. Péha a très tôt appris à son fiston à se mettre une multitude d'objets dans la bouche puis à les recracher dans les airs, ce que B. adore et ce qui le fait tordre de rire. Ce qui nous a aussi souvent mis dans des situations inconfortables, comme cette fois où il s'amusait de la sorte avec un bouchon de bouteille de vin chez nos amis et que ceux-ci, apeurés, passaient leur temps à lui retirer ledit bouchon, faisant ainsi fâcher le p'tit homme devant des parents qui rigolaient de l'attitude de fiston (tout en se disant qu'ils passaient pour des parents complètement irresponsable) en clamant qu'ils avaient tout de même suivi un cours de réanimation et de premiers soins pour bambins. Nous voilà donc au moins au deuxième.

Si jamais un jour on a plus de trois enfants, je ne donne pas cher de leur peau!

** Il est important de lire ce texte avec une pointe d'ironie en tête (même si tous les éléments décrits sont véridique), et nous vous assurons que nous adorons notre progéniture. Nous avons seulement opté pour un style de parentage axé sur la confiance en l'enfant, en lui permettant de vivre ses propres découvertes tout en respectant nos propres valeurs. Prière de ne pas contacter la DPJ! **

lundi 22 septembre 2008

17 mois

Cher fiston,

Il y a déjà quelques temps que tu as célébré ton 17e "moisniversaire" (même que ton 18e arrive à grands pas), et encore une fois je cours après le temps pour te relater les beaux moments que nous avons vécus au cours de ce dernier mois.

Le gros événement du dernier mois est bien entendu ton entrée à la garderie. Malgré que tu n'aimais pas vraiment cela au début, que tu ne semblais pas t'y plaire plus qu'il faut, tu sembles t'y être très bien habitué. Si tu pleurais la première semaine où on t'y a laissé (ce qui brisait à chaque fois mon coeur) et que tu ne voulais plus qu'on parte, aujourd'hui tu te mets à la tâche dès que papa t'y dépose. Bine sûr, il t'arrive parfois de ne pas avoir le goût d'y aller, mais dès que ton éducatrice te tend la main et t'invite à faire une activité, tu y vas d'un pas joyeux. Selon leurs dires, ton acclimatation se passe très bien, tu ne pleures jamais, tu aimes jouer, mais tu joues beaucoup seul. Tu aimes bien faire ta petite affaire et observer les autres. Pourtant, la première semaine que tu es allé à la garderie tu as eu un coup de foudre amicale pour un petit garçons de ton groupe, vous étiez inséparables! Malheureusement, ce dernier a dû changer de garderie et tu dois maintenant te faire de nouveaux amis. Il est vrai que tu es le plus vieux de la pouponnière, mais comme tu devrais changer de groupe d'ici un mois ou deux j'imagine que tu noueras des liens. C'est toute une adaptation, ta vie à la garderie (autant pour toi que pour nous), deux collations par jour, une sieste à heure précise, pas facile pour un enfant qui n'a jamais connu des routines strictes. Pourtant, tu sembles t'adapter très bien, mais tu es tout de même heureux de revenir à la maison, puisque chaque soir lorsque que je vais te chercher tu accoures en tendant les bras vers moi. Ce qui me fait fondre le coeur à tout coup. Heureusement que ça, ça ne change pas!

Tu aimes être entouré de gens, surtout d'adultes, et tu adores qu'ils t'observent et s'occupent de toi. Ce qui fait que lorsqu'une personne t'ignore, c'est vers elle que tu tournes toute ton attention en essayant de la conquérir. Tout un charmeur! Tu as pu nous le prouver encore une fois lors de ce dernier mois d'été, car nous avons fait un petit voyage au Témis, afin d'aller à la Foire gourmande (MI-AM!!). Même si tu étais le seul enfant parmi notre groupe, ça ne t'a pas empêcher de faire le clown et de t'amuser avec tout le monde en allant de l'un à l'autre sans jamais être intimidé. Tu es tellement a l'aise avec tout le monde, ça me fascine chaque fois!






