jeudi 31 juillet 2008

La fin de juillet

Voilà un autre défi de terminé, 31 billets en autant de jours. 
Heureusement, car le mois d'août s'annonce bien occupé:
- Le FRIMAT
-Entrée à la garderie de B.
-Retour au travail
-Quelques réunions
... et toujours notre beau gros projet!

Pourtant j'ai une tonne de sujets en banque pour de nouveaux billets. Écrire c'est une bonne façon de faire jaillir les idées!

Rien qu'une mère?

Je discutais il y a quelques jours avec un ami que je n'avais pas vu depuis quelque temps. On parlait de tout et de rien, de nos familles, nos emplois et du monde qu'on connaît. Il s'est mis a me parler d'un autre couple d'amis, du fait que l'homme parlait toujours de ses rénos et que la femme n'avait comme sujet de conversation que sa progéniture. Cette phrase m'a emmenée à réfléchir sur la perception des gens face à moi. Depuis que B. est né, est-ce que je ne suis que sa mère?

C'est vrai que sur ce blogue, mon sujet de prédilection est sans contredit ma vie de maman et les "exploits" de mon fiston, mais est-ce le cas dans la vie de tous les jours? Je n'ai pas honte de la mère que je suis devenue, mais je ne voudrais pas me définir que par ça. J'ai trop longtemps été que la fille de Monsieur J. ou la blonde de Péha, je ne veux absolument pas devenir la mère de B. et rien d'autre. C'est important pour moi d'avoir ma place à moi, de pouvoir me définir par mes actions, mes opinions ou mes fonctions. J'ai longtemps combattu pour qu'on ne me perçoive pas que comme la fille de mon père (pas facile d'avoir un papa qui en mène large), que je réclame maintenant ma place au soleil. 

J'ai peur que ma maternité me définisse maintenant complètement. J'aime mon nouveau rôle, j'aime être une maman, mais je veux aussi exister en dehors de cette fonction. J'ai peur que cet ami pense la même chose de moi, et que d'autres amis pensent ainsi de surcroît. Vivement que les vacances finissent (wô! je délire tout de même un peu) pour que je me retrouve d'autres définitions, d'autres intérêts, d'autres buts. La maternité aura sans doute toujours une place de choix dans mes préoccupations, mais j'aimerais ne pas devenir unidimensionnelle. Ne pas ressembler à ces mères qui n'ont comme seuls sujets de préoccupation leurs enfants, leur maisonnette et leur ménage. J'aspire à être une personne qui s'épanouit sur plusieurs plans! 

Ce texte n'est pas un jugement face aux mères au foyer; au contraire, je les envie souvent. J'ai juste peur qu'à ne côtoyer que mon fils, ma vie n'en vienne à ne tourner qu'autour de lui.

mardi 29 juillet 2008

Joyeux Noël!!!!!

Ce soir, en revenant de notre marche, ce n'est pas une, mais deux maisons décorées de leurs lumières de Noël, allumées en plus, que nous avons vues dans notre village.

C'est déjà Noël? Wow, c'est vrai que le temps passe vite! Y'en a qui disent qu'on a pas eu d'été, mais y'a toujours bien des limites...

lundi 28 juillet 2008

Acheter les consciences

Hier, peu de temps après avoir écrit mon billet sur mes belles couches lavables, j'écoutais un documentaire à Télé-Québec qui fut momentanément interrompu par une pause publicitaire où j'ai appris plein de choses.


J'ai ainsi découvert que si j'achetais un paquet de couches Pampers, j'aidais du même coup un enfant dans un pays en voie de développement. Toujours selon la pub, à l'achat de chaque paquet, la compagnie paye un vaccin qui pourrait sauver la vie d'un enfant. "AIDEZ les bébés dans le besoin à avoir un meilleur avenir! À l’achat de tout emballage Pampers spécialement identifié, Pampers fera un don équivalent au coût d'un vaccin pour aider l’UNICEF à protéger une femme enceinte et son bébé contre le tétanos*." - Site Web de 1 emballage = 1 vaccin Le geste est noble, sans contredit. Il me fait même sentir "cheap" de ne pas acheter de ces couches et ainsi sauver les bambins africains, mais je me questionne tout de même. Pourquoi est-ce qu'ils ne travaillent pas à rendre leur produit plus éthique, à le rendre moins dommageable pour l'environnement? Pourquoi ne font-ils pas ce geste dans l'ombre au lieu de le publiciser?


Cette pub me dérange, tout comme m'avait dérangé une autre publicité, celle-ci de serviettes sanitaires qui venaient en aide à des femmes dans des pays où menstruations riment avec retrait de la société. J'ai de la difficulté avec le fait qu'on veuille aider avec des produits de consommation, principalement avec des produits qui ont de lourds tares. Ce que j'ai vu dans mes études en développement international me permet de douter de l'authenticité de la générosité de ces compagnies (qui en fait n'en sont qu'une, Always et Papmers appartenant au même groupe!): c'est toujours bien vu d'aider plus petit que soi... surtout les femmes et les enfants (surtout auprès du public féminin), mais c'est généralement des dons calculés.


Je ne peux que comparer ces histoires à celles d'une compagnie de lait maternisé qui a commercialisé ses produits en Afrique, avec l'argent des consommateurs occidentaux, et qui a ainsi fait des ravages. En effet,cette compagnie rencontrait des jeunes mères dans des zones où la famine était reine, leur expliquant que vu que leur alimentation était faible (voire très mauvaise), elles devaient arrêter l'allaitement de leur bébé pour en assurer le bien-être. Mais n'ayez crainte, pour les aider, la "gentille" compagnie leur fournissait gratuitement du lait maternisé. Après tout, là était son champ d'expertise! La gratuité du produit se poursuivait sur une base mensuelle... juste assez longtemps pour que la production laitière de ces mères, sous-alimentées, cesse. Après quoi il leur fallait débourser des sous pour se procurer le lait. Les mères, sans ressources, ont alors dilué le lait afin d'en avoir plus longtemps et l'ont ainsi appauvri, ce qui a eu pour effet de rendre leur progéniture malade. La compagnie a fait fortune, l'allaitement a perdu du galon et c'est des ONG locales et internationales (donc nos gouvernements) qui ont dû payer les coûts des frais hospitaliers et de l'approvisionnement en lait maternisé... sans parler du fait qu'il y a eu mort d'homme. Alors laissez-moi douter des bonnes intentions de cette compagnie!


