samedi 31 mai 2008

Juste pour notre nous

Hier soir, on a célébré. On a célébré le fait qu'on s'offrait une sortie à deux pour la première fois depuis un p'tit bout, et tant qu'à y être, on a aussi fêté le retour au travail de mon homme lundi prochain, après neuf mois de congé paternel. 

Ça arrive pas souvent qu'on fait garder B. En fait, ça arrive à peu près jamais. L'été dernier, ma mère a passé une soirée avec lui pendant un spectacle de Philippe B lors du dernier FRIMAT. Puis cet hiver, mes parents nous on permis d'aller souper en tête-à-tête lorsqu'ils sont venus nous visiter à Hull, et une de mes collègues de classe est restée avec lui pour qu'on puisse aller voir le film qu'on espérait depuis longtemps. Enfin, B. est aller jouer avec Méli, pendant une grosse heure et demi, lorsque je suis allée chez l'esthéticienne la semaine dernière. 

Hier, par contre, c'était bien différent. Ça fait déjà trois semaines que j'ai "réservé" mes parents. Deux semaines qu'on a acheté nos billets pour aller voir Philippe B (encore lui) en spectacle au Rafiot. Et tant qu'à y être on a décidé de faire les choses en grande et d'en profiter pour se payer un bon petit souper au resto. 

5h30, arrivée de mes parents. On leur explique où sont les mille et une choses de Bo, on leur sort leur souper (on est-y pas gentils!), on leur parle de notre routine. Smack! Smack! Au revoir tit-homme!

Afin de passer du temps de qualité, on décide de laisser l'auto à la maison et de partir à pied. Pour souligner cette occasion spéciale, on décide d'aller "tester" la table d'un nouveau restaurant, le "Au j'aime" (oui, oui, on se risque à aller manger au resto affublé du pire nom du monde entier!). Malheureusement, la place à été réservée par une quelconque entreprise, et on se butte à une porte fermée. On décide donc de se paye un taxi, gros luxe, pour aller découvrir un autre endroit. L'ambiance est chaleureuse, un peu snobinarde, la bouffe aussi, mais nous on s'y plaît. J'ai pas vraiment l'impression qu'on a réellement discuté, mais les paroles volaient et nos esprits n'étaient absolument pas tracassés, même lorsque nous avons vu ti-Bobo et mes parents faire une ballade devant le resto (j'aurais bien aimé aller le saluer par contre!). Puis nous nous sommes finalement rendus au Rafiot. Le spectacle était très bien, la musique, douce, la voix de Philippe B, chaude (Oh Philippe!), les paroles, bien pensées, mais la foule un peu trop bruyante à mon goût. J'ai toujours un malaise lorsque les gens parlent pendant un spectacle, malaise pour l'artiste qui lui fait de son mieux. J'imagine que c'est ça la vie de tournée dans les bars. N'empêche qu'à la place de ces pies, je ne payerais pas 15$ pour aller jaser quelques part (et devoir en fait crier parce qu'incidemment, y'a un spectacle), surtout quand c'est pas ça qui manque, des places pour aller jaser devant une bonne bière. 

Bref, le show à été délicieux, la soirée c'est terminée sur un dance floor avec deux gars (juste pour moi) et une marche sous la pluie avec le gars que j'aime. Que demander de plus!

1h30: retour à la maison, pour se faire dire que tout s'est bien passé, que B. est un ange et qu'il ne s'est pas ennuyé de nous une miette. J'imagine que c'est parce qu'on a su lui donner confiance en lui qu'il se sent si bien avec qui que ce soit. C'est un peu ça la job de parent: apprendre à lâcher prise. C'est ce qu'on a fait vendredi.

vendredi 30 mai 2008

Juste pour mon moi

Avec la venue de B. mes priorités ont changés. Je ne suis plus la personne la plus important sur la Terre. Les billets que j'écris ici le prouve amplement: je parle trop peu souvent de sujets qui ne concernent ni mon fils ni ma maternité. 

Je peux par contre être fière de moi, car cette semaine j'ai pensé à moi à plusieurs reprises. Par exemple, je me suis fait couper les cheveux. Pas juste les pointes, mais une vraie de vraie coupe de cheveux, la première depuis ma grossesse (et même plus). Enceinte, je n'osais pas entrer dans un salon de coiffure (avec tous ces produits chimiques...), et depuis que B. est là, c'est le temps et l'intérêt qui me font défaut. Comble du luxe, je suis aussi allée chez l'esthéticienne me faire épiler les jambes (la première fois en près de six mois... y'a bien eu deux trois coups de rasoirs, mais sans plus) et les sourcils. Une vraie madame! Comme ma coupe de cheveux à été moins dispendieuse que prévu, je me suis fait un cadeau et je me suis procuré une création (une autre!) d'Anne-Marie Chagnon

Finalement, j'ai fait du bien à mes oreilles (et à mon état d'âme) en m'achetant un merveilleux CD de musique: The Lost Fingers. Ça faisait des jours que j'entendais parler d'eux (ils sont même au Festival des guitares du monde, à Rouyn-Noranda, ce soir, mais je vais manquer le show), et un certain temps déjà que j'appréciais les extraits diffusés à la radio, j'ai donc décidé de tenter l'expérience, et je ne le regrette pas une miette. C'est vraiment bien! Je prédis que leurs interprétations en jazz manouche de hits des années 80 (Pump Up The Jam, Touch Me, Billie Jean et autres) vont "cartoner", comme le disent les français, dans les places branchées cet été. En tout cas, le CD, de même que mon popotin, vont se faire aller chez moi. Ça sent la belle saison! 

Enfin. ce soir, c'est mon couple qui y goûte! On sort en amoureux comme dans le temps... mais avec un peu de  B. en arrière pensée... On ne se refait pas!

jeudi 29 mai 2008

Histoire de mamelles

Lorsque j'étais enceinte, la question ne s'est jamais posée, je ne me suis jamais dit que ce ne serait pas facile ou, pire, impossible. Pour moi (et pour Péha aussi) l'allaitement allait de soi. Je sais que pour une personne de mon âge c'est rare, mais j'ai moi-même été un bébé allaité, et ce pendant un an et demi (ce qui est encore plus rare! Mais avec la mère que j'ai, il n'y a pas de quoi être étonné...) Dans la famille de mon père, mes premières cousines sont nées alors que j'avais  trois ans et demi, et elles aussi ont été allaitées par leur maman et ce malgré les nombreux "c'est pas à la mode", "le lait maternisé est bien plus pratique", "tu as eu une césarienne, t'as pas besoin d'allaiter" et tout le tralala merdique de la sorte. J'ai donc été très tôt en contact avec des mamans allaitantes. À la fin de mon adolescence, j'ai vécu un an, dans le cadre d'un échange culturel, dans une famille vancouvéroise dont la mère était présidente de la section locale de la Ligue la Lèche et qui allaitait son bambin de deux ans, lorsque ce dernier le demandait. Alors pour moi l'allaitement c'était normal; après tout, j'ai deux seins!

Bien sûr, l'allaitement est de nos jours glorifié, vendu et re-re-vendu par tous les groupes de mamans, spécialistes et convaincues... probablement parce que c'est ce qu'il y a de mieux pour la santé du bébé et de la maman et pour créer un fort attachement parental. C'est tellement plus répandu aujourd'hui, tellement fait avec naturel sous le regard de tous par plusieurs mamans, que beaucoup d'entre nous n'ont pas à justifier leur choix comme ont eu à le faire ma mère et mes tantes. Tant mieux!

Mais qu'en est-il de l'allaitement après l'introduction des solides? Après que bébé ait commencé à marcher? À parler? Ou, pire: après qu'il l'âge d'un an???? 