Le mois d'août, en plus d'être celui de tes 17 mois, aura été le mois des amours. Comme je travaillais pour le FRIMAT et que ma cousine Chantal participait au volet concours, nous avons passé une très belle fin de semaine à l'extérieur à écouter de la musique et à jouer dans les jeux gonflables. Comme à ton habitude tu nous as dansé ça, tapant du pied et des mains sans arrêt , peu importe le style musical, ce qui a fait chavirer le coeur d'une juge et artiste invitée du festival: Michèle O. Je ne compte plus le nombre de fois où elle m'a dit que c'était incroyable de te voir danser et comment elle était impressionnée que tu suive autant le rythme des musiques, que tu sois toujours sur le beat! Elle répétait aussi que de te voir lui faisait fondre le coeur et espérer un petit bonhomme comme toi. Je dois t'avouer que tous ces compliments m'ont gonflée d'orgueil et mon parée à attaquer le mois.




En dépit du fait que tu sois si communicatif, tu ne parles toujours pas. On dirait que tu n'en as pas envie, que tant et aussi longtemps que tu ne prononceras pas parfaitement les mots tu ne t'essayeras pas. Bien évidement, tu as balbutié quelques mots : maman, papa, lait (prononcé nait), jus (jjjjuuu!), bye bye, bébé et nez, mais tu semble t'en lasser et ne plus les employer, comme si une fois que tu les avais maîtrisés tu n'en avais plus besoin. Je me dois d'être tout à fait honnête et te dire que tout ça commence à m'inquiéter un peu, surtout que j'ai terriblement hâte de pouvoir discuter avec toi. J'essaye de ne pas trop m'en faire, surtout que je sais que chaque enfant évolue à son rythme, mais j'ai tout de même une petite peur au fond de moi que la parole ne te vienne jamais.

Si tu parles peu avec des mots, tu le fais de plus en plus avec le langage des sourds et muets. Tu as ajouté chat, manger, dormir, lait, maman, papa au seul mot que tu signais (bain) le mois dernier. De plus, tu pointes allègrement tout ce que tu veux, ce qui fait qu'en bout de ligne, la parole n'est pas tout à fait nécessaire pour toi puisque tu arrives à te faire comprendre.
En espérant que le prochain mois nous apportera tout plein de belles aventures. C'est toujours aussi agréable d'évoluer à tes côtés, petit bonhomme qui croque dans la vie.

Je t'aime de tout mon coeur,

Maman xx

samedi 6 septembre 2008

Notre place en garderie

Je l'avoue d'emblée, je n'ai pas choisi ma garderie. Je pourrais même dire que c'est elle qui nous a choisi, ce qui va pourtant à l'encontre de ce que j'aurais voulu au départ. J'aurais aimé une petite garderie dans un milieu familial qui aurait donné de l'amour à mon rejeton. Une maisonnette où il aurait pu manger santé et bio (je sais que ça existe), où on lui aurait fait des câlins, l'aurait fait rigoler, cajolé et où il aurait reçu toute l'attention dont il a besoin. Le problème avec les garderies en milieu familial (GMF), c'est qu'il y a la crème de la crème, mais qu'il y a aussi plusieurs sous-merdes. Comme nous étions en Outaouais toute l'année dernière, il nous était impossible de visiter des GMF et de faire notre choix. Ça me faisait un peu paniquer, d'être si loin et de ne pouvoir rien faire. Heureusement, la vie est tout de même bien faite et met certaines incompétences sur notre route lorsque le besoin se fait sentir!

N'étant pas de nature prévoyante (ni Péha, ni moi), nous avons un peu lambiné avant d'inscrire ma bedaine sur une liste d'attente en garderie, ce que nous avons tout de même fait (environ au sixième mois de ma grossesse). Heureusement, la cousine de mon homme est aussi la directrice d'un des trois CPE locaux. Nous connaissant (mais connaissant surtout Péha), elle nous avait inscrit sur une liste dès qu'elle a su qu'un petit être humain était en route. 