J'ai finalement fait des recherches; c'est qu'il y avait un petit astérisque à la fin de leur beau message. "*Pour chaque emballage spécialement identifié de couches PampersMD Swaddlers SensitiveMC, SwaddlersMD, CruisersMD et Easy UpsMDet de lingettes Pampers Sensitive, SwipersMC, Clean ’n GoMD acheté aux États-Unis et au Canada du 1er avril au 31 août 2008, la marque Pampers versera 0,05 $US au Fonds américain pour l’UNICEF afin d’aider à procurer un vaccin antitétanique à une femme enceinte du monde en développement. Pour plus d’information, visitez www.pampers.ca , www.unicefusa.org/pampers ou www.unicef.ca. L'UNICEF n’appuie aucune marque ni aucun produit. Aucune fraction du prix d’achat n’est déductible." Ce qui veut dire que la compagnie ne remettra que 5 sous par paquet acheté, et ce seulement si l'achat est fait entre le 1er avril et le 31 août, qu'ils en vendront encore plus parce que d'autres personnes, un peu comme moi, se sentiront coupables et voudront faire un geste qui aide autrui, et qu'en bout de ligne cette compagnie fera encore plus d'argent. Si elle donnait un gros chèque, sans s'emplir les poches, je serais sûrement la première à applaudir, surtout que ce n'est probablement pas de la frime puisque les Nations Unies se sont alliées à eux pour ces deux campagnes, mais dans les circonstances j'aime encore mieux faire un chèque directement à l'organisation en charge du programme.


C'est fou ce qu'on découvre quand on essaie d'aller plus loin que ce qu'on nous montre... et ce sans grands efforts!

dimanche 27 juillet 2008

En bas de la ceinture

Voici un sujet que je traîne depuis des lustres... en me disant que ça pourrait peut-être servir à d'autres.

Ma conscience écologique ayant été développée depuis longtemps par des parents Hippie-granola-activistes, par mes recherches, par mes constats et parce que c'est ben de notre futur, de nos conditions de vie et de la survie de notre habitat qu'on parle, il allait de soi que j'agisse de la sorte avec ma progéniture. Je ne sais plus trop où j'en ai entendu parlé, où j'ai relu de l'informations sur le sujet, mais une de mes décisions allant en ce sens était de fournir au popotin de fiston des couches de coton. Parce que s'il y a bien un geste que l'on fait souvent avec un bébé, c'est de le changer une couche. Il m'était donc important de donner une portée à ce geste et de le rendre le plus responsable possible.

Enceinte, j'ai longuement lu des textes, des blogues, fait des recherches dans Internet, consulté des forums et surtout comparé les différents modèles avant de finalement choisir celles que je voulais. Il y avait tellement de choix (il y en a encore plus aujourd'hui) que c'était un réel casse-tête de choisir. Elle est bien loin l'époque où ma maman m'a fait porter des couches de coton pliées: les couches d'aujourd'hui ressemblent drôlement aux couches jetables en étant préformés afin d'imiter leurs consoeurs éphémères. J'ai donc fait appel aux connaissances de ma mère en matière de couches et couture: je lui ai envoyé ma sélection et lui ai demandé ses commentaires. C'est comme ça que je me suis retrouvée avec un "kit" économique de la Mère Hélène et un autre de Doux bébé (leurs couches en ratines avec velcros sont maintenant en chanvre avec snappi), ce qui me faisait un ensemble complet que j'ai enrichi de cache-couches Bummies.

Malgré un début un peu infructueux, nous avons vite appris à apprécier nos couches. Ayant choisi des couches qui pourraient faire à notre bébé de sa naissance à sa propreté, nous avons dû apprendre à les plier un peu pour qu'elles fassent à un mini-Bobo. Même si je suis une convaincue finie, j'ai parfois de la difficulté à révéler le fait qu'on ait choisi la version économique-écologique-éthique des couches, j'ai toujours un peu l'impression de me faire juger. Les gens s'imaginent souvent qu'on se retrouve les deux mains dans la m*rde plus souvent qu'à notre tour et surtout qu'on se complique la vie. Pour ne pas avoir à expliquer mes choix, j'évite le sujet... malgré que Péha lui le crie haut et fort. Je n'ai pas honte, bien au contraire; en fait, j'assume pleinement, j'ai juste plus le goût de me justifier. Pourtant, si les gens savaient, ils découvriraient à quel point c'est simple et probablement qu'à notre place, ils prendraient la même décision.

Nous on a choisi de faire tremper les couches, mais selon mes recherches, on est une minorité à le faire, afin d'éviter certaines propagations de bactéries. On a donc deux sceaux, un pour les couches d'urine et une pour le reste! Quand vient le temps de laver (aux trois jours environ), on verse tout le contenu des sceaux (l'eau incluse) dans la laveuse. Un cycle d'essorage, un de rinçage, un lavage et un autre rinçage et nos couches sont prêtes à se faire étendre où à se faire sécher, tout dépendant de la température. On lave même les petits feuillets qui n'ont eu que de l'urine dessus. C'est extrêmement économique (une économie d'au moins 1500$) et tellement plus écologique (même avec l'utilisation de BEAUCOUP d'eau), surtout quand on sait qu'une couche jetable peut prendre jusqu'à 500 ans à se décomposer, qu'un enfant moyen en consomme 5000 dans sa vie et qu'on a besoin de près de 5 arbres pour les constituer.

Avec nos couches, B. n'a jamais eu de rougeurs aux fesses, sauf lors de poussées dentaires. Il a eu un popotin bien garni, donc a pu se laisser tomber dessus sans se faire trop mal. A eu de très jolis couvre-couches, rien à voir avec les personnages de Disney des marques commerciales. Et il a fait sa part pour la planète (et notre portefeuille).

C'est certain qu'on doit apporter plus de matériel quand on part en expédition (car oui, nous utilisons aussi des lavables à l'extérieur de la maison): les couches, les couvre-couches, les doublures, les feuillets et le sac pour couches souillées... Lorsqu'on revient à la maison, on a qu'à vider ledit sac dans le sceau à couches. Simple comme bonjour! Je dois par contre avouer qu'au départ, lorsqu'on quittait la maison pour plusieurs jours, on achetait des couches de marques commerciales, mais nous ne le faisons plus depuis que nous avons découvert des couches biodégradables. C'est pas du lavable, mais c'est presque aussi bien! Elles sont un peu plus coûteuses, mais comme nous n'en achetons que très rarement, la différence nous importe peu.

Finalement, les mamans se plaignent souvent que le derrière de leur bambin est plus gros avec des couches lavables; c'est juste, mais ça ne l'empêche pas d'être mignon. Et puis cette grosseur est sûrement liée au fait que mes lavables n'ont JAMAIS débordé... je ne peux pas en dire autant des couches jetables. Une vraie de vraie vendue, j'vous dit!

** Édit** Je viens de découvrir, sur un Forum, que les couches Moltex auraient été rachetées par Procter et Gamble (Pampers) et qu'ils en auraient changé certaines composantes. Par contre, je ne sais pas si cette source est fiable, je vais continuer mes recherches.

samedi 26 juillet 2008

NON!

La période du non arrive normalement vers l'âge (apparemment fatidique) de deux ans. Cette période d'opposition et de "forgeage" de la personnalité fait de bébé un être souvent bien difficile a gérer. Bébé s'affirme en disant ce qu'il veut et plus souvent qu'à son tour ce qu'il ne veut pas. 

