dimanche 30 mars 2008

Comme un zoo...

Un mois... plus qu'un mois avant le grand retour, avant qu'on ne referme la parenthèse outaouaise. Ça, ça veut dire que nous allons bientôt vivre un mois de boîtes (si c'est pas plus, avec le temps qu'il faut prendre pour les remplir, et pour les vider) beark...

On a réussi à obtenir la collaboration de notre proprio, Mme Harper (prononcer Hârrrrpeurrr), pour qu'elle publie une petite annonce plus tôt que si elle ne devait louer l'appart en juillet. Elle aurait pu nous dire de nous arranger avec nos troubles, mais non, elle a spontanément offert de nous aider à trouver quelqu'un pour le premier mai. Yeah! 


NOUVELLE ANNONCE!
2 CHAMBRES, 1er mai, près UQO, 4 logis, propre, bois franc, prises lav./séc., 625$, 819-xxx-xxxx.


Ça fait drôle de voir comment est décrit son logement dans une petite annonce. D'abord, on prend pas conscience tous les jours qu'on est près de l'Université du Québec en Outaouais, ce qui n'est pas rien; d'ailleurs, il est étrange pour une dame qui souhaite ne pas attirer les étudiants d'inscrire que le logement est près d'une maison d'enseignement... Puis elle inscrit propre, ce qui flatte l'ego de l'homme de la maison en moi (ça me prend vraiment pas grand' chose...). Aussi, pourquoi c'est écrit bois franc, mais pas plancher flottant, prélart et céramique? La noblesse, j'imagine.


Par contre, c'est notre numéro qui est dans l'annonce, ce qui nous avalu une bonne vingtaine de téléphones en deux jours (prend un rendez-vous, prend de l'info, annule le rendez-vous, prend un rendez-vous...). Ça donne toutes sortes de situations, avec vraiment toutes sortes de monde:


- Madame Weird (nom fictif): Oui, c'est quoi ça 4 logis?
- Péha (vrai surnom): Euh... j'imagine que c'est pour signifier que c'est dans un PETIT bloc appartement.
- Madame Weird: c'est pas clair!
- Péha: ...
- Madame Weird: Est-ce qu'il y a un balcon? 
- Péha: Euh, non, mais l'appartement est au rez-de-chaussée, et il y une grande cour à l'arrière, nous on a même installé une corde à linge.
- Madame Weird: Ah... dommage, nous autres on veut un balcon, là on habite un 3e étage sans balcon et on a besoin d'air. Désolée...
- Ligne téléphonique: Clic.

Mets-en que t'as besoin de t'aérer la cervelle chose, la cour tu penses qu'elle est DANS l'appartement, ou si on a eu la bonne idée de l'installer dehors (oui oui, là où vivent les balcons à l'état sauvage)? Ça se peut-tu que notre cour soit plus grande que n'importe quel h@&$*e de balcon?


Anyway. Le pire, c'est les visites: des gens que tu ne connais pas se promènenent chez vous (sans enlever leur souliers, #%?*#*??%&&!!!), regardent dans ton garde-robe, ouvrent les armoires, peuvent se faire une idée sur ton ménage (ou l'absence de...), disent "ouin, c'est pas ben grand" ou "Oh messieur, ça a besoin d'un p'tit coup de pinceau ça, hein!!"... Me sens un peu comme un animal dans un zoo, observé et sans défense... Mais je me venge en espionnant ceux qui nous observent... l'épié devient épieur, et l'inverse... On trouve son fun où on peut...

Déjà 17h. Faut que je vous laisse, une autre visiteuse s'en vient.

Parlons météo

Pas une fois cet hiver j'ai chialé qu'il y avait trop de neige. J'ai rien dit, j'ai écouté le monde se plaindre mais moi je me la suis fermée. Et pourtant de la neige à Gatineau, il y en a eu! Pas une fois j'ai rechigné qu'il faisait trop froid, malgré l'humidité de la température de la région de la Capitale nationale. J'ai rien dit non plus quand ils nous ont prédit un autre six semaines d'hiver et ce après l'arrivée du printemps (le 20 mars dernier). J'ai rien dit parce que moi j'aime ça l'hiver! Je trouve ça beau la neige et quand je suis bien habillée, j'aime bien avoir la joues rougies par le froid. Surtout que cette année, je n'ai pas eu à pelleter!