Puis, plus rien... pendant de nombreux mois. Jusqu'au jour, en février dernier, où je me suis décidée a appeler au CPE, pour apprendre qu'on était ni trop près, ni trop loin sur la liste d'attente. Zut! J'ai tout de même retéléphoné quelques jours plus tard, et j'ai parlé à une secrétaire qui en était à son premier quart de travail a vie dans une garderie. Elle m'a affirmé que nous avions une place. J'ai appris beaucoup plus tard que ce n'était pas le cas, que la femme ne savait pas exactement quoi me dire et que comme elle m'en avait trop dit, j'avais effectivement une place. Fiou!

Une place dans l'une des deux seules pouponnière de la ville. Une place dans LA garderie où plusieurs parents rêvent d'envoyer leurs enfants (ça fait beaucoup de mamans qui me le disent). Une place dans une garderie où les éducatrices sont compétentes, selon ma cousine qui est elle aussi éducatrice. Une place dans la garderie la mieux cotée en ville... et pourtant je doute! Je doute d'avoir pris la bonne décision, de ne pas avoir assez fait de recherches et d'avoir rapidement baissé les bras.

Mais par dessus tout, j'aime pas y laisser mon fils en sachant que c'est avec d'autres femmes qu'il créera des liens et que c'est hors de chez moi qu'il passera toutes ces heures. Lui qui, pourtant, ne pleure plus lorsqu'on va le porter, lui qui n'accourt déjà plus lorsqu'on revient, lui qui s'y adapte très bien et ne semble pas traumatisé le moins du monde d'y passer la journée.

Tout ça, c'est sur la mère que c'est difficile!

dimanche 24 août 2008

Mon errance

B. a passé trois journées complètes et une demi journée à la garderie cette semaine. C'est beaucoup plus que ce que j'aurais choisi d'emblée, mais c'est ce que la directrice de l'établissement recommandait afin de faciliter l'entrée réelle en garderie de mon petit boudin, demain. Car, eh oui, je recommence à travailler après 18 agréables mois de "congé".

Je déteste laisser fiston à la garderie, j'ai en horreur les grosses larmes qu'il verse et les cris qu'il pousse lorsqu'on part, et de voir ses petites mains tendues vers moi pour que je le rapporte avec moi, même si je sais que moins de deux minutes plus tard, il s'amuse et adore son temps là-bas (c'est ce que disent les éducatrices et c'est aussi ce que j'ai pu observer du coin de l'oeil l'autre matin. J'avais à peine tourné la tête qu'il jouait déjà. On dirait qu'il veut absolument que je me sente coupable de le laisser là-bas).

J'ai beau avoir tout ça en horreur, j'ai quand même hâte de retourner travailler, de revoir mes collègues, de découvrir de nouveaux visages et de m'épanouir sur d'autres plans. J'aime mon métier et j'ai hâte qu'il me fasse vibrer à nouveau. Si seulement ça n'impliquait pas de faire garder B., je serais aux anges. Je rêverais de travailler à la maison, mais dans mon cas, c'est tout simplement impossible... à moins d'enfanter une équipe de soccer!!!!

Je retourne donc travailler après plus d'un an et demi de maternage. J'ai tellement de préparation a faire! Je croyait que ces 3 journées et demie me donneraient le temps de faire ce que je voulais, mais c'est tout le contraire. En revenant de la garderie, je tourne en rond, je vois la vaisselle sale, la pile de linge à plier et les papiers à ranger, mais je n'arrive pas à faire quoi que ce soit. J'erre dans ma maison en attendant qu'il soit assez tard pour retourner chercher fiston. Si par malheur le téléphone sonne, je me dépêche d'y répondre de peur que la sonnerie ne réveille Bobo... lui qui n'est pourtant pas là. C'est fort les réflexes! J'en ai donc profité pour voir des amies, faire des emplettes (dont le premier manteau d'hiver de B.), aller prendre un café et laisser le temps filer.