La période du non que nous vivons en ce moment est pourtant bien différente. B. refuse peu de choses; au contraire il est toujours enclin à de nouvelles aventures. Le non, chez nous, c'est nous qui devons le dire une bonne centaine de fois par jour.

- Non! Monte pas sur la table.
- Non! Fouille pas dans la poubelle.
- Non! Touche pas à ça.
- Non! On mord pas les mollets de maman.
- Non! Tire pas les poils du chat.
- Non! On lance pas ses jouets... sauf le ballon. (Ouain, c'est pas clair!)
- Non! Non! Non! Non! Non! Non! Non! Non! Non! Non! 

Y'a rien a faire, il veut rien savoir et surtout rien comprendre. Il ne fait que répéter les gestes jusqu'à épuisement des parents. Et je dois avouer que c'est parfois un peu irritant et passablement fâchant. 

Si les enfants de deux ans disent si souvent non, c'est probablement parce que ça fait une quinzaine de mois que leurs parents le leur répètent ad nauseam. J'imagine que c'est ce qu'on appelle le juste retour du balancier... 

vendredi 25 juillet 2008

En avant la musique!

Aujourd'hui même, ma cousine lance officiellement son premier album et je suis bien fière de dire que c'est très, très bon!

J'en suis déjà fana et B. adore toujours autant se ballotter le popotin sur sa musique.


Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Val-d’Or, le 25 juillet juin 2008 – Nombreux sont les artistes qui doivent quitter la région afin de pouvoir enfin aspirer à lancer un album. Chantal Archambault a fait le chemin inverse et c’est peu de temps après son retour en Abitibi-Témiscamingue qu’elle offre Le Collage au public d’ici. 

Multi-instrumentiste et parolière, Chantal s’inspire de son quotidien, de ses états d’âme et de son environnement pour livrer des textes sentis et des mélodies harmonieuses. Forte d’une grande variété d’expériences musicales, elle marie ses harmonies vocales à des textes parfois lourds, qui sont pourtant chantés avec un sourire en coin. Sans prétention, rédigés de sa plume imagée, les neuf pièces de l’album font écho aux réalités de l’artiste. 

De retour à Val-d’Or depuis moins d’un an, Chantal a peaufiné son art au rythme de quelques prestations, dont une participation aux spectacles et à l’album bénéfices de la Coopérative de solidarité du centre communautaire de Bourlamaque, à une soirée au profit d’Haïti-SED et une première partie remarquée de Tricot Machine. Sans rien brusquer, elle se glisse doucement dans cet univers musical en suivant ses inspirations et ses préoccupations. Afin de faire connaître son matériel et de mieux maîtriser la scène, Chantal présentera ses créations lors du volet concours du prochain FRIMAT. 

C’est donc dans une démarche bien personnelle et afin de partager son matériel avec le plus large public possible que Chantal lance son premier album le 25 juillet 2008 au bar le Rafiot. Des copies seront disponibles au Rafiot et auprès de l’artiste. 

-30-

Source :                                                                     Pour information :

                                                                                 Chantal Archambault          

Agente de promotion                                                Artiste     http://www.myspace.com/achantal   

 

jeudi 24 juillet 2008

Question quiz

Dimanche dernier, nous sommes allés souper chez mes parents. Soudain, une ancienne élève de ma mère est arrivée, comme un cheveu sur la soupe, avec sa fillette. B. était bien content de voir une autre mini-bouille, mais moi j'étais un peu déçue de voir notre soirée en têtes-à-têtes (on devait être quatre adultes) tomber à l'eau. Quelques rigolades plus tard, on a tout de même eu bien du plaisir.


Maintenant, voyons voir si vous vous y connaissez en bébé. Saurez-vous déterminer l'âge de ces deux bambins? (Pour votre information, les bébés sont situés aux extrémités. Merci.) Pour ajouter du plaisir à ce questionnaire, tentez de deviner le poids de chacun... Bonne chance!


mardi 22 juillet 2008

Faites des voeux... mais gare à vous

Quand ma mère était enceinte de moi, elle souhaitait avoir un enfant en santé, ça va de soi, mais elle souhaitait aussi que ce bébé ait une facilité à s'exprimer, à dire ce qu'il pense et à communiquer avec les gens. Et elle l'a eu! De 18 mois jusqu'à la fin de mon secondaire, je n'ai pas arrêté de parler. Une vraie pie! Lorsqu'on sortait en famille, mes parents avaient toujours la paix, parce que je partais à la conquête d'inconnus, j'allais les divertir et les interroger. Je passais tellement tout mon temps à papoter que ma mère devait régulièrement me chicaner et me dire de me taire. Même la nuit! Lorsqu'elle me couchait, elle me disait constamment "Là, je ne veux plus rien entendre. Compris?" Et lorsqu'elle venait jeter un coup d'oeil pour voir si je m'étais assoupie, elle me retrouvais souvent en train de murmurer des histoires à mes oursons, ou à moi-même. Depuis, je me suis un peu calmée, même si je me délie la langue facilement; en fait, j'ai transformé ce voeux de ma mère en profession, c'est-à-dire en poursuivant des études en journalisme et en communication.

Lorsque je suis devenue enceinte de B., ma mère m'a suggéré de faire des voeux, de paufiner dans ma tête quel genre d'enfant je rêvais d'avoir. J'ai alors pensé aux enfants qui m'avaient charmés, aux élèves que j'avais appréciés, et deux caractéristiques sont rapidement ressorties du lot. J'ai alors souhaité enfanter un être curieux et taquin. Et mon doux!, c'est exactement ce que j'ai eu! B. est la pire blette qui soit, toujours à l'affût de ce qu'il y a de nouveau, toujours prêt à faire de nouvelles découvertes, toujours prêt à nous mettre sur le qui-vive. Et jamais je n'ai rencontré un enfant qui, si jeune, aimait autant faire des blagues. Il est un vrai bout-en-train, toujours prêt à rire, faire des drôleries et surtout attirer le regard d'autrui. J'ai eu, au bout du compte, exactement ce que je souhaitais. Je découvre donc, à mes dépends, que ce que l'on souhaite ardemment risque bel et bien de se réaliser. Malgré le fait que d'avoir un fils fouine et clownesque rend la chose parfois bien difficile, surtout en cette période de grandes découvertes, je sais qu'avec lui la vie ne sera jamais plate.