Quand la première neige tombe, je vire folle, folle de joie. Une vraie enfant qui se dit que Vigneault et Nelligan avaient bien raison de louanger notre beau pays blanc. Mais là où je débarque, c'est quand Mme Harper (la propriétaire de notre building, qui apparemment ne connaît pas personnellement son homonyme fédéral) décide, en même temps que le reste du Québec, qu'il y a trop de neige sur les toits , que c'est trop dangereux et qu'il faut y remédier IMMÉDIATEMENT. 

La semaine dernière, elle a donc embauché deux hommes qui sont venus déneiger la toiture de notre bloc. C'était vraiment génial, et impressionnant, de voir toute cette neige tomber du toit! Or, deux heures de pelletage plus tard, on s'est retrouvés prisonniers de notre chez-nous, barricadés dans notre igloo, ensevelis de lourds nuages blancs (et de petits cailloux). 

Notre appartement a maintenant vue sur le Mont Harper! On se croirait dans les Laurentides, près de Tremblant, avec ladite propriétaire!!!!




Ah comme la neige a neigé
Ma vitre est un jardin de neige
Ah comme la neige a été pelletée
Qu'est-ce que ma prison de givre?
Ah la vue que j'ai que j'ai!


P.S. Pour trouver ces clichés impressionnants, il faut savoir que notre appartement ne se trouve pas au sous-sol, mais bel et bien au rez-de-chaussé. J'imagine qu'avec ça, on gagne le concours du plus haut banc de neige haut la main!

lundi 24 mars 2008

AVIS DE RECHERCHE – PERSONNES DISPARUES - TRÈS IMPORTANT

Je retranscris ici un courriel que ma tante Lucette m'a fait parvenir samedi dernier. Et comme le propos est fort important (et surtout génial!), j'ai cru bon de le partager avec tous.
COUPLE DISPARU DEPUIS 2 JOURS DANS LE SECTEUR DE VAL-D'OR-DUBUISSON 
DESCRIPTION:

LUI: HOMME ÂGÉ DE 50 ANS (ET DES POUSSIÈRES), RACE BLANCHE, 5'8" (ON PENSE), CHEVEUX GRISONNANTS (PLUTÔT GRIS), STYLE UN PEU GRANOLA DES ANNÉES 70, MOUSTACHE…???, LUNETTES (FACULTATIF), APERÇU LA DERNIÈRE FOIS À LA TÉLÉ (NOUVELLES RADIO-NORD) JEUDI, LE 20 MARS DERNIER.

ELLE: FEMME ÂGÉ DE 50 ANS (ET LES MÊMES POUSSIÈRES), RACE BLANCHE, 5'4" APPROX., AUCUN CHEVEU GRIS, MÊME STYLE QUE LUI MAIS SANS MOUSTACHE, LUNETTES, APERÇUE LA DERNIÈRE FOIS DANS UN 5 À 7 DANS UNE MAISON PRIVÉE LE 29 FÉVRIER DERNIER.

COMME ILS SONT UN PEU "GAGAS" DE LEUR NOUVEAU PETIT FILS, ON PENSE QU'ILS SONT PEUT-ÊTRE DANS LA RÉGION DE GATINEAU MAIS PAS CERTAIN.

SI VOUS LES APERCEVEZ, PRIÈRE DE LEUR DIRE DE COMMUNIQUER AVEC LEUR FAMILLE QUI SERA EN MEETING DIMANCHE CHEZ RENÉE POUR ORGANISER DES RECHERCHES PLUS APPRONDIES ET PEUT-ÊTRE MÊME CRÉER UN FONDS POUR ASSUMER LE COÛT DE CES RECHERCHES.

NOUS VOUS REMERCIONS DE VOTRE COLLABORATION ET NOUS VOUS SOUHAITONS UNE "HEUREUSE FÊTE DU CHOLOLAT"

Magie!

Un des derniers messages de ma douce Wi me rappelle un tour de magie qu'a réalisé Bobo quand il était jeune (bon, ok, il n'a que 11 mois, mais bon, il n'est déjà plus tout à fait un bébé... du moins pas celui qu'on nous a remis à l'hôpital). 

Il est assis dans sa chaise haute, en train de grapiller nonchalamment quelques minuscules cubes de nourriture, quand on remarque qu'il a un oeil rouge, et qu'il tousse un peu trop à notre goût. Nous commencerait-il un tit rhume? Son oeil coule de plus en plus, et notre inquiétude grandit... jusqu'à ce que sa tête se projette vers l'arrière, qu'il inspire profondément, puis qu'il éternue énergiquement et... qu'une plume soit projetée à toute vitesse de ses narines! Magie! Encore heureux qu'il ait choisi la plume plutôt que la colombe au complet pour éblouir son public.