J'ai vraiment hâte de retourner travailler, comme ça je saurai m'occuper le corps et l'esprit, pendant que Bobo s'amusera avec ses nouveaux amis à la garderie. Je sais pertinemment que lorsque je retournerai au boulot, mon errance se terminera, ou du moins elle prendra du sens.

vendredi 15 août 2008

Brillante Weblog 2008

Il était une fois, dans une époque très très lointaine, une blogueuse qui recevait des fleurs et ne prenait même pas le temps de remercier celles qui les avaient offertes. À cette époque, la blogeuse, était vraiment heureuse de ces beaux témoignages et se disait qu'elle devait rapidement penser à qui elle offrirait la même "fleur". Malheureusement, c'est à cette même période que la blogeuse fût terrassée par une terrible maladie: la tergiversation! et qu'elle fût enlevée par le prince de l'implication. Beaucoup de sable a glissé dans le goulot du sablier et d'eau a coulé sous les ponts; la blogeuse s'est remise de ses émotions et revient finalement avec les récipiendaires de sa propre Brilllante Weblog cérémonie.


Voici donc les règlements:
-Les gagnantes doivent mettre le logo sur leur blog;
-Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix;
-Désigner 7 autres blogs;
-Mettre les liens de ces blogs sur le vôtre et
-Laisser un commentaire sur les blogs récompensés!



