dimanche 13 juin 2010

Mamelles technologiques

Petite note humoristique!

À l'occasion, je parle avec des mamans en devenir qui veulent allaiter, et elles me demandent parfois si j'ai des trucs. Alors afin peut-être d'en aider d'autres, voici ce que je dis le plus souvent, du haut de ma grande sagesse lactée (ben quoi? J'ai quelques litres de lait à mon actif, tout de même).
  1. Il faut premièrement être convaincue qu'on veut allaiter ou avoir un bébé, qui lui est généralement convaincu que c'est ce qu'il veut. Pour être certaine de réussir son allaitement, il faut garder en tête que ce n'est pas toujours facile (c'est même parfois très difficile), et que beaucoup de gens vont tenter de vous décourager de le faire. Quand on est certaine de ce qu'on veut, on devient vraiment entêtée.
  2. Il faut se donner du temps, c'est parfois pas si naturel que ça l'allaitement, ça prend du temps à se mettre en place.
  3. Il faut être foncièrement paresseuse. C'est vrai quoi, se lever au beau milieu de la nuit pour faire des biberons, stériliser toutes ces bébelles, aller acheter du lait en poudre, etc. Ouf. Comparez ces tâches répugnantes avec l'action toute simple de vous sortir un sein déjà gorgé de lait, naturellement stérile (et même rempli d'anticorps!). Oui, je vous le dis, être paresseuse est parfois payant.
  4. Il faut aimer se blottir avec son poupon. Particulièrement facile l'hiver avec ses grands froids, moins évident quand le facteur humidex est dans le tapis.
  5. Il ne faut pas avoir peur de s'endormir souvent avec un mini pendu au sein, au risque de se sentir comme une suce humaine.
  6. Et finalement, il faut aimer prendre son temps... et avoir du temps entre les mains.
Je dis aussi qu'un beau cadeau à offrir à une maman qui allaite (un cadeau cher, mais utile) est de lui donner un iPod Touch et une connexion Internet sans fil pour la maison. J'ai eu mon iPod quand B. avait plus d'un an et demi, et quel bonheur ce fût de l'allaiter en lisant mes courriels! Premièrement, les séances me semblaient moins longues; car soyons honnêtes, au début on s'émeut et on savoure la symbiose avec notre poupon, mais après mille séances, des gerçures, des morsures, des coups de pied et autres la magie s'estompe un peu, disons... Deuxièmement, je n'avais plus à regarder Facebook, Twitter et mes courriels par la suite puisque c'était déjà chose faite, et j'avais tout mon temps pour jouer avec fiston et être maman le reste de la journée!

Bon, ça peut sembler un peu puéril comme suggestion, mais si ça peut prolonger l'allaitement de certaines, pourquoi pas!

vendredi 11 juin 2010

{ce moment}

{ce moment} est un rituel du vendredi initié tout d'abord par Soule mama puis au Québec par M comme Maman. Il s'agit de mettre une photo sur son blog, une seule photo - aucun mot - qui capture un moment précieux de la semaine qui se termine. Un moment magique que nous désirons savourer et partager.

Toc! Toc!

La grossesse a beau me donner des maux de coeur, me faire dormir tout le temps et me faire me casser la tête, elle a aussi ses beaux moments.

J'ai beau lire un peu partout qu'on ne devrait pas sentir le bébé bouger si tôt, me dire que c'est impossible, je le sens tout de même. Pour faire honneur à la Coupe du monde qui se met en branle aujourd'hui, je peux dire que c'est un ou une véritable virtuose du coup de pied que j'ai dans le ventre. Je sens depuis déjà (au moins) trois semaines cette petite écrevisse qui nage en moi... elle bouge tellement que même mon chum a pu sentir un de ses coups il y a une semaine.

Voilà c'est tout, tout simple, tout doux, mais c'est tellement ce que c'est la grossesse et surtout ce que ce devrait être... alors fini de parler des bobos (c'est à croire que j'ai déjà 80 ans!)!

mercredi 9 juin 2010

La couleuvre

L'été dernier, j'ai découvert que nous avions ZE couleuvre qui se promenait sur notre terrain, ZE parce que c'est de loin la plus grosse que j'ai vue de ma vie, tellement que je me suis dit qu'un voisin avait certainement perdu son serpent. Cette couleuvre n'était pas seule, puisqu'on en a aussi vu une plus petite, et c'est justement une plus petite qui vient de réapparaître sur mon terrain.