Alors belles bedaines en gestation : Faites des voeux, mais faites bien attention à ce que vous désirez, vous risqueriez de l'avoir! Croyez-en mon expérience!

lundi 21 juillet 2008

Les petites vies

Mercredi dernier, j'ai pris un petit bébé tout neuf, d'à peine douze heures de vie, dans mes bras. Comme il se trouvait dans le même hôpital où j'ai pris B. dans mes bras pour la première fois, j'ai bien évidement revécu toutes sortes de moments. Lorsque j'ai accouché, j'étais toujours étonnée d'entendre les gens nous dire : "J'avais oublié que c'était si petit". C'est donc avec cette idée en tête que je partais visiter ce couple d'amis. Pourtant, ce n'est pas la petitesse du fiston qui m'a surprise, mais sa vulnérabilité. Ayant un B. qui va et vient comme bon lui semble, qui découvre l'usage de la parole et qui manipule tout ce qui lui tombe sous la main, j'avais oublié qu'un bébé naissant c'est... un peu plate! Que ça fait rien et que c'est épouvantablement fragile. Malgré qu'il soit très mignon, je ne lui trouvait rien de bien spécial, j'avais comme l'impression qu'il lui manquait des "options".


On me demande souvent quand je voudrais avoir un deuxième enfant, ce à quoi je réponds inlassablement que j'en sais trop rien; je croyais naïvement (mais surtout parce qu'on m'avait prévenu que ça allait m'arriver) qu'en voyant ce petit bébé frais fait je ressentirais l'appel de la bedaine. Même pas! J'ai revu ce bébé aujourd'hui, lors de sa première journée hors de l'hôpital; plus encore, je l'ai revu en compagnie d'une autre amie qui, elle, est enceinte de six mois, et mes ovaires ne se sont toujours pas manifestés. Pourtant, j'ai adoré être enceinte, même que je serais heureuse de l'être encore, mais j'ai pas pour autant envie d'avoir un autre enfant, du moins pas en ce moment.


Bien sûr, je n'ai jamais été une fille à bébé, une de ces filles qui virent gaga dès qu'elles voient un bébé. Même que généralement, ils m'indiffèrent, sauf quand il s'agit du mien. Je regardais cette petite nouvelle vie et je me souvenais à quel point B. était dépendant de nous: j'aime la nouvelle autonomie qu'il a, j'aime le voir découvrir des choses, j'aime interagir avec lui. Je suis consciente que pour pouvoir faire ça, nous avons dû passer par toutes les mêmes étapes que notre couple d'amis s'apprête à vivre, et je ne sais juste pas si c'est un chemin que j'ai le goût de reprendre. Mon désir de maternité a été tellement bien comblé par B., je suis totalement en amour avec lui, je me trouve si chanceuse de l'avoir dans ma vie et je ne sais pas si un jour je vais vouloir partager cette relation avec un autre enfant. On verra! Une chose est certaine, ce nouveau petit bébé dans les environs me permet de constater que mon utérus ne crie pas famine et que mon chum lui en voudrait d'autres... et ce très bientôt.

Le repos du guerrier

Vendredi dernier, j'ai eu un "down", j'avais pas envie d'écrire du tout. J'avais plutôt le goût de m'asseoir dans mon divan avec un bon film et grosse bière "frette". Pourtant, j'avais plein de sujets en tête. Les idées venaient mais mes mots ne s'enlignaient pas. Je ne sais plus le nombre de fois où je me suis assise devant mon écran sans vraiment rien écrire. J'ai donc abdiqué et j'ai pris congé. Le problème est que j'y ai pris goût et que samedi aussi j'ai rien écrit. Dimanche soir, c'est mon ordinateur qui prenait une journée "off", étant donné qu'une grosse panne de courant dans la ville a fait que certains abonnés à Internet n'avaient plus de service.

Alors, voyons voir si je vais être en mesure de rattraper le temps perdu aujourd'hui.
Et de un! Mettons que ce message remplace celui de vendredi dernier.

Jeux de mots à pentures

Message du samedi...

Je viens de découvrir que nos portes moustiquaires étaient de marque Labra-Door.

Je la ris encore!

Mon fermier à moi!

Message du dimanche...

Dimanche dernier notre fermier de famille nous appelait nous nous rappeler que notre premier panier de légumes de l'été nous attendait au marché public. Bien sûr, on ne l'avait pas oublié et c'est avec un sourire fendu jusqu'aux oreilles et l'eau à la bouche qu'on est allés récupérer nos deux pommes de salade, nos feuilles de betteraves, nos bouquets de basilic, de coriandre, de fleur d'ail et d'oignons français. Miam! Vivement que l'été s'allonge pour que les récoltes augmentent et que nos paniers grossissent. Ce n'est qu'un début, mais un début rempli de fraîcheur et de saveurs.

Tant qu'à être au marché, on en a profité pour se procurer des tomates, un concombre, des bleuets et des saucisses de bison.

Le défi maintenant: tout manger, cuisiner et apprêter sans que rien ne se retrouve au composte!

jeudi 17 juillet 2008

Trip de bouffe

J'imagine que j'étais encore un peu endormie...

Ce matin, , je me suis versé un café, comme je le fais chaque matin. Étant donné que nous avons désormais du lait 3, 25% qui ne se boit pas, j'ai décidé de "crèmer" un peu mon réconfort matinal. Pour ce faire, j'ai étiré le bras jusque dans le frigo, à la recherche de la pinte rouge. Quelle ne fût pas me surprise d'en voir sortir un fin liquide jaune clair. Si les B.B. salaient leur café, moi j'y ai ajouté du jus de pomme! Avouez tout de même que le conetenant du jus Oassis ressemble un peu à celui du lait.

Et puis...

Ce midi, Péha m'a appelé du travail en me proposant d'aller chercher des sandwichs chez Subway. La publicité ayant eu son effet sur moi, j'ai opté pour leur saveur du mois: le sous-marin au homard. Ben, ça nous aura couté 20$ pour une seule personne. Avoir su j'aurais pris un homard au complet... et ça aurait sûrement été meilleur.

mercredi 16 juillet 2008

mardi 15 juillet 2008

L'armée rouge de la séduction

Au Cégep, dans les cours de psychologie, on nous parlait souvent des différences entre les hommes et les femmes. "Les hommes ont plus tendance à réagir ainsi". "Les femmes pensent plus de telle façon". On présentait des caractéristiques types de chacun des sexes, mais à tout coup, je me retrouvais dans la catégorie opposée. Il est vrai que je ne suis pas la quintessence de la féminité, mais je ne suis pas non plus un garçons manqué. Malgré le fait que je me lie d'amitié beaucoup plus facilement, et plus rapidement il va de soi, avec des femmes, j'apprécie encore plus avoir des conversations avec des hommes. En grand groupe, je me retrouve plus souvent qu'à mon tour avec eux, à déconner ou à refaire le monde. Plusieurs facettes de ma personnalité sont foncièrement masculines, même si mon fond ne l'est pas. J'imagine que c'est ce à quoi les chinois pensent quand ils parlent de Yin et de Yang.

C'est probablement à cause de cette dualité qu'un reportage comme celui d'Alexandra Szacka, au Téléjournal d'hier, me faire bouillir autant (reportage à voir!). Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, en voici le résumé (trouvé sur le site de Radio-Canada):
"Séduire un homme
(14 juillet 2008) - À mille lieues de L'école des femmes de Molière et plus loin encore de certains enseignements féministes, une école moscovite enseigne aux femmes comment attirer le prince charmant, un prince charmant riche qui pourra les faire vivre.