Comme j'ai reçu ce prix à deux reprises, des mains d'Ysa et de Mynaï (en cliquant sur le lien vous pourrez y lire ce qu'elles ont écrit à propos de notre Cocktail de crevettes), je me devais de trouver sept blogues que j'aime lire (parce que oui, il y a en que j'aime pas trop lire, mais que je lis tout de même. J'suis comme ça). Ma plus grandes difficulté a été d'en trouver sept, sept qui méritaient une mention, sept sur lesquels je me jette dès qu'un nouveau texte est publié, sept que j'ai appris à connaître et à aimer.
  1. J'ai commencé à écrire un blogue lors de mon voyage en Asie. J'étais alors avec une amie australienne, qui m'a mise en contact avec sa belle-soeur qui elle aussi bricolait un blogue. J'ai tout de suite adopté les écrits de Cristy, puis le blogue qu'elle a créé avec son amoureux. Même si je ne suis pas aussi puriste, leur vision du monde me touche et me rejoint beaucoup. J'adore lire ce qu'ils ont à dire sur plusieurs situations internationales, sur leur façon de materner l'adorable petite Lili (qui n'a qu'un mois de plus que B.) et sur leur intérêt pour le végétalisme. Malgré le fait que two peas, no pod a ralenti sa cadence ces temps-ci pour cause de thèse de doctorat, je suis toujours impatiente de voir ce qu'ils ont à raconter.
  2. Au départ, je lisais surtout des blogues anglophones, qui alliaient maternage, environnement et conscience sociale. Je me suis longtemps demandée comme ça se faisait que je ne retrouvais pas ce genre de blogue en français, et surtout de ce côté-ci de l'océan. Silencieusement, et un peu honteuse, je jalousais les réseaux de mamans que je découvrais ailleurs. Sachant mon style parental parfois hors norme, je rêvais de pouvoir échanger, et surtout de pouvoir valider certains choix avec d'autres parents. Jusqu'à ce que je découvre Ysa la t'ite mère! Ysa parle si tendrement de ces deux rejetons qu'il est impossible de ne pas être charmé. Son humour lorsqu'elle parle de la vie de tous les jours me fait rigoler à tout coup et sa façon d'être mère me rejoint tellement, surtout que nos bambins on pratiquement le même âge (3 jours). Et que dire de son style littéraire!
  3. Puis il y a eu, Mamzelle Véro et son p'tit farfouillage, qui a fait son coming-out en mai dernier en me laissant un commentaire et du même coup en me faisant découvrir son blogue rempli de tendresse. Ses questionnement sur la maternité, la grossesse et ses expériences me font souvent réfléchir. Puis, sa tendance à aller vers les médecines alternatives m'en apprend beaucoup tout en me permettant de mettre les choses en perspective. J'aime sa façon d'être mère, ces positions sur le cododo et sur l'alimentation des bébés. Elle me fait souvent penser à moi et me fait revivre certains doux moments avec B., et j'envie beaucoup son choix de rester à la maison avec son garçon.
  4. Le blogue de Mynaï est sûrement ma dernière découverte digne de se nom. C'est suite à mon premier billet sur l'allaitement que j'ai l'ai découvert. J'y ai trouvé la magnifique plume d'une femme totalement mature, malgré son jeune âge, qui vit une vie paisible à la campagne. Une femme qui se questionne beaucoup, qui choisit d'élever son fils, qui n'a que 2 jours de différence avec le mien (décidément, les astres étaient alignés!), un peu comme je le fais avec le mien, ce qui me réconforte souvent dans mes choix. Quelqu'un qui a toute une force de caractère tout en étant souvent insécure (là aussi je me retrouve). Une femme qui tente par tous les moyens de s'épanouir et d'atteindre le bonheur.
  5. Chez Joa je viens chercher autre chose, bien qu'elle soit une autre maman-alternative: c'est son quotidien qui me fait y revenir. J'ai découvert ses écrits il y a longtemps et elle me fait vraiment rigoler. J'aime sa façon de présenter les choses, de parler des petits détails et de les tourner en rigolade. J'envie sa nonchalance et son autodérision. J'adore (presque autant que le mien) son chum et son humour salace. Même ses enfants ont hérité de ce don.
  6. Une petite étoile verte (sur une planète plus brune que bleue) était écrit par mon amie Élisou, je dis était car depuis qu'elle héberge une être humain dans sa bedaine, son blogue est muet. Mettant à contribution sa maîtrise en environnement et ses innombrables talents de communicatrice, elle y rédigeait (et y rédigera bientôt) des chroniques (aussi publiées dans un journal estrien) portant sur l'environnement. Ses textes sont toujours savamment ciselés, présentant des faits, des solutions et des interrogations. Ils abordent toujours, de façon positive, un sujet différent en nous permettant de se questionner et de changer le monde un geste à la fois, comme disait l'autre. J'aime la lire, parce que après tout, il n'y a pas juste les enfants dans la vie!
  7. Jean-Michel et Elaine me font rêver avec leur périple Autour du globe. Leur voyage, à la dure, me permet de voir le monde en direct de mon salon. J'envie leurs aventures, mais mais je me console en les vivant un peu par procuration. Moi qui rêve de partir avec pack-sac, chum et enfant, je me délecte de ce qui leur arrive en attendant mon tour. Malheureusement, eux aussi ont ralenti le rythme de la publication de leurs récits d'aventure depuis leur arrivée en Australie.

jeudi 14 août 2008

Le repos, le retour et le début

J'ai momentanément délaissé ce blog pour festivaliser, pogner une grippe et me soigner!

La fin de semaine dernière avait lieu le FRIMAT, à exactement deux maisons de chez moi (et encore, une de celle-ci est un gros garage!). Comme je suis membre du comité organisateur, ma fin de semaine a été lourde en émotions et en occupation. Tant pis! J'ai vraiment eu un beau festival, fait de belles rencontres, découvert de grands talents et pogné la grippe de l'été. Depuis, je parle comme un vieille chatte de gouttière, je tousse comme un robineux en me trimbalant d'un fauteuil à un autre avec mon éternel tasse d'eau chaude-citron-clous de girofle-miel et en me lamentant! Cough! Cough!  