On parle trop peu souvent de l'allaitement maternel après l'âge d'un an, pourtant même Santé Canada le recommande "[...] À partir de l'âge de six mois, on recommande de donner au nourrisson des aliments solides ayant une teneur élevée en nutriments, plus particulièrement en fer, tout en poursuivant l'allaitement maternel jusqu'à l'âge de deux ans et même au-delà." Malgré que le gouvernement soit d'accord, c'est pas ce qui se passe dans la réalité. J'en peux plus d'entendre des "t'allaites encore?", "tu vas allaiter jusqu'à quel âge?", "t'as pas peur qu'il veule plus jamais arrêter?" (je l'imagine à 15 ans expliquer ça à ses potes: "S'cusez, faut que je rentre, c'est l'heure de mon boire"... Juste pour pas à avoir à dire ça, je sais qu'il va arrêter avant) et plein d'autres remarques du genre, généralement débités avec une moue dédaigneuse. Car généralement, ce n'est pas le commentaire lui-même qui est négatif, mais le regard et l'intonation de l'interlocuteur. À force de me le faire demander et de sentir un malaise, je me dis que je ne devrais peut-être plus allaiter en public. Pourtant, là est la beauté de la chose, allaiter quand bon me semble et où j'en ai envie (et surtout quand BoBo le demande). Si je lui donnais un biberon, à un an, est-ce que les gens passeraient un commentaire du genre "il a encore une tétine à cet âge"? Sûrement, car tout le monde à son mot à dire sur la façon d'élever nos enfants. Je dois par contre spécifier que la semaine dernière, la mère d'une amie, une maman dans la quarantaine qui a allaité avec joie ses trois enfants m'a dit : "T'allaites encore? T'es donc bien fine!" C'est une phrase comme ça qui me fait réaliser que pour certains, l'allaitement est aussi la plus belle chose qui soit. C'est encourageant, même si c'est rare.

Je sais pas pourquoi je m'en fais tant, car je suis amplement en mesure de justifier et d'expliquer mon point de vue au premier moron qui osera me dire que je vais pervertir mon fils. Le lait d'une mère qui allaite depuis plus d'un an est plus riche que celui des mamans qui allaitent depuis peu, ce qui est normal car l'enfant dépense plus d'énergie et en a donc un plus grand besoin. Bien évidement, le lait maternel prévient certaines maladies, infections, bactéries (et autres); par contre il est peu connu que lors de la deuxième année de lactation (donc après un an), le facteur immunitaire du lait est augmenté, ce qui le rend encore plus sain. Ce qui est bien chez nous c'est que cette deuxième année correspondra avec l'entrée de fiston à la garderie, mieux connue sous le nom d'incubateurs à microbes. De plus, certaines études prouvent que les enfants allaités ont moins d'allergies, qu'ils sont bien adaptés socialement et qu'il sont plus intelligents (ce qui est évidement le cas du notre!!!). Selon certains chercheurs, un enfant qui est accompagné dans son besoin de dépendance, ici l'allaitement, devient indépendant plus facilement, car il n'aura jamais été forcé à le faire. Finalement, pour la mère, l'allaitement tardif réduit les risques de cancer du sein, de l'utérus, des ovaires et des glandes, tout en contribuant à retarder (ou réduire) l'apparition d'arthrite et d'ostéoporose. Pourtant, ce n'est pas du tout pour cela que j'allaite encore B.: je le fais tout simplement par ce que j'aime ça. J'aime ces moments où on se regarde dans les yeux, lorsque sa bouche cherche mon sein, lorsqu'il me caresse le cou ou l'autre sein, lorsque je le fais sourire ou rire la bouche pleine, lorsqu'on est seuls tout les deux. J'aime devenir la personne la plus importante à ses yeux pour quelques instants et répondre à son besoin de nutrition, mais surtout son besoin d'affection. 

La question demeure, jusqu'à quel âge est-ce que je vais l'allaiter?... Eh bien j'aimerais le faire jusqu'à ce qu'il n'en ressente plus le besoin. N'est-ce pas le plus beau cadeau que de lui offrir ce qu'il demande, ce qui le réconforte, le calme et l'apaise? Je sens déjà les sling-shots s'étirer pour me lancer la première pierre et celles qui suivent: je dis ici ce que moi je veux faire, mais je ne juge aucunement les mères qui décident de faire autrement, bien au contraire. Je crois que l'allaitement tardif est parfois mal vu, car on l'associe trop souvent à une mère qui ne veut pas voir grandir son enfant; mais pour moi, c'est pourtant tout le contraire. J'essaie de le laisser devenir un petit bonhomme au rythme qui lui convient, en respectant ses besoins et ses désirs et en les placant au-devant des miens. J'aimerais pouvoir amener Bobo à se sevrer par lui même, à réduire sa consommation de lait maternel graduellement, mais il en sera peut-être autrement: il se pourrait que du jour au lendemain il n'en veuille plus. Si tel est le cas, lui seul en décidera ainsi.

Pour le moment, il arrive que je saute des boires pour voir comment il réagit: parfois, il ne se passe rien, et d'autres fois, il demande le sein. Je me laisse ainsi guider par ses instincts. 

L'allaitement étant un sujet qui me tient particulièrement à coeur, je jongle avec ce texte depuis des semaines, j'en écrit des petits bouts par-ci par-là, j'y reviens, je le change et je trouve qu'il ne répond jamais aux attentes que je me suis fixées. J'ai quand même décidé de le publier, histoire de faire un premier pas. Voici deux autres textes, tirés de deux différents blogues (en anglais par contre), qui portent aussi sur l'allaitement des bambins: Extended Breastfeeding Fact et un merveilleux texte de The Human Pacifier

mercredi 28 mai 2008

Mercredi sans mots - Sortie au parc





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mardi 27 mai 2008

Dodo, lolos, impôts

Je pouvais pas écrire Métro, Boulot, Dodo car ici il n'y a pas de métro et que nous travaillons toujours pas.

Tu sais que tu as une petite vie rangée quand ton chum te dit: "Aujourd'hui, je vais travailler sur notre rapport d'impôt" et que tu réponds: "Yé!" le plus joyeusement du monde.

Il est grand temps que je me trouve un passe-temps.

P.S. Je sais, on est VRAIMENT pas en avance! 

lundi 26 mai 2008

Recyclage extrême

C'est un fait connu de tous, B. n'a jamais aimé manger des purées. Ce qui est bien dommage quand on connait tout le mal que ma mère s'est donné pour lui concocter une multitudes de purées faites maison. L'été dernier, sans même nous en parler, elle a cueilli les légumes de son jardin pour faire des dizaines (même un peu plus) de cubes de purées de légumes Made by Grand-Maman. On lui (B., pas ma mère!) en a présenté plusieurs (asperges, zuchini, pois-mange-tout, fèves jaunes et vertes, brocoli... name the légumes, il l'a testé), mais rien à faire, il n'aimait pas ça! J'ai alors pensé que c'était le choix de légumes qui clochait, donc j'ai mijoté d'autres types de purées: pommes, carottes, choix-fleur, courges... Le verdict était le même. J'ai donc dû le forcer, en le gavant littéralement, sous les gémissements, malgré les crises, en me disant que j'étais la pire espèce d'énergumène qui faisait souffrir son fils pour le nourrir. Le médecin, les livres, tout le monde nous disait qu'il devait goûter à tout pour éviter les allergies. J'ai donc plié, à coup de trois bouchées torturantes par jours pendant deux mois.