Dans ces classes, l'art de la féminité consiste à tirer toutes les ficelles de la séduction, les bonnes comme les mauvaises.

Comme Alexandra Szacka l’a constaté, l’émancipation de la femme russe n’est plus ce qu’elle était."

Je sais qu'il faut relativiser, que la Russie est le théâtre d'une culture bien différente de la nôtre, que je ne connais pas tout à fait les coutumes de cet autre monde... N'empêche que le tout me fait dresser le poil sur les bras. De savoir qu'il y a des femmes, peu importe où, qui croient pouvoir rencontrer l'homme de leur vie en ne misant que sur leurs charmes, ça me désole. Non seulement la femme-objet existe encore, mais en plus elle est valorisée. Puis, de voir qu'il y a des gens prêts à exploiter ces "pauvres" femmes en quête d'amour m'attriste encore plus. Parce que c'est principalement l'amour qu'elles recherchent toutes. Malheureusment, pour certaines l'amour c'est de se faire entretenir.

De les voir se déhancher, s'asseoir, donner la main, m'a vaguement fait penser aux Beautés désespérées. Moi qui croyait que ce n'était que de la fiction, j'en ai pris pour mon rhume. Je n'ai rien contre le fait qu'une femme décide de rester à la maison; ce qui me dérange, c'est quand elle s'organise pour trouver un homme en fonction de ce désir: pas parce qu'elle a la fibre maternelle et veut rester avec les marmots; pas parce que c'est en prenant soin de la maison qu'elles s'accomplissent le plus; juste parce que ça fait classe de se faire vivre par ti-mari.
Le féminisme et la libération de la femme ont permis aux représentantes du beau sexe de choisir leur propre accomplissement, et non plus d'être la potiche d'un homme. Vous me direz que si c'est ce que les cocottes russes veulent, pourquoi devrait-il en être autrement... Je ne sais pas! Mais j'ai tout de même un malaise face à cette histoire. J'imagine que ce sont les pressions sociales qui font que ces femmes ont ce genre d'idéaux. Que c'est le désir d'une autre vie, modelée à la sauce hollywoodienne qui leur font penser que tous les hommes sont des Richard Gere qui feront d'elles des Pretty Woman. Parce que pour moi, agir ainsi, c'est un peu, à la manière du personnage de Julia Roberts, prostituer sa féminité et l'enfermer dans un corps sans vie. J'exagère sans doute! J'imagine que pour elles, c'est une manière de se couvrir de ouate, d'améliorer sa condition (qui peut être contre ça?) et possiblement de tomber vraiment amoureuse, d'être la femme de QUELQU'UN.

Finalement, je pense que ce qui m'horripile le plus dans tout ça, c'est le moyen pris pour arriver à cette fin. Pourquoi devoir payer un fort prix (200$ par mois) pour apprendre l'art de la séduction? La séduction c'est pas juste une histoire de talons hauts. C'est bien sûr un jeu, mais lorsqu'on gagne c'est parce que la partie est finie. J'ai peut-être une conception erronée du couple, mais pour moi la bonne recette reste un homme et une femme (ou deux hommes, ou deux femmes... je suis tout de même moderne!) qui s'aiment. Et l'Amour ça ne s'achète pas dans une école de séduction. Elles arriveront sûrement à accrocher leur poisson, mais le plus dur reste à venir: le sortir de l'eau et le convaincre de rester dans la chaloupe.

Ce genre d'histoire me rappelle que l'hypersexualisation et les stéréotypes font peut-être autant de ravages sur notre condition dans le monde que la violence faite aux femmes, la soumission et l'oppression. Et malheureusement, dans ce cas-ci, c'est entre femmes qu'on se nuit!

lundi 14 juillet 2008

Franchement meilleur! ...

... disait Normand Brathwaite, et tout comme Passe-Partout, il croyait fermement que le blanc breuvage venait de la vache.




Eh bien je peux vous dire que B. serait tout en désaccord avec ces deux sommités du monde laitier. Ces deux vidéos, et nombre d'autres publicités, démontrent à quel point la mafia laitière est forte au Québec. Depuis des années, on nous mitraille que le lait c'est mieux, qu'on le boit comme ça nous plaît, qu'il faut être deux pour le boire et tout le bataclan. À un tel point que je ne comprends toujours pas pourquoi je n'avais pas encore offert de ce doux liquide à ma progéniture. 

Depuis quelques jours, B. demande le sein beaucoup plus souvent que d'habitude, beaucoup trop souvent à mon goût. Comme j'aime ces moments avec mon fils, que je ne veux pas les arrêter de sitôt, mais qu'ils commencent réellement à m'épuiser, j'ai pensé verser du lait 3.25% M.G. dans le gobelet de Bobo. Ce midi Péha est donc revenu avec une de ces pinte rouge, qui m'a aussitôt rappelé mon enfance. Je lui en ai versé un peu, mais il n'a même pas voulu y goûter. Je lui ai donc re-proposé à quelques reprise dans la journée, mais ce n'est qu'à huit heure, avant d'aller prendre notre marche, qu'il a voulu en avaler quelques gouttes. C'était tout de même inhabituel, lui qui adore boire du jus dans ce verre à bec! Le lait à peine sur la langue, fiston a grimacé, a eu l'air déçu, y a regoûté, a fait la même face et m'a tendu le gobelet. 

À lui voir l'allure j'en conclus que mon café sera un peu plus crémeux ces prochains jours, car je suis loin d'être convaincue qu'il acceptera d'en boire de nouveau. C'est tout de même flatteur de penser qu'à ses yeux, je suis la queen des Holstein! Mouuuu!

dimanche 13 juillet 2008

Trafiquer avec le destin

Je ne suis pas une fana de psycho-pop (loin de là), mais on ne sait jamais!

Le Secret (et bien d'autres ouvrages) dit que si l'on veut vraiment quelque chose, il faut le visualier. Pour mettre toutes les chances de notre côté, et permettre à notre beau projet de se réaliser, Péha et moi en parlons comme si s'était chose faite. Nous en avons affiché une photo sur notre porte d'armoire de cuisine, nous permettant de voir la dite chose régulièrement. Finalement, dans le but de boucler la boucle, je viens de rédiger le billet annoncant la réussite totale de cette aventure, comme si tout avait eu lieu, comme si tout avait fonctionné selon nos désirs. Telle une krishna du positivisme, je jette des milliers de bouteilles à la mer qui, espérons-le, arriveront à bon port (et non pas à Beauport!).

Si les choses se passent réellement comme je l'ai écrit, je publirai ce billet en temps et lieu.

Commanditer du luxe

Je n'ai pas écris hier, ce qui n'est pourtant pas de ma faute (c'est toujours bon d'avoir une excuse), c'est mon cablodiustributeur qui m'a fait défaut, puis l'orage s'est mis de la partie et finalement c'était le party de golf annuel du travail de Péha.