J'haïs pas les couleuvres, mais disons que je ne suis pas fan, pas que je les trouve laides (quoique c'est loin d'être cute, ces petites bestioles!) ou que j'en ai peur... Ce que je déteste, c'est qu'on ne les voit jamais venir. Elles finissent toujours par se sauver au dernier moment et nous font faire le saut en même temps. En fait, ce que je déteste des couleuvres, c'est justement ce sursaut qu'elles me font faire.

Je me console en disant qu'elles mangent toutes les foutus bestioles qu'il y a sur mon terrain...

vendredi 4 juin 2010

Grossesse à risque?

J'ai pas toujours le goût d'en parler, et des fois c'est tout à fait le contraire et j'aurais besoin de ventiler le tout. Alors voilà ce qui me tracasse beaucoup en ce moment:

J'ai dû rencontrer une gynécologue, il y a environ quatre semaines, afin de l'aviser que j'existais et que j'étais un cas qu'elle devait garder en mémoire. Mon médecin voulait surtout que je la voie pour s'assurer qu'il n'y avait pas de contre-indication à ce que j'accouche, mais comme mon neurochirurgien ne voit aucun problème à l'accouchement naturellement, l'AVAC (accouchement vaginal après césarienne) est envisageable (Yeah!) selon elle.

Par contre, la gynéco voulait que je rencontre un anesthésiste pour voir s'il me sera possible de recevoir une péridurale ou pas. J'ai eu trois rendez-vous au cours des trois dernières semaines et les deux premières fois j'ai oublié de m'y présenter (la première fois j'étais certaine qu'on était jeudi et non pas vendredi et la deuxième ça m'est sorti complètement de la tête... foutues hormones, foutu manque d'orientation temporelle dû au congé de maladie, et surtout foutu horaire surchargé), moi qui n'ai jamais manqué un rendez-vous médical de ma vie! Ils m'ont finalement donnée une autre et dernière chance. Rendez-vous que je n'ai finalement pas manqué!

Pas que je veuille absolument avoir un épidurale pendant mon accouchement, mais j'aimerais savoir si c'est possible, car si l'AVAC ne se déroule pas comme il faut et que je ne suis pas en mesure de subir cette anesthésie locale, ils devront m'endormir, ce que je veux éviter à tout prix. J'ai tellement trouvé ça long mon heure d'attente dans la salle de réveil à la naissance de B. que je ne peux m'imaginer avoir à attendre encore plus longtemps cette fois-ci. Au moins, cette fois je vais m'y être préparée et il est certain que j'inscrirais mes volontés advenant une autre césarienne dans mon plan de naissance, comme entre autres un peau à peau obligatoire avec papa. Voilà ce que je me disais avant ma rencontre avec l'anesthésiste...

La rencontre fut brève: en feuilletant mon dossier, il m'a dit que c'est pas la présence d'un petit kyste (petit mon oeil... j'ai impressionné deux neurochirurgiens avec ça!) dans la boîte crânienne qui va les empêcher de me piquer dans le dos. J'étais donc soulagée et je me suis dit que la gynéco le serait aussi. Hourra!

Malheureusement, le hourra! fût bref! À peine deux heures après mon retour à la maison, ma gényco m'a téléphoné, ne sachant pas que j'avais vu un anesthésiste le jour même, puisqu'elle avait discuté de mon cas avec deux membres du département, dont le chef, et que tous s'entendaient pour dire qu'ils ne voulaient pas avoir à me geler (ni localement, ni totalement), vu la grosseur du kyste et parce qu'il n'y a pas de neurochirurgien en région. Bref, ils ont la chienne que le tout explose et qu'ils soient blâmés pour le tout... c'est quand même compréhensif, mais je fais quoi avec ça?

Première option: m'envoyer accoucher à Montréal, près d'un neuro, ce qui voudrait dire que je devrais quitter ma région vers la 36e semaine. Je serais malhonnête si je disais que ça m'enthousiasme!