Puis, c'est vers huit mois que je lui ai présenté des petits morceaux de légumes sur son cabaret. Illumination! Il les a mangés, dévorés, appréciés et en a redemandé (et aussi pitché par terre, mais ça c'est une autre histoire). Depuis ce jour, il mange comme nous, ou du moins comme nous devrions manger. Depuis ce jour, mon congélateur est aussi plein de petits cubes de légumes en purée. Je ne voulais tellement pas jeter cette petite mine d'or de vitamines que je les ai même déménagés d'Hull à ici dans une glacière. J'ai réessayé d'en donner à B., mais rien à faire: quand il est question de manger mou, il n'est vraiment pas collaborateur. Cette semaine je me suis donc mise à mitonner mes cubes de purées et je les ai recyclés en une soupe (miam!), ma fois de très bon goût. J'imagine que c'est ça le recyclage extrême: modifier une substance déjà transformée!



Crème de purée de mémé
  • 3 tasses de bouillon miso
  • 6 cubes de purée de brocolis (du jardin)
  • 8 cubes de purée d'asperges (du jardin)
  • 3 cubes de purée de courgettes (du jardin)
  • 2 cubes de purée de carottes (bio)
  • 1 cubes de purée de pommes (du verger)
  • 1 tasses de crème
  • 4 branches de menthe (du jardin)
  • beaucoup de poivre
  • des pincées d'herbes de Provence
  • un restant de riz
  • une schnoutte de curi jaune.
Et voilà! Miam! Malgré tout le travail de deux générations de mamans, B. n'a pas semblé des plus emballé par l'expérience. Nous, par contre, c'est une toute autre histoire. Il nous reste une quinzaine de cubes de betteraves... j'ai bien hâte de voir ce qu'ils vont devenir.

dimanche 25 mai 2008

Senteurs d'été

On se planifiait un petit dimanche tranquillos, rien à faire de particulier. Certes, on avait une invitation pour aller à une fête d'enfant (le un an d'une amie de cours prénatal de B.). On aurait pu peinturer, mais ce qu'on voulait c'était lire sous l'édredon, et rien d'autre. C'était sans compter sur la présence du soleil et les idées estivales de ma cousine. 

11h30 le téléphone sonne:
-Hey, ça vous tente-tu d'aller faire un pique-nique au parc en fin d'après-midi?

On n'a pas réfléchi longtemps et on a laissé tomber les ballounes et le gâteau au chocolat pour aller "s'effoirrer" ailleurs que chez nous. Un bel après-midi, avec des bons amis, des tam-tams, une bonne bouteille de rosé (gardée au froid dans le ruisseau qui coule au milieu du parc), des saucissons polonais, du fromage, des légumes, un ballon, des mouvements de yoga et un bébé qui "court" dans l'herbe. Quoi de mieux pour célébrer le beau temps et anticiper les journées chaudes qui approchent.

Le hic, c'est que c'est épuisant passer l'après-midi au soleil et au grand air. On a tous fini la soirée re-"effoirré" sur le divan, semi-comateux à attendre que la livreuse de poulet vienne nous sauver de notre agonie.

Livreuse (à Péha) - C'est vous la cuisse, les deux poitrines et les côtes?
Péha - Oui, je suis un mutant.

Hilarité générale qui termine en beauté cette charmante journée.

samedi 24 mai 2008

Félix et cie.

Tu sais que ta mère est une vraie de vraie granole quand elle vient te visiter à l'improviste, un samedi matin, et qu'elle t'apporte deux bottes de ciboulettes fraîchement cueillies. Dans un panier en rotin. Et qu'elle te tends, pour les ranger, un vieux sac à pain réutilisé. Tout ça en disant: "elles sont fraîches, j'ai cueilli ça après une grosse pluie!"

Merci maman!

P.S. je tourne un peu les coins ronds dans mon défi du mois, les choses semblent se bousculer et m'empêcher d'écrire vraiment... au moins il y a toujours un petit quelque chose. Désolée!

vendredi 23 mai 2008

Ma p'tite grenouille

De ce temps-là, quand je parle à B. je l'appelle une fois sur deux : Grenouille.

-Salut Grenouille.
-!!

-Merci Grenouille.
-!!

-Non, touche pas à ça Grenouille.
-!!

Vous voyez le genre. Le problème c'est que dès que je dis à Grenouille, je me mets à chanter "La p'tite grenouille dit au crapaud passe moi 30 sous t'auras d'la peau ma crisse de chienne."

Comment un mot plein de tendresse peu devenir si rapidement un hymne vicieux et irrévérencieux? Comme je ne suis pas certaine que c'est ce que je veux que B. chante lorsqu'il ira à la garderie, je vais devoir faire attention, mais pour l'instant c'est vraiment plus fort que moi.... "Pourquoi les grosses négresses, à 90 ans, s'arrachent le poil des fesses pour en faire des broses-à-dents".

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cet édifiant pan du folklore d'ici, en voici les paroles (pleines de fautes) prises sur ce site:

la p'tite grenouille
source: Time:2006-01-02

Crampe-en-masse 
Année : 1900 

Texte : 

La p'tite grenouille dit-au crapeau
passe moi 30 sout t'auras d'la peau ma crisse de chienne
Mais le crapeau lui répondit moi je veux pas sortir la nuit pi je garde mes cennes

C'était une chate et un matou
qui ce disait des p'tit mots doux en stou du poele
Soudain la chatte se facha et dit mon Tabarnak de chat essai po de'm'avoire

Et pi moi quand j'ai vu sa j'me suis faite-faire une graine en bois , 2 gosses en laine
on c'est mis a 2 pour la crosser elle ne voulait po décharger la p'tite enfant chiene

Les petites filles a Calmbenteun , y sont chorte comme des moutonnes , les p'tites bohyenes
sa déculote sur l'bord dla cote 
et pi une botte attend po l'autre avec Antoine

Un habitant bin orgeilleux
c'était faite faire une graine de boeuf , grosse comme la mienne
En allant fourer ses vaches , elle lui fesait la grimaces 
a l'enfant chienne

Ya des p'tites filles a Saint-Zinon
qui y'aime s'faire pogner les totons
les p'tites bohyenes
si elle porte les culotes fendus
c'est pour mieux s'faire pogner culs
a l'enfant chienne

un p'tit morpion moto-cycliste
prenait mon trou-cul pour une piste ,
roulait s'en treve
Quand soudain dans un détour ,
il fit un dérapage et pi tomba dans merde

Je ne suis pas curieux
Je voudrait bien savoir
Pour quoi les filles blondes , on le poils du culs noir
Pour quoi les grosses nègresses
à 4-20-10(90)ans 
s'arrache le poils des fesses pour en faire des broses-à-dents

Ha!si mon coeur
était grenouille
Je me , creuserait un lac
Pi moé j'aime sa quand sa chatouille
Quand sa fait flique-flique-flique-flaque

C'est mon-oncle Harmand en soutillant ,
pognait les cuisses a ma-tante Halice
Ma-tante Germaine se courbait l'corps
Sucait graine a mon-oncle Hectar
Fourrer madames Géroux ,
fourrer madames Géroux dans votre grand trou

la poche a mon grand-pere est au plafond , pendu
Ma grand-mere en sinsiboir
lui arraghe le poils du culs
Elle monte en haut dans l'escabeau pour en extrere le jus
Là l'escabeau par-terre
Grand-maman sur l'cul

En bycicle , en gasoline , avoye fendu , foure par-avant t,auras de beaux enfants

Les peite files du rocher-perser moi je vous dit qu'elle son bien faite s
mais elle ne veuleut pas faire minnetes
pour un paquet de cigarette

En bycicle , en gasoline , avoye fendu , foure par-avant t,auras de beaux enfants

j'en ai fourrer des gaspésiennes
Moi je vous dit qu'yon le sang chaud
j'en ai eu pour une semaine a froter le bout dla graine pi avoir mal au gorlo

Pogne moi dont le culs germaine ,
Jte pognerait l'tien talleur
tu la po vu ma graine , 
quand elle est a sa longueur
monte en haut dans ma chambre
étant toi sur mon lit
tu l'auras dans ta grandes fente la pissete du saint-esprit

C,est la fete a saint-Antoine
La fete d'un grand jobeur
ma femme c'est trouver pleine
dans semaine des 40 heures
C'est dla fautes a sa mere s'elle lui a pas couser ,
la petite boutoniere a 2 pouces du trou culs
si tu m'aimerait chéris
tu me frait cuire des nouille et pendant que tu yé tu me sucerait les boules

Youlalahihi-youlalahihou-youlalahi-youlalahihou!..