C'était le genre de soirée, sympathyque, où tu jases principalement avec les gens de la table où tu te trouves. Heureusement, à ma table, il y avait ma gentille voisine, ma cousine et son chum ainsi qu'un autre couple d'amis. La nourriture et le vin ne valaient pas le prix qu'on avait payé pour la soirée, la sonorisation était excécrable et le band semblait être pris dans le costume du bonhomme Carnaval. On s'est donc amusé a essayer de deviner les chansons qu'ils jouaient.

Tout le monde qui a joué au golf durant l'après-midi recevait un prix de participation: des balles de golf, une bouteille de Cinzano, une hose à eau, des sacs de sports, des t-shirts etc. Les entreprises locales qui font affaire avec l'employeur de mon amoureux avaient été contactées afin d'offrir des prix de présence, ou de l'argent pour que le comité organisateur puisse en acheter d'autres. Malheureusement, c'était trop souvent le genre de gugusses qui est soit tellement superflu que tu te demandes où l'entreposer (comme un IMMENSE set de planches et couteaux à fromages), soit des choses tellement de base que les gens les ont déjà (comme les sacs sports), ou des objets promotionels qui ne font a personne (comme un t-shirt xx-large rose de la firme machin). N'empêche, l'idée de faire plaisir est là et c'est toujours plaisant de gagner un petit quelque chose.

Plus la soirée avance, plus les gens quittent et plus les gros prix de présence commencent à se faire désirer. De notre côté, on décide de rester jusqu'à la toute fin, principalement parce que le chum de ma cousine (O.) fantasme sur le charcoal à 900$. Lors de la première série de tirages, Péha gagne un petit appareil photo numérique, rien pour faire de la photo professionelle, rien pour accoter l'appareil qu'on a déjà, mais un appareil à la fine pointe des dernières technologies digitales. O. ne gagne rien... tant mieux, son nom reste dans le tirage, il aura donc une chance plus tard.

Lors de la deuxième ronde, une dame de notre table gagne un vélo. Elle semble pourtant découragée, et avec raison: c'est le troisième vélo qu'elle gagne dans les six dernières années. O. ne gagne toujours rien. Par contre, à la table voisine il y a une dame qui gagne son deuxième vélo de la soirée!!!

Finalement, le troisième tour se pointe le nez. On apprend que les noms de tous les gens présents, même ceux qui ont déjà gagné, sont dans le chapeau. O. est un peu déçu. Il reste donc un cellier, LE barbecue, et un crédit voyage de 1 300$. Évidement, je vise le crédit voyage!! Le nom de Péha sort du chapeau en premier. Nous voilà donc proprétaire d'un cellier réfrigérant, nous qui n'avons jamais eu 21 bouteilles de vin en même temps et encore moins des bouteilles qui m'éritaient d'être réfrigérées. O. nous a aidé à mettre notre gros prix dans la voiture et est reparti les mains vides.

Je sais que plusieurs entreprises fonctionnent de la sorte, mais je trouve indécent cet étalage de produits qui, en bout de ligne, ne sont pas nécéssairement des produits de première nécéssité. Je nous immagine, avec la fontaine d'eau et son abreuvoir à ti-zoiseaux... nous qui n'avons pas de cours! Ou pire encore, le traitement de pelouse! Pourquoi, ne font-ils pas tirer de l'argent, des bons d'achat à l'épicerie ou en essence, ou encore mieux, des journées de congé payées? Je suis certaine que ça attirerait encore plus de gens. Parce que dans le fond, c'est pas des prix qu'on y gagne, mais des encombrants dont il faut se débarasser, vendre ou donner. Qui veut un cellier?

vendredi 11 juillet 2008

En avant la musique

J'ai trouvé, et fait, ce jeu il y a quelque temps je ne sais plus trop sur quel site ou blogue. Plus je le lis, plus je le trouve révélateur et intéressant, et comme je ne sais pas trop quoi écrire aujourd'hui (et que je tiens le coup pour mon défi) j'ai décidé de le partager.

Alors en voici les règles:
"Prenez votre iTune, votre iPod, votre lecteur MP3, peu importe tant que ça joue de la zizique, et à chaque question, changez aléatoirement de chanson et inscrivez le titre et l'artiste. Ne trichez pas."

1. Intro
Do you Realize?~
The Flaming lips

2.
Le passé
Les semelles ~
Yves Lambert (Le petit chien de laine)

3.
Votre enfance
The Living End ~
The Jesus & Mary Chaine

4.
Votre adolescence
Falling for the first time ~
Barenaked Ladies

5.
La rencontre de votre amoureux(se)
À la vie à l'amour ~
Daniel Bélanger

6-
Premier baiser
Le nez à la fenêtre ~
Guillaume Arsenault

7-
La première fois où tu as fais l'amour
Oh Marie~
Sheryl Crow

8-
Le soir de vos 18 ans
Apologize ~
One Republic

9-
Cégep
Ah! Ce qu'on est bien ~
Daniel Bélanger (deux fois sur 6385 tounes)

10.
Université
Every Ghetto every City ~
Lauryn Hill

11.
Première job steady
A sister's social agony ~
Camera Obscura

12.
Rencontre de l'homme (femme) de tes rêves
Roxanne ~
Sting

13.
Mariage
Winter A Go-Go ~
Yo La Tengo

14.
Première grossesse?
I'm Your Man ~
Leonard Cohen

15.
Votre mort
Five Long Years ~
Eric Clapton

16.
Générique de fin
Black Wave/Bad Vibrations ~ Arcade Fire

jeudi 10 juillet 2008

Trop plein

Il y a de ces jours où les projets sont trop gros pour en parler.
Des rêves qui sont trop près pour oser les faire fuir à coup de mots.
Des idéaux si inaccessibles qu'on n'ose même pas y penser. 
Y'a des jours où la vie est un jeu de roulette russe et où on a la chienne de sa vie.
Et y'a des jours, comme aujourd'hui, où une étincelle vous fait dire que quelque chose de bien va peut-être se produire.

Quand on rêve à quelque chose si fort qu'on a une chance de s'y approcher et de même le dépasser, est-ce qu'il faut en parler à tous vents? S'en faire un mantra, le chanter et le crier sur tous les toits afin de le rendre concret? Ou faut-il tout garder secret, afin de ne pas l'apeurer? Et surtout de ne pas se créer de trop grosses illusions?

mercredi 9 juillet 2008

mardi 8 juillet 2008

Info-pub

J'avoue que depuis que je suis de retour à la maison, j'écoute plus souvent la télé, elle sert même parfois de bruit de fond. J'aime bien l'allumer lorsque j'allaite B., lorsque je fais la vaisselle ou que je plie le linge. C'est divertissant, informatif et abrutissant, tout ce qu'on recherche. Sauf qu'entre les émissions il y a des commerciaux et il n'y a rien de pire que les infos-pub!