Mais ce n'était pas tout: le truc avait une deuxième partie. En effet, lors du changement de couche suivant... euh... Magie! Bon, vous voyez le topo... Disons simplement que cette autre plume a ajouté un peu de légèreté, voire de poésie, au travail gastrique de notre fils.

Morale de cette histoire: ramasser les plumes qui s'échappent des coussins du salon, sinon Bobo l'Electrolux va s'en charger, avant de les restituer sous des formes surprenantes et magiques...

Maslow et Cléopatre

Dans les années 40, aux États-Unis, le chercheur et psychologue Abraham Maslow essayait de comprendre ce qui pouvait être source de motivation pour les gens. Il a bien évidement trouvé que la motivation était étroitement liée aux besoins des individus. Suite à ses trouvailles, il en est venu à hiérarchiser ces besoins, qu'on a ensuite placés dans une pyramide. Une pyramide constituée de cinq niveaux:  
  1. Besoins physiologiques: manger boire, dormir...
  2. Besoins de sécurité: avoir un toit, des vêtements...
  3. Besoins d'appartenance et d'amour: appartenir à un groupe, être aimé, avoir des amis...
  4. Besoins d'estime: estime de soi et des autres, être respecté...
  5. Besoins d'accomplissement personnel: poursuive certains apprentissages, connaître de nouvelles choses, communiquer avec son entourage...

Selon Maslow, nous cherchons à satisfaire les besoins du premier niveau avant de chercher à satisfaire ceux du niveau immédiatement supérieur. On tente donc de combler ses besoins physiques avant ses besoins de sécurité. Cela va de soi! C'est pourquoi en situation de survie, nous serions apte à répondre à nos besoins primaires.

Cet outil, inventé par Maslow, est souvent enseigné aux étudiants en marketing afin de développer leur charmante capacité à nous vendre un paquet de bébelles.
Mon fils lui échappe à toutes ces règles. Ses besoins physiologiques lui importent peu. Dormir est pour lui une perte de temps. Pourquoi dormir quand on peut grimper, chanter, tirer les cheveux et rigoler? Manger est un jeu. Une ou deux bouchées pour faire plaisirs aux parents, mais c'est tout. Pourquoi manger quand on peut lancer le tout par terre et rigoler en voyant papa ramasser? Et boire dans tout ça? Les gobelets c'est juste une autre sorte de hochet qui a aussi une fonction d'arrosoir. À quoi bon se préoccuper des besoins physiques? Voilà ce que se demande B.

Pour ce qui est des besoins de sécurité, disons le simplement: il est heureux comme un pape qui nage dans du vin de messe, quand on lui retire tout ses vêtements et qu'il peut enfin se branler les fesses nues. De plus, il n'a aucunement besoin de la stabilité d'un toit car contrairement aux autres bébés (du moins ceux que nous connaissons) B. se sent tout à fait à l'aise d'être où bon nous le désirons, il ne dort pas  moins bien hors de la maison... en fait il n'y dort pas du tout, ou si peu.

Bien sûr, il est important pour lui qu'on l'aime, que n'importe qui l'aime et surtout que tout le monde l'aime bien. Mais il lui importe peu qu'une personne en particulier lui démontre de l'affection (sauf parfois où c'est avec maman qu'il veut être): tant que ladite personne est douce et gentille, ça lui va. Par contre, il lui est bien important que tous et chacun reconnaissent sa (grande) beauté, son charme et ses habiletés, que TOUT le monde l'estime et le respecte.
Finalement, ce qui lui importe le plus c'est de découvrir le monde, de se promener, de s'accomplir et de se développer. C'est fou comme il prend un malin plaisir à tout observer, à remarquer chaque petit détail, à s'émerveiller devant tout ce qu'il voit et surtout à vouloir toucher à tout et porter tout à sa bouche. L'aventure, les découvertes et le plaisirs est ce qui le pousse à aller encore plus loin.

Bref, après la pyramide de Maslow, la pyramide de Bobo: c'est pareil, sauf que c'est le contraire. Genre.
 
(L'image de la pyramide de Maslow a été prise sur ce site.)

Pète et chie!