Youlalahihi-youlalahihou-youlalahi-youlalahihou!..

jeudi 22 mai 2008

L'aaaaaammouuuuuuuurrr!

Quel a été le jeu préféré de B. aujourd'hui? Se promener entre maman et papa et les gratifier d'un beau gros bec mouillé!

Il était vraiment mignon à voir. Il se promenait entre Péha et moi la bouche grande ouverte pour nous embrasser chacun notre tour et ce à plusieurs reprises. Il a commencé seul, puis suite à nos encouragements il en a mis de plus belle.

-Va donner un bec à maman.
-Smack!
-Un beau bec pour papa.
-Smack!

Ainsi de suite et ce jusqu'à épuisement des stocks. Vas-y, Beau Bonhomme, on est capable d'en prendre!

mercredi 21 mai 2008

Mercredi sans mots - Sortie printanière

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mardi 20 mai 2008

À l'endroit, à l'envers...

Dimanche soir nous avons assisté au spectacle de Tricot machine à Ville-Marie... en famille. Notre hôte nous avait pourtant trouvé une "p'tite gardienne", mais comme la soirée semblait être familiale et que selon nos amis la présence de Bobo au show ne dérangerait personne, nous avons décommandé la gardienne et fait découvrir une de nos passion à fiston: voir des artistes en prestation. 

Ce n'était peut-être pas le premier spectacle auquel B. assistait, mais c'est le premier qu'il a vu au complet sans s'endormir. Quand il n'avait quelques mois, c'était facile de l'apporter avec nous dans le porte-bébé, car bien lové contre moi il s'y endormait doucement malgré le bruit (même ceux faits par Mononc' Serge, Call me poupée, Anik Jean, Laurent Paquin, les matchs d'impros et blablabla.) L'emmener avec nous dimanche a été une toute autre histoire! 

Premièrement, il était tard et B. avait une longue journée de voyage dans le corps. Pourtant, il a semblé apprécier. Il a regardé la première partie attentivement, en observant bien le piano et les jeux de lumière et en se dandinant sur mes cuisses. Mais sa limite a vite été atteinte: après avoir bu, ce qu'il voulait, c'était bouger. Péha s'est donc promené dans l'allée avec lui, mais lorsqu'il s'est mis à chantonner et à insister pour se diriger vers les escalier menant à la scène, nous sommes partis tous les trois au balcon, où il n'y avait personne a déranger. B. a pu à sa guise danser, monter des escaliers, ramper (Péha aussi), crier et chanter, et nous avons pu le pourchasser tout en écoutant et en appréciant le spectacle (bien évidement avec une concentration moins aiguë qu'à l'habitude). 

Le seul bémol à cette sortie culturelle vient de moi: j'avais tellement peur de déranger les gens que j'étais portée à ne pas le laisser faire tout ce qu'il voulait. Pourtant, il y avait une autre famille, avec un petit garçon de seize mois, qui sont restés en première rangée tout au long de la soirée. Je devrais faire fi des autres, penser qu'après tout ce n'est qu'un enfant et que lui aussi veut s'amuser, mais je me dit qu'eux ils ont payé pour voir un show, parfois même pour faire garder leurs p'tits et avoir la paix pour une soirée, alors je modère les bruits de Bo. La prochaine fois, je le laisserai peu-être un peu plus "lousse", car personne ne s'est plaint du petit bonhomme de la première rangée qui lançait des cris auxquel B. répondait du balcon. Même que la chanteuse de Tricot Machine est venue nous voir à la fin pour dire qu'elle trouvait ça vraiment génial d'entendre les enfants chanter pendant le spectacle, que c'était de beaux encouragements motivants pour elle. Hourra!

Nous avons finalement eu une belle soirée, à trois, les oreilles pleines de chansons merveilleuses, d'une musique veloutée, et en compagnie d'un bébé heureux de découvrir un nouvel endroitet une nouvelle façon d'entendre la musique. Ils répéteront l'expérience ce soir, sans nous par contre, au bar le Rafiot avec en première partie ma cousine à moi! Je suis vraiment fière d'elle! Manquez pas ça!

Un peu de Kerouac ce matin

Je le disais hier, mais dimanche nous sommes partis pour notre premier "voyage" familial. Un premier Road Trip sans but précis, outre que d'aller dormir chez des amis. Péha et moi le faisions régulièrement avant que B. ne vienne se loger dans mon ventre. On partait à la découverte des villes, villages, rangs, ruisseaux... de notre petit coin de pays. Comme la vie avec un bébé change bien des choses, nous ne l'avions pas fait depuis des lunes. 

Dimanche matin, on pacte nos p'tits (et notre petit) et hop dans le char, direction Ville-Marie. Arrivé à Malartic, on se fait arrêter par les pompiers qui, dans le cadre de la Semaine québécoise des familles, offre (avec la police et la Maison de la famille) de vérifier les sièges d'auto pour enfants.  Comme on n'est jamais trop prudent, on fait un court arrêt pour se faire dire que monsieur avait très bien fait la job et que la policière avait rarement vu un siège si solidement attaché (Yé!). Pour nous féliciter et nous encourager, ils nous ont remis une tasse à café, un livre et un paquet de bébelles (dont une balloune de la SQ...). B. a donc pu lire tranquillement pendant le trajet. 



Un dernier petit arrêt à Évain, pour y manger un croûte, allaiter Bobo et faire des jokes de Évain ("Si on est à Évain, on va être à Rollet à moins quart!", " Si on se partait une formagerie et pourait l'appeler Fromages Évain!" ...). Et vivement le Témiscamingue! C'est vraiment un beau coin de pays. Régulièrement, nous nous imaginions vivre dans une de ces jolies maisons de campagne, élever des vaches et des canards, jusqu'à ce que nous en trouvions une plus belle et on repartait de plus belle.

C'est ce qui est bien dans ces escapades: pouvoir se perdre en pensée, mais aussi en temps. Se laisser guider par les découvertes, les paysages et les rencontres. Malheureusement, cette fois le séjour n'aura duré que 24 heures, mais tout s'est bien passé; nous savons maintenant que nous pourrons répéter l'expérience aussi souvent que nous le désirerons (et que nous en aurons les moyens).

lundi 19 mai 2008

Quand un sujet s'impose de lui-même

J'avais plusieurs idées de sujet pour mon texte d'aujourd'hui. Je voulais parler de notre périple au Témiscamingue, du spectacle de Tricot Machine, de la Biennale d'art miniature, du fait de faire des sorties avec B., des petites gardiennes et des amis qui sont en amour par dessus la tête. J'avais même déjà commencé mon texte, dans ma tête, pendant le chemin du retour. Par contre, en sortant de l'université ce soir, un sujet de "post" m'a sauté dans la face comme le ferait un grand vent du Nord.