Qui dit FRIMAT dit retour du meilleur groupe de Death Metal en ville: Méconium! Les trois joyeux lurons, plus matures que jamais, reviennent cette année avec une deuxième tournée qu'ils ont baptisée le Dental Tour. Cette tournée met en vedette les plus grands succès de leur deuxième album aux allures trash-métal-sanglant-existentiel : "Oragel Junkies", "Bleeding Gums", "Stay Away, I Bite", "Nipples Terrorists", "Burning Butts", "High Pitch Screamers", "I Got Flaming Rashes" et "Let's Hang The Tooth Fairy". Que de plaisir! Merci encore à AAC pour l'exécution graphique et le gros fun noir!

Puis, mardi B. a fait son entrée à la garderie (entrée progressive, il va sans dire), gros changement pour le petit bonhomme qui ne se fait quasiment jamais garder. J'ai alors découvert que j'ai le fils le plus ingrat de la terre: alors que les autres enfants (des habitués de la place, en plus!) pleuraient en réclamant que leurs parents les ramènent avec eux, le mien jouait nonchalamment dans le sable, sans même se soucier de moi. J'ai eu beau le saluer à six reprises, il n'a pas bronché, ne m'a pas envoyé la main, pas fait de bisous volés, par de crise, même pas une petite larme de rien du tout. Rien pantoute! Juste des: "Wow! c'est le fun la garderie, y'a bien plus de jeux que chez nous... et plus d'enfants... et plus d'adultes pour s'occuper de moi... c'est cool!". L'ingrat, il va me le payer... et y retourner dès ce matin! WOUHAHAHAHA! (rire infâme ici, idéalement avec de l'écho.)

Sérieusement, selon son éducatrice, c'est bon signe, signe qu'il est bien avec lui même, qu'il a développé une belle autonomie (dans les dents, les récalcitrants du cododo et de l'allaitement maternel prolongé!) et qu'il est heureux. Que dans le fond, c'est flatteur que mon fils se foute de moi! Et il paraîtrait que c'est beaucoup moins lourd pour un coeur de maman que de laisser son enfant en crise à des étrangers. Espérons qu'il s'y plaise autant dans les jours qui viennent!

mardi 5 août 2008

Aider une maman qui allaite

Ce texte est écrit dans le cadre de la Semaine mondiale de l'allaitement maternel.

Mynaï a noté dans mon dernier billet que la clé de l'allaitement réussi réside dans l'appui que l'on reçoit de notre entourage/marraine d'allaitement/équipe médicale.

C'est une vérité tellement simple qu'elle est souvent oubliée. Quand une nouvelle mère de mon entourage éprouve de la difficulté à allaiter son nourisson, j'essaye de lui en parler, de lui fournir de la documentations et surtout des mots réconfortants. Le hic est que j'ai toujours peur d'aller trop loin et devenir fatiguante. J'ai beau me dire que l'allaitement reste un choix, il a été et est si merveilleux pour moi que j'ai envie que toutes le réussisent aussi. J'ai si peur d'avoir de la difficulté à tracer la ligne entre aide et acharnement que je me fais souvent très (trop) discrète.

C'est justement le theme de la semaine mondiale de l'allaitement maternel: le support des mères. Je n'ai rien trouvé en français sur le sujet, mais la LLL américaine présente une liste de choses à faire afin d'aider une mère à réussir son allaitement. Je la copie ici, même si elle n'est qu'en anglais:

You can "go for the gold" when you --

  • give a mother the phone number of an LLL Leader.
  • tell a first-time breastfeeding mother she is doing just fine.
  • bring the new mother a nutrious snack and a big glass of water.
  • as an employer, accommodate a mother's need to pump with a private comfortable space.
  • as the baby's father, intercede with family and friends so that mother and baby can feel confident.
  • write to legislators to support the enactment of laws supporting paid maternity leave and mother-friendly workplaces.
  • contact an emergency relief organization and request training to help in emergency situations, especially in breastfeeding support.
  • take care of your health and nutritional needs during pregnancy and lactation.
  • set up or join a network of lactation experts in your community.
  • provide transportation to a mother to attend an LLL meeting or visit a lactation consultant.
  • advocate for legislation that enacts the provisions of the WHO/UNICEF Code of Marketing.
  • ask for support and offer support to others.