Pourquoi cherchent-t-ils à nous vendre tant de bébelles aussi inutiles que plates dans un emballage ausi dépourvu de sens? L'an dernier, j'avais découvert des erreurs dans la publicité du Roll'n Grow (le tapis miracle qui fleurit, c'est eux qui le disent!), j'avais donc hâte de la revoir cette année pour voir si les corrections appropriées avaient été apportées. Il me faudra attendre une autre année parce que l'offere spéciale a toujours 2 foix plus de graines. Ça me tue! En plus, ils essaient de nous faire avaler que le jardinage, c'est éreintant, difficile, chiant, bref, une invention du yâble pour punir l'humanité...

Cette année, il y a mieux, si vous avez déroulé vos plates-bandes fleuries, mais que votre gazon est toujours aussi jaune, n'hésitez pas à vous procurer le Patch Perfect : "c'est comme des semences de graminées alimentées en stéroïdes". Pourquoi s'en passer? De la pelouse boostée aux stéroïdes, ça doit vraiment être full écolo! Faut pas trop-trop se poser des questions pour mettre en marché ou acheter ce genre de produits. Elles m'énervent réellement ces foutues pubs!

N'empêche qu'il y a toujours une petite partie en moi qui se dit : "Et si ça marchait pour vrai?" J'imagine que c'est avec ces "petites parties" en nous qu'ils font leurs sous. Ça pourrait être les meilleures inventions depuis la maîtrise du feu, l'emballage minable des publicités fait que je me méfie toujours, et que je développe une sorte de préjugé défavorable défensif... Comme quoi ces pubs ratent complètement leur cible avec moi!

lundi 7 juillet 2008

Dirty talk

La fin de semaine dernière, pendant qu'on se rendait à notre fête de famille dans les Laurentides, Péha a découvert que la vie de parents comporte aussi son lot d'embûches.

Péha: Ce qui est plate de voyager avec un enfant, c'est que si on s'arrête pour se faire la cour, il risque de se réveiller.

: C'est vrai... Sauf qu'avec un soutien-gorge d'allaitement, je peux te montrer mes seins plus facilement!

Le voyage a tout de même été agréable!

P.S. Un bonjour spécial à toutes mes tantes, oncles, parents et membres de la belle famille qui lisent ce blogue!

dimanche 6 juillet 2008

Bien-être

"L'été, l'été, l'été, c'est fait pour jouer!" Disaient les passe-partouteux.
L'été c'est fait pour jouer dehors, surtout quand il fait aussi beau qu'aujourd'hui.

En ce beau dimanche, c'était le retour du Marché public local. On a pu y rencontre notre fermier de famille, pour apprendre que d'ici deux semaines on devrait avoir en main notre premier panier de légumes. On y a aussi fait le plein de fraises, de tomates, de cresson et de morilles, et nous avons découvert un nouveau vin fortifié (style Porto) à base de fraises, pas piqué des vers. Je suis tellement heureuse de voir ce concept revenir pour une deuxième année, c'est une telle fête de découvrir les produits et les producteurs locaux, de marcher entre les kiosques, de vivre au rythme de la musique, des ballons et des maquillages d'enfants! J'aime mon marché!

Le marché commençait à peine à démonter ses tentes que nous nous dirigions vers le parc du Belvédère pour assister au deuxième pique-nique public. Jam de tam tam, cerf-volant, familles, enfants qui courent partout, chiens, bonne bouffe, joyeux verre de rosé, tout y était. Avec ses allures festives, le laisser-aller relax des gens et les sons des djembés, on se serait cru un dimanche sur le mont Royal, l'immense foule en moins. C'est vraiment agrébale d'être en plein air avec des gens qu'on aime, de revoir des vielles connaissances et de découvrir de nouvelles personnes. Et puis c'était particulièrement migon de voir la quinzaine d'enfants de moins de cinq ans graviter autour des "jammeux".

La journée s'est terminée par une baignade dans le lac (qui n'a pas vraiment plu à B.) et un bon souper avec des amis et leurs parents où l'on a dégusté des saucises de bison à l'érable (MIAM!!!), gracieusité du marché. Tout ça sous un chaud soleil, atténué par une brise constante.

Le genre de journée à laquelle on pense quand, au beau milieu de l'hiver gelé, on pense à l'été avec nostalgie...

Mausus que l'été est génératrice de petites bonheurs, qu'il ne faut que saisir!

samedi 5 juillet 2008

15 mois

Cher Ti-Bobo,

Tu as désormais 15 mois. Que les choses vont à vive allure! Ce dernier mois s'est déroulé si vite, que je ne sais plus trop ce que tu as fait de nouveau. Comme je suis avec toi au quotidien, j'oublie parfois que tu es en constante évolution.

Pourtant, ce dernier mois aura été celui où tu t'es découvert des talents de grimpeurs, escaladant la table du salon, les sofas et quelques chaises et me faisant vivre de fortes émotions du même coup. Tu auras aussi eu le bonheur de découvrir les marches d'escalier, et depuis tu peaufines ta technique en les gravissant debout, de côté, de reculons ou sur les genoux. Tu aimes tellement ça monter partout que je crains le jour où tu seras assez grand pour grimper sur une chaise de cuisine ou traverser la barrière. Pour l'instant, je n'ai qu'à bien te surveiller.

Pour la première fois ce mois-ci, tes pieds ont foulé le gazon. Sans bas ni chaussures, tu n'as pas du tout apprécié cette nouvelle sensation, à ma grande surprise d'ailleurs. Lors de la Fête des voisins, nous avons retiré tes sandales et tu ne voulais plus poser le pied au sol. Un peu sadiquement, nous avons bien pris plaisir à t'observer pendant que tu cherchais un coin de plancher, perché sur une patte tel un flamand rose. Je conviens que ta petite peau douce devait être grandement chatouillée par ces brins d'herbe et que ce devait même t'être un peu inconfortable. Pourtant, la plante de tes pieds s'est habituée et maintenant tu sembles mieux apprécier cette douce sensation. Tu verras bien, lors de tes prochains été, que marcher pieds nus dans l'herbe peut procurer un grand bonheur.


Encore une fois, tu nous auras prouvé que la bonne humeur est un trait marquant de ta personnalité. Tu as passé le mois à faire le pitre à chaque fois que l'occasion s'y prêtait. Soit pour imiter les niaiseries de papa (te mettre un bouchon dans la bouche et le cracher le plus loin possible, te donner des coups de chaudron ou de plats de plastique, et bien d'autres) ou tout simplement pour faire rire les gens. Plus le monde autour de toi rigole, plus tu sembles heureux. Ce qui fait que je te répète souvent que tu es mon beau bébé bonheur. Tu aimes aussi nous faire plaisir, ce qui fait que dès qu'on te demande un bisou, tu accoures vers nous la bouche toute grande ouverte et répète l'expérience abondamment, alternant entre tes deux parents. De plus en plus, tu envoies aussi des baisers volés lorsqu'on part ou lorsque quelqu'un nous quitte. Ta bonne humeur n'aura même pas été gâchée par tes trois jours de fièvre ou la poussée d'une nouvelle prémolaire, qui porte le nombre de tes dents à 10. Bien au contraire!