De la soie tombait du ciel! De belles petites taches duveteuses, réconfortantes et oh combien porteuses de magie. Mais que faisaient-elles ici? Est-ce déjà Noël? Mais oui, c'est ça, c'est Noël! Je me suis donc mise à chanter: "C'est Noël car il NEIGE sur ma tête" en me rendant à ma voiture. Plus ça change, plus c'est pareil!





Moi qui adore la neige, je la trouve un peu envahissante ce soir. Pour punir Dame Nature, je pense que je vais finalement m'inscrire à l'atelier "À quand du verglas sur les palmiers de la région?" lors du prochain Forum jeunesse.

dimanche 18 mai 2008

Translation s'il-vous-please

Lorsque B. est né, deux des frères de Péha nous ont offert une superbe poussette Chariot (Le nec-plus-ultra des pousse-pousse, rien de moins!). Pour son anniversaire, ils lui ont donc offert l'embout qui permet de transformer le "carrosse" en remorque pour le vélo. J'étais bien contente de savoir que cet été nous pourrions faire de longues balades en famille. 

En faisant des recherches j'ai vite découvert que même s'il est bien attaché, B. doit porter un casque de vélo dans sa poussette. Lors de notre ballade d'essai de la remorque, nous avons fait un bref arrêt au magasin de sport pour lui acheter un casque. J'ai choisi un modèle Louis Garneau, parce qu'il était ajustable, joli et que c'est une compagnie québécoise. Malheureusement, B. semble trouver le tout bien inconfortable. On dirait qu'il a le cou croche et la tête un peu lourdotte, mais il faudra faire avec. Y'a pas de risque à prendre avec ça! 



Comme le casque ne semblait pas lui aller comme un gant (c'est normal c'est un casque!), une fois de retour à la maison nous avons lu attentivement les instructions: "Le Easylock 2 est un accessoire qui donne une plus grande stabilité au casque pour un confort accru. Pour ajuster la grandeur du cerveau (oui, oui!) tournez la roulette dans le sens horaire pour serrer et inversement pour desserrer. De plus, un ajustement supplémentaire est accessible de chaque côté du cerveau (!!) sous l'anneau de tissu confort." Tout ça souligné d'un beau drapeau du Canada! Qu'est ce qu'on a ri, prèsque autant que la fois où on avait trouvé des outils d'installation de bourlets. Pourtant, il y a plusieurs personne à qui je pense qui pourraient bénéficier d'un petit ajustement de cerveau...

Pour être tout à fait honnête, je dois aussi mentionner qu'un petit autocollant à été ajouté sur lequel on peu lire: "Attention: lire cerceau au lieu de cerveau". Comme l'erreur revient deux fois, on ne peut pas parler d'une coquille. Faut être mal pris côté traducteurs pour faire ce genre d'erreur. Je me serais attendu à mieux d'une marque d'ici, surtout que le produit s'appelle Easylock, et côtoie une Ergobuckle...

samedi 17 mai 2008

J'aime ça les pétates!

Y'a pas juste les Têtes à claques qui aiment les patates, B. en raffole aussi. Le hic, c'est qu'il ne les mange pas comme le reste du monde!

Quand on a déménagé, un de ses jeux favoris était d'ouvrir et de vider les armoires. Lorsqu'il réussit à l'atteindre, il jette son dévolu sur le sac de pommes de terre et s'amuse à en vider le contenu sur le plancher. Par la suite, de façon bien méthodique, il prend une croquée dans chacune d'entre elles. Un vrai petit goûteur! On dirait qu'il est à la recherche de LA patate parfaite. Ce qui fait que j'ai une belle pile de patates pleines de marques de dents (ce qui nous permettra facilement de retrouver le malfaiteur-croqueur!). 

Chez nous ça passe encore, surtout avec notre sac de patates blanchies, mais hier on est allés souper chez des amis qui avaient eu le malheur de laisser leur poche de patates sur le plancher. Bo. a fait fi de la pelure et de la terre et, comme à son habitude, il a procédé à une dégustation systématique jusqu'à ce qu'il en trouve une vraiment de son goût, qu'il s'en prenne d'affection et qu'il lui fasse la passe.

Je sais bien que les pommes de terre crues, c'est pas ce qu'il y a de plus sain, même si c'est pas si pire que ça, mais je sais aussi que de croquer dans ce tubercule fait du bien aux gencives endolories de mon p'tit homme.

vendredi 16 mai 2008

Les pages de notre amour...

Hier, nous avons finalement pris possession de notre paquet "bibliothécaire". Peu de temps avant que B. vienne au monde, j'ai lu quelque part des informations sur le programme une naissance un livre. J'ai vraiment trouvé l'idée géniale, moi qui adore lire. Le livre à toujours fait partie de ma vie. Mes parents avaient (et ont toujours) une grande bibliothèque dans laquelle j'ai toujours eu droit de piger comme bon me semblait. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé me faire lire ou raconter des histoires. Je choisissais souvent un livre (la plupart du temps le même, au grand dam de mes parents) et je demandais qu'on m'en fasse la lecture. J'ai de très beaux souvenirs de mes nombreuses sorties à la bibliothèque, des représentations de l'Heure du conte, du premier roman que j'ai lu, de la première fois que je suis entrée dans les rayons d'ouvrages pour adultes et du coin lecture de ma classe de maternelle. J'aime encore beaucoup lire, même si je le fais moins. J'aime aussi acheter des livres et les classer dans ma bibliothèque. Heureusement, Péha a la même passion. J'aimerais transmettre à Bobo cet amour des livres, même si pour l'instant c'est avec la bouche qu'il les dévore!

Le livre est pour moi une source de connaissances inépuisable, de voyages, d'émerveillements, de fuites, de découvertes et de sensations fortes. J'aime lire, j'aime prendre un livre, j'aime le toucher, j'aime le sentir, j'aime en parler et j'aime en découvrir plus. Cet hiver, j'ai même suivi un cours de littérature jeunesse (le plus - sinon le seul - intéressant de mon certificat) qui a failli me ruiner tellement les suggestions de lectures étaient attirantes. 

C'est donc dans le plus grand espoir que je voulais inscrire B. au programme Une naissance un livre, mais comme une des parties du paquet-cadeau (du moins ici) est un abonnement d'un an à la bibliothèque locale pour la mère, je ne voulais pas le perdre en étant à Hull toute l'année. J'ai donc attendu jusqu'à ce que B ait un an moins trois jours avant de téléphoner à MON bibliothécaire (qui est aussi le chum de ma cousine) pour lui demander d'inscrire fiston à la bibliothèque. J'avais même essayé de nous inscrire à Hull, mais ils n'offraient qu'un abonnement à bébé. J'étais donc bien heureuse d'aller chercher mon petit sac hier, mais j'ai surtout été surprise de tout ce qu'il y avait à l'intérieur: une carte de bibliothèque au nom de B., un certificat cadeau pour l'abonnement d'un des parents (moi), un chien en peluche, une balle Roll-a-Rounds de Fisher-Price, un poème sur la lecture et un livre de Toupie et Binou. Wow! 

Petit bémol par contre: même si le livre et le toutou sont des créations québécoises, ils ont été fabriqués en Chine, tout comme la balle d'ailleurs. On s'en sort pas!

Bonne lecture!

jeudi 15 mai 2008

D'ermite à termite

J'ai passé les huit derniers mois à ne penser qu'à fiston, qu'à mes cours et qu'à mes travaux scolaires. Nous avons pris cette période outaouaise comme un hiatus de notre vie pleine d'implications. C'était bien! Mes soirées étaient remplies de câlins, de bains, de télévision et de jeux de société (et de travaux de fins de sessions à au moins deux reprises).