J'y penserai pour mes prochaines interventions. Et pour les mères enceintes, j'utiliserai la réplique de Mynaï : Le premier mois et demi c'est l'enfer, ça fait mal un peu et beaucoup parfois, vous ne ferez rien d'autre, mais après c'est le bonheur...

lundi 4 août 2008

L'oublie du corps

Ce texte est écrit dans le cadre de la Semaine mondiale de l'allaitement maternel.

Savons-nous comment allaiter? Le savons-nous vraiment? Le savons-nous instinctivement? Devrions-nous l'apprendre, comme on apprend à aller à vélo? Si c'est inné, comment se fait-il qu'il y ait tant de femmes qui ne peuvent pas allaiter? Qu'il y a tant de mères qui multiplient les mastites, les engorgements et qui souffrent à donner le sein?
Pendant des générations, l'allaitement était la seule (ou presque) façon de nourrir un nourrisson. Puis est venue l'époque des formules toutes faites qui, disait-on, étaient "bien mieux pour l'enfant". Pendant plusieurs années, le sein ne fut plus la norme. J'ai été bien étonnée d'apprendre que ma grand-mère de 82 ans n'avait allaité que ses premiers enfants. Déjà à l'époque, un médecin ou une belle-mère (j'oublie lequel) lui disait que ça la fatiguerait. Moi, c'est de faire des biberons qui me fatiguerait, mais bon, ça c'est un autre débat.

L'allaitement ayant été remisé au placard (c'est une image... quoi que...), plusieurs femmes de la génération de ma mère (et un peu plus agées) ont choisi d'y aller avec le biberon: normal, c'est ce que LA médecine leur dictait. Leurs filles ont alors fait comme leur mère, c'est du moins le cas des femmes fin-trentaine de mon entourage. Ça fait donc deux générations de mamans non-allaitantes. Je me dis donc qu'il est tout à fait normal que nous ayons oublié comment allaiter. Plusieurs mamans de ma génération n'ont même jamais vu une femme allaiter avant les cinq dernières années. Historiquement, les enseignements en la matière se passaient de mère en fille au fil des générations, comme c'est encore le cas dans certaines cultures.

Je suis encore convaincue que l'allaitement est un geste naturel, qu'il devrait couler de source pour toutes comme ça l'a été pour moi. Comme ce n'est pas toujours le cas, je me demande si socialement nous n'avons pas déprogrammé le corps de la femme à coups de grands changements. Sinon, comment expliquer le fait que plusieurs femmes sont incapables d'allaiter ou du moins ont de grandes difficultés à le faire? J'imagine qu'un geste si naturel s'apprend à même les expériences que nous avons vécues. Pour certaines, le fait de ne pas voir le sein comme un appendice nourricier leur aura créé des images affectant leur psyché, s'imaginant la chose hors norme. Et pourtant! Le fait de ne pas connaître de mère allaitante fait de ce geste une action marginale pour d'autres. Bien que notre société, suite à certaines pressions, fasse désormais une place sur la plus haute marche du podium à l'allaitement, il y en a encore pour penser que ce n'est pas la mère a boire (jeu de mots douteux...). Et surtout, comment expliquer qu'ailleurs dans le monde, dans les sociétés où la femme a toujours allaité, les mères n'ont pas ou peu de problèmes relié à l'allaitement? Serait-ce parce que socialement les femmes s'entraident dans ce domaine, se suportent et s'appuient les unes les autres?

Voilà un sujet bien antrhropologique! Il y aurait de quoi en faire une thèse...

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