Dans mon dernier mois de grossesse, nous somme allés faire une razzia de magasinage pour bébé avec un couple d'amis à Montréal. Comme la grande ville, eh ben c'est pas à la porte, on s'était apporté des activités pour endurer la route. Péha et moi étant des  fans finis de la section Génies en Herbe de La Presse du dimanche (malgré les nombreuses erreurs qu'on y relève... on se promet de leur écrire depuis longtemps... un jour peut-être...), nous en avions conservé et apporté l'équivalent de trois semaines de jeu. Croyez-moi, ç'a été tout un défi de ne pas répondre à ces questions à l'avance! (Oui, je sais, notre vie semble trépidante comme ça, mais il nous arrive aussi de nous reposer.) 

On a donc initié nos amis à notre rituel dominical et avons entamé les questions. À quatre on était vraiment pas pire! Jusqu'à ce qu'on tombe sur la section: Médecine!
Wï-  Petite tache pourprée qui apparaît sous la peau lors d'une hémorragie cutanée. 
Groupe- ????
Amie- La peste?
Péha- Purpura?
Wï- Non, ce sont des pétéchies.
Péha- Pète et chie?
On en a eu pour le reste du voyage à tenter de "ploguer" pétéchie dans une phrase.

La fin de semaine dernière B. c'est mis à faire de la fièvre. Après 48 heures de Tempra, dont 24 à un caniculaire 40 degrés, on a décidé d'appeler la ligne Info-Santé afin de voir s'il y avait autre chose que souffler sur notre fils qu'on pouvait faire pour le refroidir un peu.

Gentille infirmière (sur le haut-parleur du téléphone)- Comment puis-je vous aider?
Péha- Mon fils de 11 mois fais 40 de fièvre depuis deux jours et je me demandais si on devrait pas aller consulter.
Gentille infirmière (toujours sur le haut-parleur du téléphone)-Est-ce qu'il fait ses dents?
Péha- Je pense pas, j'en vois pas d'autres.
Gentille infirmière (toujours sur le haut-parleur du téléphone)- Est-ce qu'il a d'autres signes, as-t-il les yeux globuleux? Des marques sur le corps? Des pétéchies? etc.

[Insérer ici un rire réprimé, et une sorte de soulagement, comme un morceau de casse-tête retrouvé derrière le sofa, de voir que dans le fond, dans la vie, toute est dans toute, et que même les choses les plus étranges finissent par trouver leur sens...]

Suite à cet appel, les parents étaient toujours inquiets mais trop heureux de voir que quelqu'un avait finalement utilisé ce mot à bon escient. 

Et puis, malgré la fièvre, Bobo a vaqué à ses occupations normales de la journée en conservant sa bonne humeur légendaire.

Papa est tout de même allé consulter un médecin, mardi, après 60 heures de fièvre, pour découvrir que la température corporelle de fiston était revenue à la normale à peu près au moment où ils ont franchi le seuil de la clinique, et que Bobo avait combattu son virus  au point où toutes traces du microbes avaient disparu... Énigme: est-ce que mon fils trouve de la force dans les pourtant lugubres salles d'attente de cliniques, ou s'il a vraiment peur de se faire prescrire un antibiotique aux bananes?

samedi 8 mars 2008

En cette journée internationale des femmes

Finalement, B. n'a peut-être pas le sens du timing tant que ça!

On vous avait annoncé les couleurs politiques de notre fils. Déjà dans notre chambre d'hôpital nous découvrions que ce petit être avait des idées bien à lui. Ce matin, c'est donc avec effroi que nous apprenions qu'il était aussi macho. Qu'avons-nous bien pu faire pour engendrer un enfant qui nous ressemble si peu?

Lors d'un changement de couches chez la famille Crevette:

Wï, chantonnant: Menton fourchu, bouche d'argent ...
B., gazouillant: Eylebôbebé!
Wï: ????
Péha: !!!!
Wï: Il vient tu de dire ce que je pense qu'il vient de dire?
Péha: J'pense que oui.
B., plus fort: Eylebôbebé!
Wï: C'est ben le bout' de la marde, se faire parler de même par son fils! Non mais, il pourrait pas m'appeler maman comme le font tout les autres bébés?

Alors... Bonnes Femmes, bonnes femmes!

lundi 3 mars 2008

Vocabulaire

B. enrichi de plus en plus son vocabulaire. Bien sûr, il nous parle encore et toujours de "Guy", mais il y a aussi un "Bob" qui vient parfois nous rendre visite. Il a retrouvé l'usage du son mmmmm et lorsqu'il est triste, fatigué ou grognon, il nous fait de jolis "mimi mimi mimi".
Mais ce matin, il nous a gratifié de deux nouveaux mots: ABBA et BAPE. On voit ici qu'il ratisse large!!!!

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