Maintenant que nous sommes de retour chez nous, la vie d'avant nous rattrape diablement, à un point tel que les boîtes sont loin d'être défaites. Mon agenda qui était si vide (pour un agenda d'étudiante) déborde désormais. Je m'en plains pas vraiment, j'ai choisi et j'aime chacune des activités que je fais, mais j'avais réellement oublié ce qu'était ma vie d'avant.

Voici donc un bref aperçu de mon mois de mai:
  • Cours d'été à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) tous les lundi soir.
  • Rencontre de travaux d'équipe à tous les samedi midi, pour mon cours à l'UQAT.
  • Finale régionale du Gala de l'entrepreneuriat, à La Sarre le 6 mai. La Coop du journal culturel de la région (dont je suis la présidente) y a remporté un prix coup de coeur.
  • Rencontre du Conseil d'administration (C.A.) de la Coop du Centre communautaire de Bourlamaque; je siège sur son comité événementiel et nous préparons un super lancement de CD/Solstice des nations/St-Jean-Baptiste.
  • Réunion du Comité consultatif en environnement (CCE) de ma Municipalité régionale de comté (MRC) le 6 mai.
  • C.A. et Assemblée générale annuelle (A.G.A.) de la Coopérative de développement régionale (CDR) le 13 mai.
  • Juge à la "Course autour de la MRC" (un beau projet pour les élèves du cours de Français journalisme... que j'ai déjà enseigné) le 14 mai .
  • Match d'improvisation au profit de la recherche sur le cancer à Amos (Péha y joue) le 17.
  • Spectacle de Tricot Machine le 18 à Ville-Marie dans le cadre de la Biennale d'art miniature et visite de nos copains Témiscamieins.
  • Réunion du journal culturel régional à Rouyn-Noranda le 20.
  • Pendaison de crémaillère d'un ami le 24.
  • Spectacle de Philippe B. à Val-d'or le 30.
Et faudrait bien que je me trouve du temps pour aller faire un tour au Festival de contes et légendes (du 10 au 20 mai), au Salon du livre (du 23 au 26 mai), pour aller à la bibliothèque municipale et à la piscine... Dire que pour avoir le temps de faire tout ça, j'ai refusé un petit contrat d'enseignement (jusqu'en juin) hier... Mais bon, faut dire aussi que je n'ai pas de gardienne.

Qui a déjà dit qu'il n'y avait rien à faire en région?

La panse ou les yeux?

Le fait que B. n'aimait pas manger est réellement chose du passé. Ce matin, au déjeuner, il a englouti une toast complète, couverte de compote de pommes, et toute une banane. On s'est arrêté là, de peur qu'il passe l'avant-midi à manger.

mercredi 14 mai 2008

Mercredi sans mots - Réveil matinal

Pour d'autres Mercredis sans mots, cliquez ici

mardi 13 mai 2008

Ici, nous "codormons"!

Une des questions que les nouveaux parents entendent souvent c'est :" Pis, y fait-tu ses nuits?". Généralement, les parents cernés diront que non mais qu'ils y travaillent fort, ou mentiront en affirmant que tout va bien ou encore ils souriront et acquiesceront triomphalement.  Généralement, ces questions s'estompent d'elles même entre les quatrième et sixième mois de l'enfant, car c'est, selon les pédiatres, le moment où l'enfant est apte à faire ses nuits. Nous, même notre médecin s'est mise de la partie en nous disant, à quatre mois: "Comme il a maintenant atteint une certaine maturité digestive, vous pouvez essayer de le casser et ainsi il fera ses nuits." Moi, un médecin qui me dit de casser mon bébé je trouve pas ça génial... Je sais bien qu'elle parlait de ses habitudes de sommeil, mais quand même, ça m'a fait grincer des dents.

Par contre, dès que le bébé en question a dépassé l'âge vénérable de sept mois, plus personne ne vous demande comment se passent les nuits de bébé car tout le monde prend pour acquis qu'elles sont désormais paisibles. C'est donc dans le plus grand secret que je vous annonce qu'à treize mois, B. se réveille plusieurs fois par nuit et qu'en fait, ça ne me dérange pas du tout (à l'exception de ses escalades de la semaine dernière). 

Pendant que j'étais enceinte, mon amie Isabelle, maman de trois enfants que je respecte beaucoup, m'avait dit, sans même s'imaginer ce qu'elle pourrait faire germer en moi, sans même penser qu'elle aurait pu m'offusquer, simplement parce que ça allait de soi pour elle : "De toutes façons, tu laisseras pas ton bébé naissant dormir dans une autre chambre que la tienne!" Non? Ben, à vrai dire je n'y avais pas vraiment pensé. Bien sûr, j'avais installé un petit berceau près de notre lit, pour les premiers jours, mais je m'étais aussi procuré un couchette que j'avais mise dans la future chambre de notre crevette. Lorsque nous sommes revenus à la maison avec B., nous l'avons installé confortablement entre nos deux oreillers et il a dormi TOUTE la nuit. Au petit matin j'étais bien inquiète, puisque mon petit bébé rachitique n'avait pas bu de la nuit. Cette journée-là, on a rencontré une infirmière/prof de soins infirmiers au Cégep lors du contrôle de poids au CLSC. Elle nous a demandé comment s'était passée la nuit de bébé; nous lui avons répondu que nous avions dormi avec lui, dans le même lit (le nôtre, en l'occurence... évidemment...). HOREUR! Elle nous a alors vanté les bienfaits de partager la chambre avec bébé, mais a ajouté que le fait de dormir dans le même lit que lui augmentait les risques de mort subite du nourrisson. Bébé étant si bien, au chaud, collé sur sa maman, il en viendrait à oublier de respirer. Le soir même, nous avons décidé de reléguer aux oubliettes l'idée de dormir avec fiston. J'ai placé Bobo dans le petit berceau que j'ai collé sur notre lit. La nuit, lorsqu'il se réveillait, je le prenais dans le lit à mes côtés et je l'allaitais en position couchée, et lorsqu'il s'était rendormi, je le remettais dans son lit et me rendormais à mon tour. Lentement, le stress du début s'est estompé et une nuit, je me suis endormie en l'allaitant, et il est donc resté à dormir avec nous. Au matin, j'ai paniqué. La nuit suivante j'ai allaité B. assise pour m'efforcer de rester éveillée. Au bout de quelques jours, j'étais épuisée et je m'endormais assise en allaitant mon fils. J'ai donc adopté de nouveau la position couchée, sans trop m'en rendre compte, et j'ai redormi avec fiston quelques nuits, mais il y avait toujours le discours de l'infirmière qui me trottait dans la tête et qui m'inquiétait beaucoup. 

Près de deux mois après la naissance de Bo., une amie qui voulait devenir accompagnante à la naissance est venue nous interviewer pour se monter un portfolio de récits de naissances. Nous avons beaucoup parlé de notre style de maternage (et de « paternage » aussi), puis la discussion a bifurqué vers le cododo. Elle a été outrée des propos de l’infirmière, à tel point qu'elle est revenue le lendemain me porter un numéro de la Voie lactée (Le journal de la Ligue La Leche) et un livre : Être parent la nuit aussi, du docteur William Sears. Ces lectures, et ses propos, m’ont fait comprendre que d’autres études prétendait le contraire des remontrances apocalyptiques de l'infirmière, et que de partager la couette avec son enfant réduirait les risques de mort subite du nourrisson. J’ai donc fait quelques recherches sur Internet, j’ai lu sur le sujet, et je me suis surtout dit que j’adorais dormir avec lui et que de l’avoir près de moi me rendait la vie bien plus facile.