Deuxième option: je pourrais aller accoucher dans la ville voisine (110 km) puisqu'il y a une neurologue sur place et que elle, au moins, elle pourrait reconnaître mes symptômes (j'ai même pas de symptômes!) au cas ou le kyste rupturerait.

Troisième option: on planifie une césarienne et je mets une croix sur l'AVAC pour le restant de mes jours.

D'ici là, je suis le cas dont on discute dans les corridors de l'hôpital. Ma gynéco fait des recherches qui ne sont pas super fructueuses: jusqu'à ce jour, elle a trouvé seulement trois cas de femmes qui ont eu des enfants tout en ayant un kyste dans le coco... toutes trois ont eu une césarienne planifiée, ce qui fait pencher ma gynéco pour ça aussi. Par contre, elle a toujours pas d'anesthésiste pour l'assister. Elle devait aussi contacter mon neuro cette semaine pour voir avec lui quels sont les risques et ce qu'on doit faire en cas de rupture (réaction rapide ou pas, ce qui devrait déterminer la ville où bébé va voir le jour). Pendant ce temps, mon cas est étudié par un "board" d'anesthésistes à Montréal. Disons que j'ai hâte d'être fixée!

Tout ce récit peut sembler froid; j'arrive pas trop à ressentir des émotions vraies dans tout ce brouhaha, j'ai l'impression d'être barouettée dans tous les sens. Je vois par contre deux bons côtés à tout ça: premièrement, je me sens prise en mains, j'ai l'impression que tous ces spécialistes (en plus de se sauver le cul) essaient de tout planifier en envisager les possibles d'avance afin de ne pas être pris au dépourvus... Deuxièmement, je mise sur leur désir d'être publiés un jour (car ne l'oublions pas, je suis un "cas"!), de faire partie de l'histoire et ainsi pouvoir vivre l'AVAC que j'aimerais vivre!

jeudi 3 juin 2010

C'est pas une réussite!

J'ai peut-être pas réussi mon défi d'écriture, mais au moins j'ai écris un peu plus qu'à la normale. Les fins de mois sont complètement ahurissantes ici avec la production du journal. C'est pas une excuse, mais un début d'explication. De plus, j'ai maintenant l'impression d'écrire sans être lue, j'ai aussi le sentiment de ne pas avoir le temps d'écrire sur ce que j'ai vraiment envie de dire. Voilà pourquoi sur les 18 messages que j'ai publiés, 6 ne disaient rien (quoiqu'une photo en dit souvent beaucoup plus!), pourtant j'avais rédigé, au préalable, une liste de sujets à traiter... j'ai eu le temps d'en faire un seul: celui de l'annonce de ma grossesse. Alors comme j'ai plusieurs sujets en tête (et sur papier) je vais continuer, avec moins de contraintes, mais je vais tout de même me lancer un petit défi d'été... sans pression!

lundi 31 mai 2010

Le premier trimestre

Lors de ma première grossesse, le premier trimestre avait été fort simple, du moins si je me souviens bien. Cette fois par contre, j'y goûte ardemment.

J'ai passé quelques semaines à vouloir ne manger que des légumes crus ou des fruits, rien qui n'avait d'odeur, alors "out" l'idée de cuisiner autre chose que des toasts au pain blanc (!!!) avec du beurre. Pauvre chum qui s'est tapé (et se tape encore) la préparations de tous les repas! Avoir le coeur sur la flotte est devenu une manière d'être pour moi, du matin au soir et même lorsque je me réveille la nuit. Selon mon médecin, il se peut fortement que j'aie de ces nausées tout au long de ma grossesse et même après, vue ma condition.

Bref, le premier trimestre est loin de cet état de zenitude dans lequel a baigné ma première grossesse. Je passe mes journées à vouloir faire la sieste et avoir mal au coeur. J'ai tellement le coeur sensible que ça m'a pris plusieurs jours avant de lire le texte d'Elisou sur ses nausées du 1er trimestre: j'avais vraiment peur que le coeur me lève. Je me motive en pensant aux journées qui vont bien et sinon je me lance la bouche la première dans ma fourniture de d*clectin.

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