Au chapitre de tes pitreries, tu as commencé à te déguiser lors du dernier mois, empruntant mes foulards et te les mettant sur la tête. Lorsque tu t'accoutres ainsi, tu te dandines partout dans la maison en nous gratifiant de ta plus belle face de pet. Tu aimes réellement te travestir en clown!


À force d'essais, tu as à ton plus grand bonheur trouvé une façon de te nourrir plus rapidement: tu me soulèves le chandail. Ce qui crée parfois des situations cocasses, mais qui nous prouve aussi qu'à force d'entêtement, tu es capable de faire preuve d'ingéniosité et d'arriver à tes fins.


Finalement, tu nous auras encore prouvé qu'au chapitre des intelligences multiples de Gardner, ta prédominance est définitivement au niveau de l'intelligence musicale-rythmique. Tu as, au cours des dernières semaines, développé de nouvelles techniques de danse et élaboré de nouveaux "moves". C'est immanquable, chaque fois qu'il y a de la musique tu te mets à danser, chanter, taper des mains et depuis quelques temps tu essayes de claquer des doigts comme le font tes parents. Lors de la générale du spectacle de la St-Jean avant tout le monde, tu as été fasciné par Chantal, t'approchant de la scène et tapant des mains tout au long de sa répétition, ce qui lui a beaucoup plu. Tu as aussi réussi à déranger ton père pendant qu'il faisait un conte, en imitant haut et fort les bruits qu'il faisait et en lui répondant, ce qui n'a pas manqué de faire rire la foule donc de t'encourager à continuer. Lors d'une autre soirée où Péha a été invité à conter, tu as été fasciné par le son de ta voix dans le mirco et les moniteurs de sons, retardant même le début de prestation de ton paternel.


Puis, lors d'une fête western tenue en l'honeur de ton arrière-grand-mère, tu t'en es donné à coeur joie en te brassant le popotin, en chantant, en tapochant sur la caisse claire et en grattant les cordes des guitares et des banjos.


Encore une fois, c'est un réel plaisir de te voir grandir, d'avoir la chance de te côtoyer et de passer de précieux moments avec toi. Voir la vie à travers tes yeux la rend encore plus fantastique. Tu m'émerveilles encore plus de jour en jour, ton développement se déroulant si naturellement que je ne peut qu'avoir hâte au mois prochain.

Joyeux moisniversaire!

Je t'aime mon beau trésor
Maman xx

vendredi 4 juillet 2008

Small talk

Individu parmi tant d'autres: Salut ça va?
: Ouais. Toi?
Individu, qui essaye d'avoir une conversation: Ça va. Qu'est-ce que tu fais de bon de ces temps-ci?
: Bof, pas grand chose.
Individu, qui tente le tout pour le tout: Comment va ta famille?
: Bien, j'imagine!
Individu, qui ne sait plus où se mettre: Y fait pas trop beau de ce temps-là!
Wï: Eh. 
Individu, tout simplement perdu: ...
: ...

J'ai réellement aucun tallent pour le "small talk", aucun intérêt non plus. J'aime pas parler de tout et de rien avec tout le monde. Je trouve ça plate les conversations de politesse et j'y participe le moins possible. Ce qui fait dire à mon chum que j'ai souvent l'air bête, que je suis fermée et que les gens ne savent pas comment m'aborder. Que je suis une huître qui se referme et qui empêche le monde d'admirer sa perle... Moi je me dis que si les huîtres se ferment, c'est pour se protéger ou se cacher. En réalité, je m'en fout un peu, parce que tant qu'à parler de rien, j'aime mieux rien dire. Mettons que je ferais pas une bonne coiffeuse, (en plus je coupe les cheveux tout croche, mais ça c'est une toute autre histoire qu'il faudrait que Péha vous raconte), ni une bonne esthéticienne,  ou massothérapeute ...

Pourtant, J'ADORE parler avec les gens, même ceux que je ne connais pas vraiment, mais il me faut un minimum de sujets de conversation. Voilà pourquoi je ne suis pas très très jasante lorsque que je rencontre une nouvelle personne, ou une personne que je vois rarement. J'ai rien à leur dire et je ne suis pas vraiment intéressée à connaître les aléas de leur quotidien. J'ai bien assez du mien! Je sais par contre qu'il est ici question de politesse, de courtoisie et de gentillesse, voilà pourquoi je me force et je participe à mon tour à certaines de ces conversations, qui me semblent trop souvent insipides, mais je ne m'y plais nullement. Tant pis si on me traite de sauvage, je m'assume pleinement.

Par contre, si vous voulez me raconter votre voyage, votre vie, votre enfance, me parler de politique, de littérature, de développement, de mondialisation, de société, d'histoire, etc., je serai toujours partante, mais la pluie et le gazon, non merci. 

jeudi 3 juillet 2008

La lutte aux microbes

B. a fait de la fièvre de lundi à hier soir. Donc depuis le début de la semaine, je l'allaite près de 14 heures sur 24, ce qui est un peu accaparant. Comme le lait maternel contient d'excellents anticorps, l'allaitement était donc tout indiqué pour faire baisser la fièvre de fiston. Le fait de l'allaiter me permet aussi de le coller, de la cajoler et ainsi de le rassurer en lui transmettant chaleur et amour. Et puis, lorsqu'il a la bouche pleine, il ne pleure pas!

Ces attaques répétées de chaud liquide nous auront permis de vaincre le méchant virus. On se serait cru dans un épisode d'Il était un fois la vie, où les microbes se font attaquer par une armée de sentinelles-anticorps. C'est tellement simple que je me demande comment font les mères qui n'allaitent pas (ou plus). J'imagine qu'il faut beaucoup plus d'imagination et de patience. Bravo à elles, parce que moi, je sais vraiment pas si je pourrais y arriver...


mercredi 2 juillet 2008

mardi 1 juillet 2008

Un nouveau départ

En mai dernier, je m'étais donné comme défi d'écrire un texte à chaque jour, défi que j'ai quand même réussi. Depuis que cette "épreuve" est terminée, je n'écris plus aussi souvent. Comme l'écriture est un bon exécutoire et un merveilleux moyen de se pencher sur soi, et comme je suis en vacances (pour encore un mois et demi), je me suis dit que je pourrais relever le défi encore une fois, en juillet cette fois.

Sans défi, il me manque la pression qui me pousse à m'asseoir devant mon ordinateur tous les jours afin d'y poser ma griffe, d'y consigner mes pensées et états d'âme.

C'est donc reparti pour un mois de bloguage continu... ou du moins ce que je réussirai à faire.

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