Depuis, nous avons installé la couchette de Bo. dans notre chambre. Il y fait ses siestes et y entame sa nuit. Lorsqu’il se réveille, on le prend dans le lit avec nous et je l’allaite. Il boit peu, mais se colle beaucoup, il aime (et moi aussi) la chaleur des contacts humains. Cette proximité fait que je me réveille à peine, qu’il a d’infimes périodes d’éveil et que depuis que mon fils à deux mois, je peux dire que MOI au moins je fais mes nuits. Le fait de l’avoir avec nous dans le lit nous permet aussi de dormir plus longtemps le matin, souvent jusqu’à 8h30-9h00, et ça c’est de l’or en barre pour des nouveaux parents. Ça nous permet aussi d’assister à ses premiers sourires et gazouillements de la journée et de vivre tous les trois au même rythme.  

B., papa et la chatte cododotent,  en juin 2007

Je sais pertinemment que notre choix peut en laisser plusieurs perplexes, mais nous l'assumons pleinement. 

lundi 12 mai 2008

La cité du vice

Quoi de mieux en ce merveilleux lundi après-midi que d'initier mon fils au vice, à la luxure, aux préjugés sexistes et à la société de consommation à l'américaine? Dans le cadre de la Semaine québécoise des familles, le cinéma local présentait  un ciné-bébé. Comme il s'agit ici d'une occasion rarissime (ce n'est que le deuxième ciné-bébé depuis la naissance de B.), j'ai décidé de ne pas m'enfarger dans les fleurs du tapis et de profiter de l'événement pour faire une petite sortie maman-fiston en compagnie de son ami Philou et de sa maman. 

Contrairement à d'habitude, la salle de cinéma n'était pas trop climatisée, le son du film avait été baissé, mais là s'arrêtent les accommodements que le théâtre avait faits pour les six mamans d'autant de bébés, les deux accompagnatrices et le monsieur perdu dans dans la salle. Le peu de monde lors de la représentation s'explique entre autres par le peu de publicité faite autour de l'événement (si mon amie ne m'en avait pas parlé, je ne l'aurais jamais su, moi qui lit avec attention les deux hebdos locaux). Malgré le fait que le concept de l'activité était intéressant, que j'ai adoré voir Bobo et Philou se faire des colles et se donner des bisous, que j'ai bien aimé voir un film avec mon fils endormi dans les bras et que dans le fond ça me faisait une sortie de plus, j'ai quand même de la misère à digérer leur choix de film. 


Nous avons donc eu droit à une comédie romantique à saveur américaine: Ce qui se passe à Végas. En fait, j'exagère un tantinet. Il était tout de même rigolo ce film. Mais il reste qu'il n'atteignait probablement pas son public cible. C'est un très bon film de collégienne, simple, comique avec un beau mec et une histoire d'amour pleine de rebondissements qui se termine bien (je ne vous dévoile pas un grand punch ici!). Pourquoi quand on tente de rejoindre des mamans on pense toujours à ce genre de films? Est-ce que femmes égale automatiquement simplicité, voire simplisme? J'ai rien contre un petit film léger une fois de temps en temps, mais je sais pertinemment que 50% de l'assistance (oui, oui 3 personnes) étaient aussi la clientèle du Ciné-Club. Et puis, s'ils avaient présenté un film jeune public (comme Dans une galaxie près de chez vous 2, qui jouait dans la salle voisine) ils auraient sûrement attiré plus de gens, des familles plus nombreuses, ou des enfants un peu plus vieux. Pis, y'avait rien de Québécois pour la Semaine QUÉBÉCOISE, rien de familiale pour la semaine des FAMILLES, qu'ils pouvaient nous présenter?! Quitte à nous projeter un vieux film. Ils pensent tout de même pas que nos bébés avaient déjà tout vu ce que l'industrie cinématographique a produit depuis 1895?

En fait, il y a deux détails qui m'énervent vraiment dans tout ça. Premièrement, c'est que bien que j'adore aller au cinéma et que c'était seulement la deuxième fois que j'y emmenais fiston (la première fois qu'il en avait conscience par contre), je n'avais pas le loisir de choisir ce que j'allais visionner. Deuxièmement, je suis déçue de constater que mon cinéma beurre épais dans les stéréotypes, que parce qu'ils attendaient un public féminin ils se devaient de choisir ce genre de film, et déçue de voir que finalement les choses n'évoluent pas tant que ça. Par contre, je le répète, le film n'est pas si pire que ça et dans le fond, j'ai eu un bel après-midi en compagnie de Bobo. Je l'aurais peut-être même loué, lors d'un vendredi pluvieux et morose, à mon club vidéo dans le cadre de leur super offre deux films pour le prix d'un, mais je serais peut-être pas allée le voir au cinoche.

L'image a été prise sur ce site


dimanche 11 mai 2008

Bonne fête, Mamou


Bonjour ma Belle,

Difficile d'être spécial quand on veut transformer tous les jours en fête, en douces attentions, en une vie stimulante ou paisible... Les idées manquent devant l'imminence de l'occasion que nous dictent les trompettes publicitaires... Le temps aussi fais défaut, surtout ces temps-ci...

N'empêche: Nous t'aimons très très fort, et nous te remercions d'être la mamou que tu es: consciencieuse, rigolote, chatouilleuse et chatouillante, informée, tendre, fragile et sensible. De notre côté, on va continuer à essayer très fort de transformer ta vie en rêve, et de susciter tes si jolis sourires et tes rires de samba!

Bonne fête des mères Wi

Péha et Bobo
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx(si t'en veux plus, viens nous voir!) 

Jours de fêtes

J'aime pas les jours de fêtes! Voilà c'est dit. À moins qu'ils ne soit exceptionnels. Sinon, j'aime pas ça. Je me sens alors obligée d'être plus heureuse qu'à l'accoutumé, d'être festive et de respirer le bonheur. Mais tout ce que ça arrive à faire, c'est de me rendre maussade. J'ai l'impression qu'on me dicte un comportement à avoir à certains moments de l'année, qu'il faut absolument que j'aie de la joie dans le coeur à Noël, que j'aie envie de faire un bilan au jour de l'An, que je sois reconnaissante envers certaines personnes (fêtes des mères, des pères, de la Reine, de la Nation et blablabla). On dirait que plus je me sens obligée de fêter, moins j'ai le goût de le faire. J'imagine que c'est ma crise d'adolescence qui refait surface. 

Par contre, en tant que vraie de vraie sadique, j'aime bien faire souffrir mes congénères en leur organisant des belles célébrations lors de leur anniversaire ou d'autres journées spéciales. Le gros du fun réside dans l'organisation de l'événements et dans la réaction des célébrés. J'ai toujours plein d'idées, de scénarios, de concepts pour célébrer les gens, j'imagine que c'est pourquoi que lorsque mes fêtes à moi tombent à plat je suis toujours un peu déçue.  

Ouain, belle psychanalyse, en plus d'être ado je suis égocentrique. Écrit de même, ça donne pas trop le goût d'être mon amie aujourd'hui! Je le disais déjà en début de texte, les jours de fêtes ça me rend "BLUE". Alors aussi bien l'assumer jusqu'au bout!

P.S. (Ça devient presque une norme ces P.S.-là!) Malgré tout une merveilleuse journée à ma petite maman qui soigne présentement sa "grosse grippe d'homme" (cadeau de fête des mères de mon père...) dans la chaleur de son lit. Bonne fête aussi à ma grand-mère qui s'est couchée pômale tard hier. Et finalement bonne fête à toutes les mamans!

samedi 10 mai 2008

La nuit de l'horreur

Les deux dernières nuits ont été assez horribles pour moi. B. a passé son temps a se réveiller et à boire. Est-ce qu'une poussée de croissance ça se peut à 13 mois? Allongé dans le lit à mes côtés, il se réveillait régulièrement, sans vraiment pleurer et il venait prendre une tétée. Malheureusement, il ne semblait pas y trouver son compte, ce qui le poussait à escalader le mont Maman afin d'atteindre l'autre "sommet". J'ai donc passé la nuit à me faire piétiner le corps et le visage. Péha a même mangé plusieurs coups de pieds. Rien ne semblait y faire, il avait toujours soif. Pire, dès que je me dégageais de sa succion, il se trouvait insulté et se mettait à hurler. Afin de dormir un peu, du moins sur une oreille, je l'ai donc laissé faire. C'est ainsi que j'ai eu l'impression d'allaiter 22 fois cette nuit (et la nuit dernière aussi) et que je me suis réveillée vidée (dans tout les sens du terme). Je sais pas si c'est le changement entraîné par le déménagement qui perturbe Bobo, ou si c'est cette nouvelle dent qui pointe à l'horizon, mais j'aimerais bien que ses talents d'alpiniste s'expriment autrement...

P.S. Bonne fête vieille croûte! Bonne fête à mon oncle aussi. Important de préciser que l'oncle n'est pas une vielle croûte, lui!

Fait frette!

Tu sais qu'il est temps de monter le chauffage quand tu retrouves du beurre dur dans ton armoire!

vendredi 9 mai 2008

13 mois

Cher Bobo, 

J'ai bien aimé t'écrire une lettre le mois dernier. À vrai dire, ça fait depuis le début de ma grossesse que je veux t'écrire, que je veux garder des traces de ce que tu vis, de comment tu te développes, mais je remets toujours ça à plus tard. Je vais donc essayer de poursuivre ce que j'ai entamé lors de ton premier anniversaire. 

Ce mois-ci a été un mois de changement pour nous tous. Nous avons quitté notre petit appartement de Hull (et non pas dull!) pour revenir chez nous. Malheureusement, pendant qu'on faisait nos boîtes, toi tu t'amusais à les défaire, ce qui nous a un peu compliqué la tâche (ou du moins ça l'a allongée...). Mais maintenant que nous sommes de retour, tu peux pleinement participer au déménagement; on a même fait une boîte avec les choses que nous voulons plus, avec laquelle tu peux t'amuser des heures durant, en attendant qu'on aille la porter à l'Entraide familiale. Sort les choses de la boîtes, remet les choses dans la boîte, ressort,  remet dans un autre boîte.  Ce qui fait qu'on doit tout vérifier avant de se débarrasser d'une caisse de carton!

Ce treizième mois aura aussi été celui de la locomotion. Tu marches tit-homme, ça n'a même pas de bon sens comment! Le lendemain de ton anniversaire, tu nous as gratifié de tes premiers pas. Ils étaient chambranlants, mais c'est muni d'une détermination et d'un esprit d'aventure intense que tu les faisais. Pendant une semaine ou deux, tu ne faisais que deux ou trois pas pour ensuite venir te "garrocher" dans nos bras, mais depuis une semaine tu vas comme bon te semble dans la maison. Tu parcours de longues distances qui t'amènent un peu partout, surtout là où il ne faudrait pas. Les chattes commencent même à te redouter, elles te regardent du coin de l'oeil et se sauvent lorsque tu les "flattes" trop brusquement. Cette mobilité fait qu'on doit te surveiller de plus près pour ne pas que tu vides le bol d'eau des chattes (généralement dans leur nourriture), que tu fouilles dans la poubelle, que tu inspectes ton sceau à couches, que tu enjolive le plancher de ta chambre de tes belles couches propres, que tu vides les armoires (surtout celle des plats de plastique et celle des chaudrons)... Bref, tu t'intéresses à ce qui est franchement sale ou à ce qui est bien rangé, mais très peu à tes jouets. Par contre, cette bipèditude fait que tu peux parcourir de longues distances juste pour venir te coller, nous prendre dans tes bras ou nous donner des bisous.  Avec l'été qui s'en vient, je m'imagine les belles ballades et les sorties au parc que je vais maintenant pouvoir faire avec toi dodelinant à mes côtés. 

Tes babillements commencent à ressembler de plus en plus à des vrais mots. Régulièrement tu dis "maman" ou "mimi", lorsque tu es maussade, lorsque tu as faim et quelques fois lorsque tu me vois. Je ne suis pas encore tout à fait certaine que c'est de moi que tu parles mais à chaque fois j'ai un plaisirs fou à entendre ta voix. Tu dis aussi baba, lorsqu'on te fais au revoir de la main, mais aussi quelques fois lorsqu'on dit le mot papa. Ça reste a travailler. Sinon, tu imites à la perfection les chattes, dès qu'elles miaulent on est certain de t'entendre faire un petit "wahou" très aigu pour leur répondre, on croirait presque que vous vous parlez. Comme tu es l'expert des sons hyper-méga-hautement-aigus depuis très longtemps, on était bien content de te voir découvrir ta voix rauque ce mois-ci. Régulièrement, au milieu de tes jeux on t'entend rugir comme un lion le ferait. C'est vraiment mignon comme nouvelle habitude. 

Finalement, ton petit côté taquin est en expansion. De plus en plus, tu t'amuses à nous jouer des tours, à faire des p'tites faces, à te cacher et à nous imiter. Hier, je te suivais de quelques pas; tu es entré dans le bureau en premier, et tu t'es dépêché de te cacher derrière le cadre de porte pour me gratifier de quelques "coucous", la tête penchée de côté. C'était vraiment drôle, et tu étais si fier de ta blague!




Voilà, c'est tout pour ce 13 mois, qui a pris fin cette semaine. J'ai bien hâte au prochain pour voir ce qui nous attend tous les trois. J'ai hâte de te (re)faire découvrir la ville qui ta vu naître, la nature, la famille et les copains. D'ici là, garde ce petit air espiègle qui fait de toi un garçon si attachant. Continue à vouloir manger le monde de tes grands yeux bleus, cette curiosité te mènera à la découverte de merveilleuses aventures. Par contre, la nuit, tâche de ne pas vouloir tout voir et de te reposer pour profiter pleinement du lendemain...

Je t'aime si fort
Maman xx

jeudi 8 mai 2008

Défi du mois de mai

J'aime relever des défis.
J'aime écrire.
J'aime publier mes réflexions sur ce blogue.

J'ai donc décidé de jumeler les trois et de me lancer un défi personnel. Au cours du présent mois, je vais tenter de publier un texte à chaque jour. 31 jours, 31 textes, c'est simple, non? Ce sera une sorte de discipline de vie que je vais essayer de m'inculquer,: soit de prendre un engagement quotidien. 

En revanche, j'ai un défi pour vous chers lecteurs. Je sais que plusieurs lisent ce blogue régulièrement (nos statistiques le démontrent bien); par contre, il y en a peu qui commentent les textes. Ce serait bien de connaître vos réactions, idées et perceptions sur mes écrits. Et puis c'est simple comme (dire) bonjour et ce serait votre façon de m'encourager. Alors si vous en avez envie, il est grand temps que vous sortiez de votre cachette.

Finalement, je lance un dernier défi, à mon homme cette fois. Comme nous avons créé ce blogue ensemble, il serait bien qu'il écrive un peu plus ici. Peut-être pas à tous les jours, mais une fois par semaine, les dimanches par exemple...

Alors, je me lance. 1-2-3-Go! 
Jour 1, premier texte de fait! Yé!

P.S. Bonne fête vieille pédale!

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